‹ Traité du paludismeChapitre 273 sur 291 · F. Stupart, cité par van Buren, loc. cit., p · texte numérisé non relu

F. Stupart, cité par van Buren, loc. cit., p

4. Les fièvres endémiques de l'Afrique et Tusage prophylactique de la quinine, cité par van Buren, loc. cit., p. 56.

5. 11 entrait dans cette liqueur 0 gr. 20 de sulfate de quinine sur une once de vin.

« Une autre fois encore, un officier et un matelot restèrent à Sierra-Leone une huitaine de jours pour attendre Tarrivée du navire de guerre sur lequel ils devaient s'embarquer. Ils négligèrent tous deux de prendre de la quinine; 10 jours après leur arrivée à bord, ils eurent la fièvre rémittente. »

On ne peut affirmer, ajoute Hayne, que la quinine prévient toujours la fièvre, mais, quand elle ne la prévient pas, elle en atténue du moins la gravité.

Les équipages des navires faisant le service entre New- York et Aspinwall (Panama) étaient fortement éprouvés par les fièvres palustres; sur la proposition du directeur de la Compagnie du chemin de fer de Panama, on fit distribuer aux équipages, au moment où Ton abordait à Aspinwall, et pendant la durée du séjour dans ce port, une préparation de vin de quinine sous le nom de bitter. Les résultats de cette mesure dépassèrent toutes les espérances*.

L'emploi préventif de la quinine fut aussi très utile aux employés de la Compagnie du chemin de fer de Panama.

G.-B. Wood admet comme démontrée l'action préventive de la quinine dans le paludisme ^

H.-W. de Saussure, de Charleston, a cité des exemples remarquables de l'efficacité de cette mesure prophylactique'.

Les explorateurs ont eu souvent recours à la quinine prise d'une manière préventive.

Dans sa relation d'un voyage en Afrique, Baikie s'exprime ainsi qu'il suit : « Le grand progrès moderne consiste dans la découverte de ce fait que non seulement la quinine guérit, mais qu'elle préserve réellement, et qu'en prenant ce précieux médicament dans les localités malsaines, on peut en sortir entièrement sain et sauf. On fera bien de l'administrer sous forme de vin de quinine, dont on devra boire un demi-verre le matin et un autre, s'il le faut, dans l'après-midi. L'expérience montre également que si la fièvre endémique s'empare d'une personne qui a employé la quinine comme prophylactique, cette personne échappera beaucoup plus facilement et sera beaucoup moins malade qu'une autre qui ne sera pas soumise à cette médication*. »

Page 1