I.*Tiii*ii. Traii* do Palndisme, î* èdii4r)n
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d'ailleurs une certaine analogie ; il diminue ou au^menle de rapi- (iilé, il s'arrèle parfois pour recommencer ensuite, sans que les comiitions physiques de la préparation se soient modifiées. A pre~ mi^re vue, on serait lente «le croire que les corpuscules pig'nientés sont animés d'un mouvement propre; il s'agit, en réalité, d'un mouvement communique par les flagelles que nous éludierons plus loin.
Les granules de pigment sont arrondis ou allongés, noirs ou d'un rouge sombre quand on les examine avec un bon éclairnge; ils s'agglomèrent, quand les éléments parasitaires se détruisent ou se IransformenI, el ils donnent naissance à de gros grains de pigment qui sont englobés par les leucocytes ou qui s'accurauli dans les organes, principalement dans la rate. A propos de tomie pathologique, j'aurai à revenir sur cette question.
Au milieu des grains de pigment, on dislingue souvent, dans les liémamibes examinées à l'état frais, un espace clair (li;r. 11. i, K, (i, 7), sans pigment, qui correspond au noyau, ainsi qu'il est facile (le s'en assurer sur les préparations de sang convenablement colorées. Après coloralion, le karyosome des hémaniibes apparaît avec une teinte violetle; il est souvent entouré d'une zone claire (fig. i*, 10, H, l't de la planclie). Le karyosome des grandes formes est plus difficile à colorer que celui des petites et il prend en général une teinte plus claire. Le protoplasme se colore en bleu.
Les liémamibes vivent aux dépens des hématies qui pâlissent de plus en plus, â mesure que les éléments parasitaires inctus augmentent de volume; il arrive un moment où rhématie devenue incolore ne se distingue plus qu'à son contour, qui linit lui-mtiiie par riisparailre.
Uans les préparations colorées {procédés de Homanowsky, de Giemsa, ou mon (irocédé), les hématies parasitées se colorent d'autant moins qu'elles sont plus altérées et on distingue souvent dans leur protoplasme des granulations teintées en violet; ces granulations sont indiquées dans les figures 15 à 24 delà planche
Ce pointillé des hématies parasitées* a été bien décrit par SchflfTner el G. Maurer qui ont fait de cette altération titi de» caractères des hémamibes de la tierce.
Des pointillés analogues s'observent dans d'autres maladies pro-
I. .^mrFMH. Ilrilni^- lur Ki'iiriliii^s drr Mnlaria, Ueatiea Archia f. klin. M«Jiriiie, t. LXIV. — a. MAttnKH, U'u- TU|iri'liinf[ der VVirlwIlc ûe* Tertiannparasiti-D. Cto- Iratbl./. RakUr., I. Oriiiin.. t. XXVIII. IIXM.
U. MALÂRLE 115
duisant des anémies graves; dans les piroplasmoses bovines, le pointillé des hématies est souvent remarquable.
Chez les malades atteints de quarte, les corps sphériques sont d'ordinaire plus petits que chez ceux qui sont atteints de tierce; les hémamibes sont animées de mouvements amiboïdes peu prononcés, de sorte qu'elles se présentent dans les préparations sous des formes plus régulières (fig. 28, 29 de la planche), enfin les hématies sont moins altérées par les parasites de la quarte que par ceux de la tierce*.
Arrivées à Télat adulte (gamètes), les hémamibes se distinguent en deux catégories dans les préparations colorées : corps sphériques dont le noyau est plus dense, plus régulier et dont le protoplasme se colore assez fortement, ce sont les formes femelles ou macrogamètes, et corps sphériques à noyau diffus, ro3é, et à protoplasme peu coloré, ce sont les éléments mâles ou microgamétocytes.
Beaucoup d'hémamibes n'arrivent pas à cet état de gamètes; elles se segmentent.
