‹ Traité du paludismeChapitre 45 sur 291 · ViNCMT el tluHOT, Aead. de méû.. 1 nvril ISOfl · texte numérisé non relu

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CAUSES ADJUVANTES 97

Duboué, je les ai vus dans la classe peu aisée ou misérable, et les quelques exemples que j*ai notés parmi les gens riches, s*expli quent presque toujours par des imprudences hygiéniques, des excès de chagrin ou de travail ou d'autres causes débilitantes, qu'il est inutile d'énumérer. » (De Timpaludisme, Paris, 1867.)

L'influence des causes débilitantes est manifeste dans les armées en campagne; ce sont les soldats les plus jeunes et ceux qui sont soumis aux plus grandes fatigues qui paient au paludisme le plus lourd tribut.

Dans l'armée française, l'infanterie de marine, composée d'hommes de vingt à vingt-trois ans, a été toujours beaucoup plus éprouvée, pendant les expéditions entreprises dans les pays chauds, que la légion étrangère composée d'hommes plus âgés.

D'après Rangé, pendant la campagne du Dahomey (1892), les rapatriements pour cause de maladie ont atteint les chiffres suivants* :

Légion étrangère 45 pour 400

Artillerie de marine. . . .• 51 —

Infanterie de marine 80 —

Le soldat moins bien nourri et soumis à plus de fatigues que l'officier est plus souvent atteint que lui et, chez le soldat, le paludisme aboutit plus vite et plus facilement à la cachexie que chez l'officier *.

La fatigue produit souvent des rechutes.

Catrin a cité des faits qui montrent bien l'influence de la fatigue, celui-ci entre autres : au mois d'août 1882, une compagnie du 127" de ligne, en garnison dans un poste de la Tunisie, qui n'avait que î) flévreux à la visite, fait une marche de 14 kilomètres; en moins d'une semaine, il y a 22 flévreux à la visite et 7 malades doivent être envoyés à l'hôpital ; une autre compagnie qui n'a pas quitté le camp n'a pas plus de malades qu'à l'ordinaire '.

Kohlbrugge a constaté que la flèvre débutait souvent à la suite d'une excursion dans la montagne et il rapporte qu'il se sert de ce moyen pour savoir si un malade est palustre ou non; si, à la suite d'une excursion en montagne, il ne se produit pas de fièvre on peut conclure, dit-il, presque à coup sûr à l'absence du paludisme.

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