‹ Traité du paludismeChapitre 2 sur 291 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La première édition de cet ouvrage a été publiée en 1898. Depuis lors, Thypothèse que j'avais émise, dès 1884, sur le rôle des moustiques dans la propagation du paludisme a été vérifiée.

Il est aujourdhui démontré que Thématozoairedu paludisme accomplit plusieurs phases de son évolution dans le corps des moustiques du genre Anophèles et que les Anophèles qui se sont infectés en suçant le sang de sujets atteints de paludisme transmettent la maladie par leurs piqûres.

Cette découverte, si importante au point de vue de la prophylaxie, a entraîné des remaniements nombreux dans cette nouvelle édition.

Un chapitre a été consacré à Tétude de l'évolution de Hœmarnœba malariœ dans les Anophèles et ii l'exposé des notions élémentaires que le médecin doit posséder aujourd'hui sur Tanatomie, la biologie et la systématique des culicides.

Il est indispensable qu'un médecin sache distinguer un Anophèles d'un Culex à l'état adulte et à l'état de larve, qu'il connaisse les conditions de développement des moustiques et les mesures à prendre pour y mettre obstacle. L'étude des

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culiciiies s'impose d'autant plus que, en deiiors du paludisme, ces insectes propagent deux autres grandes endi^inies des pays chauds : la fièvre jaune et la filariose.

Le chapitre relatif ii la prophylaxie a dfl être remanié et considérablement augmenté. Beaucoup de mesures anciennes de prophylaxie, basées sur l'expérience des siècles, sont assurément excellentes, mais les notions nouvelles sur le rôle des Anophèles dans la |iropagalion du paludisme ont permis de coordonner ces mesures en montrant pourquoi elles étaient utiles; en même temps, de nouvelles mesures se sont imposées à l'attention.

D'empirique qu'elle -était, la prophylaxie du paludisme est devenue rationnelle. La nouvelle prophylaxie a donné déjà sur un grand nombre de points du globe, d'excellents résultats et l'on peut espérer que, grAce à elle, les zones d'endémicilé du paludisme se restreindront de plus en plus.

Dans la première édition de cet ouvrage, un chapitre avait été consacré à l'étude des hématozoaires endoglobulaires chez les animaux; depuis ISt^U. le nombre <le ces parasites n'a pas cessé de s'accrottre et si j'avais voulu compléter ce chapitre, j'aurais dfi lui donner un trop grand développement; je me suis borné l'i résumer, dans le chapitre IV relatif à //. mafarix, l'état de nos connaissances sur deux hémamihes des oiseaux, voisines de l'hématozoaire du paludisme, dont l'élude a été fort utile pour la solution des problèmes relatifs à l'évolution si compliquée de //. malaria; chez l'homme et chez, le moustique.

D'autres hémamihes, très voisines aussi de H îualuriss, ont été trouvées chez des Mammifères : singes, chauvessouris, écureuils. Quel que soit l'intérêt de ces parasites, j'ai cru devoir sacrifier leui' étude qui n'est pas indispensable à l'exposé de nos connaissances sur //. inalarise.

Il ne paraît pas douteux que le paludisme soit une niidadie particulière à l'iiomnie.

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