‹ Traité du paludismeChapitre 248 sur 291 · T 11 A ITEM EST · texte numérisé non relu

T 11 A ITEM EST

tement du paluiiisrae ' ; les résultats auraieat été favorabl^ï-.

Plusieurs observateurs ont publié îles faits conlîrmatifs île rt-u\ de Ëhrlich et Guttmann.

Boinet et Trintignan ont obtenu de bons résultats, dans le paludisme de date récente, en donnant chaque jour 0 gr. 60 à 1 gr. de bleu de méthylène-.

Bourdillon a cité quelques faits de guérison de fièvre intermittente à la suite de l'administration du bleu de méthylène'

Thayer a obtenu des succès, mais il constate que le bleu méthylène est moins actif que la quinine et qu'il n'y a pas r] tage h l'employer de préférence à la quinine'.

D'après Matienzo.le bleu de méthylène peut être emidoyécoranM*' un succédané de la quinine dans les fièvres intermittentes simples dans les formes graves, il Faut toujours recourir à la quinine'.

RCtlger, assistant du D' Quincke, a traité avec succès 1 cas dt fièvre intermittente par le bleu de méthylène ' (0 gr. 60 à 0 gr. 80 par Jour, en cachets de 0 gr. 10). La durée du traitement a varié de 8 à 33 jours. ~

Siguan a obtenu des résultats assez favorables, mais il codsI le bleu de méthylène comme moins efficace que la quinine

Cardamatis a employé le bleu de méthylène, en Grèce, tlans 240 cas de fièvres intermittentes ou do continues palustres. La dose ordinaire a été de 0 gr. 30 à 0 gr. 60 par jour chei l'adullf . e» i cachets. Dans 193 cas, sur 240, la Dèvre n'aurait pas reparu passé le 10° jour et, dans 221 cas, passé le 12' jour du traitement. Maiheur(>usement, Cardamatis dit avoir souvent associé la ()uiniiK' au bleu de méthylène, ce qui enlève beaucoup de valeur à sa statisliiruc'.

m/d., n juin I^^^H Th, John* Htf^^Ê !s \<at cl uni Jiifl

i palustres \iat cl uni

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C. Ferreira* et Moncorvo*ont employé le bleu de méthylène dans le traitement de la fièvre palustre chez les enfants.

Moncorvo a donné 0 gr. 15 à 0 gr. 20 de bleu de méthylène au début et jusqu'à 0 gr. 40 en 24 h., en 4 ou 5 prises. Il n'y a pas eu d'accidents. Le bleu de méthylène employé était chimiquement pur. Les résultats ont été satisfaisants.

Ivanov' et Wood* ont publié des faits favorables à l'emploi du bleu de méthylène dans le traitement du paludisme. Ivanov dit avoir essayé aussi, avec de bons résultats, un bleu d'aniline autre que le bleu de méthylène.

A côté de ces succès du bleu de méthylène, il faut enregistrer des insuccès.

G. Mya, qui a employé le bleu de méthylène en injections hypodermiques, a constaté que ces injections étaient assez douloureuses et que l'action sur l'évolution de la fièvre était peu marquée '.

Senator et Strasmann n'ont retiré aucun bon résultat du traitement de la fièvre palustre au moyen du bleu de méthylène ^

Bein a trouvé des hématozoaires dans le sang d'une malade qui prenait du bleu de méthylène depuis IS jours et qui, pendant 12 jours, avait pris ce médicament à la dose de 1 gr. \

Ziemann% van Campenhout et Dryepondt* n'ont pas constaté l'action attribuée au bleu de méthylène sur les fièvres palustres.

Pour ma part, j'ai prescrit plusieurs fois, sans succès, le bleu de méthylène à des malades atteints de fi(>vrc intermittente, et je me suis assuré qu'on n'arrivait pas à colorer par ce moyen les hématozoaires du paludisme dans les vaisseaux, non plus que les hématozoaires endoglobulaires des oiseaux; chez les oiseaux en expérience, le bleu de méthylène, injecté sous la peau à forte dose, finissait par colorer les noyaux d'un certain nombre d'hématies et la mort arrivait, avant qu'il fût possible de colorer les hématozoaires ^\

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