Statistique méd. de l'armée franc, pour 189^, p
4. SÉZAHY, Hevue de thérapeutique médico-chirurgicale, 1892, Congrès de Besançon, pour ravancement des sciences, 1893, et Semaine médicale, 1893, p. 390.
sains, des familles entières en parfait état de santé, au milieu de voisins toujours malades, et non seulement les accès disparaissent, mais Tappétit augmente, les couleurs du visage, Tembonpoint reviennent, en un mot, c'est l'apparence de la santé la plus parfaite.
« Il est possible que, dans des pays plus chauds que TAlgérie, à des latitudes plus voisines de Téquateur, cette dose devienne insuffisante, mais dans le département d'Alger, partout et même au milieu des marais, la dose quotidienne de 0 gr. 20 au plus serait suffisante pour prévenir les accès de fièvre et conserver les apparences de la santé la plus parfaite ».
Cornebois, dans sa thèse S donne des observations recueillies en Algérie qui démontrent également Tefficacité de la quinine administrée d'une manière préventive, à la dose de 0 gr. 15 à 0 gr. 20 par jour.
Pendant l'expédition du Dahomey, Barthélémy a prescrit la quinine d'une façon préventive avec beaucoup de succès. Les cadres européens des troupes indigènes ont fait toute la campagne sans qu'un seul des sous-officiers, qui prenaient tous les jours 0 gr. 10 à 0 gr. 20 de sulfate de quinine, ait été atteint de fièvre palustre *.
Bertrand, médecin de la marine, recommande l'emploi de la quinine à titre préventif; Dubergé conclut dans le môme sens ^
Quennec, médecin de l*" classe des colonies, a employé à Majunga (Madagascar) le sulfate de quinine comme prophylactique de la fièvre palustre. Chaque homme prenait tous les deux jours 0 gr. 20 de sulfate de quinine en solution et, les jours de corvée, une deuxième distribution était faite le soir. Les cas de fièvre ont été nombreux, malgré l'emploi de la quinine, mais ils n'ont pas été graves et les troupes de la marine ont pu être employées, à Majunga, à des travaux de terrassement sans qu'on ait observé un seul cas de fièvre pernicieuse % chose très rare dans cette région.
Vincent et Burot, estiment que la quinine donnée préventivement à la dose de 0 gr. 30 par jour et, dans certains cas, à la dose de 0 gr. 50 à 0 gr. 75, rend de grands services. « Si la quinine préventive n'empêche pas d'une manière absolue les efîets
1. Cornebois, Contrib. à l'étude de la prophylaxie de la malaria par la quiniiKs Th. Montpellier, 1804.