De là le titre du travail de Lamborn cité plus haut
2. BriL med. Journ., courte analyse m Janus du 15 février au 15 mars 1800, p. 10<i.
3. B. Galu-Valirio et Roghaz db Jonoh, Rech. sur les culicides, Rome, 1003. — D^Emmerez de Charmoy, Rapport sur la malaria et les moustiques à Ttle Maurice, 1002.
S4B l'ROl'HYLAXIi;
L'acide sulfureux produit pur la combustion du soufre tue |i rapidement les moustiques. Ce procédé n'est pas applicable à la destruclioD des moustiques dans les maisons, mais il rend de grands services pour la destruction de ces insectes à bord des navires venant de ports infectés de fièvre jaune ou ayant eu des matelots ou des passagers atteints de cette maladie; on sait que la fièvre jaune est propagée, comme le paludisme, par des culicides [Slegotiiyia fasciata). La désinfection opérée à l'aide de l'upitareil Clayton donne des résultats excellents. 'w^
Les fumigations à l'acide sulfureux peuvent être employ^^B aussi pour détruire les moustiques dans les citernes'. ^^
L'aldéhyde formique est beaucoup moins efficace*.
Les vapeurs de clilore tuent rapidement les moustiques, mai* elles sont très irritantes.
La fumée est souvent employée pour tuer ou pour éloigner les moustiques. Dans beaucoup de pays on enfume les habitations afin de se défendre contre les moustiques.
Dans certaines localités de la Vendée, dès que le soleil a disparu de l'horizon, on enfume les chambres à coucher en brûlant des fioHzas (fiente de vache desséchée); c'est ce qu'on appelle la chessaie: les moustiques sont désignés sous le nom de cAwssoits '.
Inutile d'ajouter que ce procédé est fort désagréable et qu'il entraîne des inconvénients sérieux : irritation delà muqueuse respiratoire et des conjonctives, etc.
On emploie, dans le midi de l'Europe, pour débarrasser de moustiques les chambres à coucher, des cônes à base de poudre de pyrèthre, souvent désignés sous le nom de fidibus. Un peu avant de se coucher, on ferme les fenêtres et on allume un de ces cOncs qui brûle en dégageant une fumée assez irritante. Il n'est jas agréable, dans les pays chauds, de fermer ainsi les fenêtres le soir et de respirer l'air imprégné de cette fumée. D'autre part, 1<^ moustiques ne sont pas tués & la suite de cette opération, ils ne sont qu'engourdis; au bout de quelques heures, ils se réveillent et piquent. ^fl
1. J, Cbopprb, Lb flËvre palustre de Jéruuleni el ■■ pTophyliuia, Journat of Hjfoctobre 1005.
2. J. KosinAU, Desînreclion ngainst tnosi|uitoe3 vt'ith rormoldeliyd and Kulptiur dioxid. Wnshinglon, WMO. — Loir, La lutte prntiquu contre la malaria. Pari*. (MO,
Celli et Casagrandi ont expérimenté différcnis produits pour la destruction des moustiques ailés'.
Le tableau suivant indique, pour chaque culicicide, les temps nécessaires pour obtenir la mort apparente et la mort réelle des moustiques.
Dans une chambre d*habitation, on ne peut pas employer des quantités de culicicides équivalant à celles employées dans ces expériences, de plus, l'air se renouvelle rapidement et les principes volatils disparaissent, on ne doit donc pas espérer d'obtenir, dans la pratique, des résultats aussi satisfaisants.
Effets produits par quelques culicicides.
CULICICIDES
Essence de térébenthine
Camphre
Ail
Naphtaline
Fumée de tabac
— de poudre de chrysanthèmes (fleurs choisies).
— de feuilles fraîches d'Eucalyptus
— de poudre de pyrèthre
— de feuilles sèches de menthe
— de cônes zanzaricides
Acide sulfureux