3** Corps segmentés, — Dans le sang frais recueilli au début des accès de fièvre, on distingue souvent des hémamibes qui ont un aspect bien particulier : les corpuscules de pigment tendent à se réunir en une seule masse et la périphérie des éléments parasitaires est dentelée (8, 9, fig. II), d'où les noms de corps en rosace ou en marguerite qui ont été employés pour désigner ces éléments.
On distingue parfois les petites hémamibes devenues libres autour du reliquat de pigment (10, fig. 11).
Après coloration, les différentes phases de la segmentation des hémamibes sont faciles à constater : le novau de Thémamibe s'allonge (fig. 17 de la planche) puis se divise en 2, 4, 8, 16 (fig. 18 à 26); j'ai compté jusqu'à 28 éléments provenant de la segmentation d'une hémamibe. La multiplication se fait par division directe des karvosomes.
Le pigment se rassemble et quand la segmentation est complète, il forme un ou deux amas irréguliers (fig. 2o, 26 de la planche).
Le protoplasme se divise en dernier lieu, on observe alors des dentelures à la périphérie des hémamibes. Les jeunes éléments
I. Billet a décrit une forme héino^réfrnriiiieniuMlo la quarU' dont l'oxisU'iu'»» no ino parait pas démontrée (A. Billet, Acad. des sciences, 10 juin lOOl et néunion hiohtji'iiie tle Marsi-iUe, 19 juin 1906).
lift ÊTIOLOaiK
provenant lie la seg^menlalioii deviennent indépendants (fig. 26) el enfin se dissocient (fig. 27).
Au moment où se proiluit la dissociation, les éléments ont une forme ovalaire ou en poire ; ils mesurent en moyenne 1 ^ de long. Après coloration, on distingue dans chacun de ces éléments un karyosome arrondi ou ovalaire.
Les premières phases de la segmentation s'accomplissent alors <{ue les liémamibes sont encore endo^lolmlaires. Les hématies s'altèrent de plus en plus, elles pâlissent el deviennent granuleuses, enfin elles disparaissent et les petits éléments devenus libres vont parasiter du nouvelles hématies.
D'après Golgi, le mode de segmentation serait différent dans la tierce et dans la ijuarte; nous reviendrons sur ce [loint.
Chez les malades qui n'ont que de petites hémamibi-s, il est rare de trouver, dans le sang de la grande circulation, des formes segmentées; il m'est arrivé cependant d'observer quidques-unea de ces formes dans le sang (obtenu par piqiire d'un doigl)d'uii malade d'Algérie atteint de fièvre pernicieuse. Tbiroux (op. cit.) a fait au Séni'gal une observation semblable. ïerburgh {o/i. cil.) a vu deux fois, dans le sang de la grande circulation, des formes segmentées des petites hémamibes. Si les formes segmentées sont rares dans le sang de la grande circulation, chez ces malades, on les rencontre au contraire en grand nombre presque toujours dans les capillaires des organes et en particulier dans la rate, le foie, les reins, le cerveau (V. Cil. IX, Anatomie pathologique du paludisme aigu).
La segmentation des hémamibes co'incide en général avec le début des accès de fièvre, on peut voir cependant des formes segmentées dans le sang de certains malades en dehors des accès. Le fait a été signalé pour la (juarle par Kunst, Kiewiet de Jongo et Terburgh.
4° Croissants. — Il s'agit d'éléments eylindriques, plus ou moins effilés à leurs extrémités et d'ordinaire incurvés, d'où leur nom; la substance de ces corps est transparente, incolore, sauf vers la partie moyenne où se trouve un amas de grains de pigment identiques â ceux des corj)S spbériijues (1 1 , 12, fig. 11.)
La longueur de ces éléments est en général un peu plus grande que le diamètre des hématies, soit de 8 à 9 ;j.; il est i» noter qu'oa— ne trouve jamais de croissants libres de petit volume, D) d'm volume supérieur à celui qui vient d'être indiqué; la largeur i de 2 ;i environ vers la partie moyenne.