‹ Traité du paludismeChapitre 194 sur 291 · H. Ziemann, Centralbl, f. Bakter., 5 no · texte numérisé non relu

H. Ziemann, Centralbl, f. Bakter., 5 no

2. P. Manson, Hunterian Soc. The annual Oration, 1804, et Brit. med, Journ,, déc. 1804.

3. 11 est bon de préparer d*avance des lamelles porte-objet et couvre-objet bien propres qui sont enveloppées dans du papier de soie. Chaque paquet contient, par exemple, quatre lames porte-objet et deux lamelles couvre-objet, ce qui permet de faire deux préparations de sang frais, et deux préparations de sang desséché. Les préparations faites sont remises dans Tenveloppe sur laquelle on inscrit le numéro de la salle et du lit, le jour et Theure de la prise de sang. La visite terminée, si Ton est dans un hôpital, on procède à loisir à l'examen des différents échantillons de sang.

4. II. Vincent, Soc. de Biologie, 23 juin 1804. ~ Schoffnbr, Deuiseh, Areh. /. Min. med., 1800, t. LXIV. — R. Bugs, Deutsche med. Wochensehr., 1000, n* 28. — R. Ross, Lancet, 10 janvier 1003.

U. malariœ'y Tétude des rapports des éléments parasitaires avec les hématies présente un grand intérêt et, quand les hématies ont disparu, cette étude est naturellement impossible.

Je signalerai plus loin les causes d'erreur dans Texamcn du sang.

Lorsqu'on constate, dans le sang d'un malade, la présence de l'hématozoaire du paludisme, le diagnostic est fait; lorsque l'examen est négatif, on doit être plus réservé, surtout lorsqu'on n'a pas une grande habitude de l'examen du sang palustio. il ni*est arrivé souvent de trouver des parasites dans des préparations que des confrères avaient examinées sans y rien découvrir d'anormal.

On ne peut pas toujours attendre un accès de fièvre pour faire le diagnostic et, dans l'intervalle des paroxysmes fébriles, les hématozoaires disparaissent souvent de la grande circulation. D'autre part, l'examen histologique du sang n'est pas toujours possible, soit qu'on n'ait pas sous la main un microscope, soit que le temps fasse défaut. Quelle que soit l'importance de l'examen histologique du sang, il ne faut donc pas négliger les autres signes.

D'après Lo Monaco et L. Panichi« si l'on mélange une goutte de sang palustre à une goutte de sang normal, il se produit une agglomération des hématies; chez les palustres traités par la quinine, le pouvoir agglutinant diminue sans disparaître complètement'. Ce pouvoir agglutinant des hématies n'est pas spécifique; il est par conséquent impossible de baser un diagnostic de paludisme sur le signe indiqué par Lo Monaco et Panichi. Le sérum des malades anémiés et cachectiques quelle que soit la cause de la maladie agglutine, en général, les globules du sang humain normal '.

La provenance des malades, leur profession, leurs antécédents morbides, l'époque de l'année à laquelle on se trouve, fournissent des indications précieuses.

B. Provenance des malades, — Un médecin qui pratique en pays palustre, apprend vite à connaître les localités insalubres, celles

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