‹ Traité du paludismeChapitre 73 sur 291 · IliG.NAMi, PolicUnico, 1890, n · texte numérisé non relu

IliG.NAMi, PolicUnico, 1890, n

3. A.-W. Eltino, Zeilschr.f. klin. Med., 1890, t. XXXVI, fnsc. 5 et 6.

seulement des corps en croissant et des corps ovalaires trois cas les résultats ont été négatifs.

Pour la tierce, la période d'incubation a varié de 32 heures à 7 jours; dans le cas où l'incubation a été de 1 jours, rinoculalion avait été faite sous la peau.

Pour la fièvre estivo-automnale, l'incubation a varié de 36 heures à T jours; moyenne : 4 jours 1/2.

D'après Elting, l'inoculation du sang contenant les parasites de la tierce peut produire une tierce, une quotidienne ou tine lièvre irrégulière et le sanff contenant des parasites de la lièvre estivoautomnale peut donner naissance à ces mêmes types. De plusieurs personnes inoculées avec du sang d'un malade atteint de fièvre estivo-automnale, la première peut avoir une c|uotidionne. la deuxième une tierce, la troisième une fièvre irrégulière et, dans les trois cas, on trouve les mômes parasites dans le sang.

Les parasites apparaissent souvent dans le sang avant toute élévation de température.

L'injection sous-cutanée de deux à trois gouttes de sanfr contenant les parasites de la fièvre estivo-automnale suffit A produire l'infection. Il est à noter que l'injection ïntra-velncuse dp sang ne contenant que des croissants et des corps ovalaires a donné des résultats négatifs.

On a réussi fréquemment, comme on voit, à reproduire chez l'individu inoculé une fièvre du même type que celle du malade qui avait fourni le sang, mais celle règle n'est pas absolue comme elle devrait l'être si les parasites de la tierce, de la quarte et des fièvj irrégulières appartenaient à des espèces différentes.

2° Essais d'inoculation tmx animaux. — L'observation la superficielle montre que la plupart des animaux peuvent vivre prospérer dans des localités que l'endémie palustre rend à peu près inhabitables à l'homme.

Les troupeaux paissent sans danger dans les plaines de la campagne romaine, et l'élevage du cheval donne d'excellents produits au milieu des marais Pontîna.

Dans les contrées marécageuses de la France, en Hollande, dans les poldf^rs de la Belgique, dans le delta du Rhin, les fièvres intermittentes enzooliques n'existent pas- L'élevage du porc, des lapins, de la volaille réussit trùs bien dans les endroits où le paludisme règne avec le plus d'intensité.

Le chien de chasse, qui fouille les marais les plus insalubres

H. MALARLE Ul

(jui s'abreuve aux mares les plus suspectes, brave impunément les fièvres dont son maître est si souvent victime.

Lorsque j'étais en Algérie, j'ai demandé souvent à des vétérinaires de m'envoyer des fragments du foie et de la rate des animaux qu'ils supposaient être morts de paludisme; j'ai fait l'examen hislologique des pièces anatomiques qui m'ont été remises, et je n'ai jamais constaté, dans les petits vaisseaux du foie ni de la rate, la présence des éléments pigmentés caractéristiques du paludisme.

La plupart des vétérinaires admettent que la fièvre intermittente vraie, d'origine palustre, n'existe pas chez les animaux*.

Sans doute, on a signalé des épizooties dans les pays palustres, mais il ne suffit pas de constater que des animaux ont été malades ou sont morts dans des localités palustres, il faut démontrer que les accidents se sont produits sous l'influence du paludisme.

La cachexie aqueuse ou pouirilure, qui fait souvent de grands ravages au milieu des troupeaux qui paissent dans les prairies basses et inondées, n'a rien à voir avec la cachexie palustre. Elle est produite, comme on sait, par la présence de distomes dans les voies biliaires "^

C'est à tort que la piroplasmose bovine et la piroplasmose équine sont parfois désignées sous les noms de malaria des Bovidés et des Equidés. Ces épizooties sont produites, comme le paludisme, par des hématozoaires endoglobulaires, mais ces parasites qui appartiennent au genre Piroplasma n'ont rien à voir avec Hœmamœba malariœ.

Dupuy et Pierre ont rapporté au paludisme une épizootie qui, au Soudan, donne lieu souvent à une énorme mortalité des chevaux '. Il s'agit vraisemblablement d'une des trypanosomiascs si communes dans cette région.

L'anémie grave consécutive à l'ankylostomiase qui, à Saint- Louis, atteint 75p. 100 des chiens errants* a été considérée à tort comme étant de nature palustre.

L'immunité naturelle des animaux pour le paludisme pouvait

1. Verheye.x, Art. FifcvRES intermittentes du Diction, de méd. véU^r. ilo Bouley rt Paynal.

2. Raynal, Art. Cachexie aqueuse du Diction, de méd. vétér. d«' I^oiley ol Raynal. — Vallin, Art. Marais du Diction, encyclop. des se. méd.

'A, Dlpcy, Mnlaria do» chevaux nlfrôrious en Séiiéfrainhie, Rec. (U: méd. vétér., I8S1), p. '2Xi. — Pierre. Ou paludisme chez U* cheval. Uapiiort de M. Cadiot, Fiec. île méd. vétér., :m mars 1890.

4. Thiroux et Teppaz, Sur rankyloslomiase du chien au Sénégal, Soc. de Biologie, |:j wlobre llMjO.

us ETIOLOGIE

faire prévoir les insuccès qui ont été signalés par tous les auteurs qui ont essayé d'inoculer la maladie aux animaux.

En 1883, â Constantine, j'ai fait, sans résultat, à des la|)ins ri à des pics des inoculations intra- veineuses de snn^ palustre.

E. Itichard a inoculé, sans résultat, à un singe, du sang palustre renfermant des hématozoaires.

Les singes vivent dans des vallées très insalubres et ne paraissent pas être sujets au paludisme.

Guarnieri a inoculé du sang palustre à des lapins et à des chiens, dans les veines ou dans le péritoine, les résultats ont été négatifs.

Celli et Sanfelice ont expérimenté sur un cheval, sur un mulet, sur des souris, des pigeons, des tourterelles, des cliouettes. etc., les inoculations de sang palustre n'ont été suivies d'aucun ciïet'.

Bein a tenté vainement l'inoculation du paludisme chez le lapin, le chien, la souris et le pigeon.

Angelini a injecté, sans résultat, du sang palustre dans les veines d'un Cynocepliahis sphinx; il a inoculé également sans succès deux pigeons domestiques et un chien '.

Di Matlei a inoculé du sang palustre à 16 pigeons, S chiens, € lapins, 6 cobayes, 2 chats, 1 loup, 1 singe; les résultats ont toujours été négatifs '.

Fischer et Bein ont fait, sans succès, des inoculations chez le singe.

H. Koch a essayé d'inoculer l'hématozoaire du paludisme à Aes singes et notamment â des orangs-outangs; aucun des singes mis en expérience ne s'est infecté'.

La fièvre récurrente, produite par les spirilles d'Obermeyer, est beaucoup plus grave chez les singes dératés que chez les singes normaux. Soulié, en s'appuyantsur ce fait, a supposé que la réceptivité du singe pour l'hématozoaire du paludisme pourrait être modifiée par l'ablation de la rate, comme elle l'est pour le S/>. 01htmeijeri. Deux singes ont été dératés, et quand ils ont été guéris de l'opération, Soulié leur a injecté dans les veines et sous la peau du sang palustre riche en hématozoaires. Dans les deux cas 1m résultats ont été négatifs '.

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