‹ Traité du paludismeChapitre 78 sur 291 · I.ll. KocK. ZeitKhi:/. Hyg · texte numérisé non relu

I.ll. KocK. ZeitKhi:/. Hyg

Iljgitne. IWt.

2 A. UtVRHAN Cl LiH»T, Aeod. dtM Sdeiieet, 30

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lions spéciales des foyers du paludisme ; les pigeons élevés dans «les villes salubres se sont montrés infectés dans la même proportion que des pigeons provenant des localités palustres; les pigeons pris dans des localités salubres et transportés dans des localités palustres ne s^infectent pas dans une proportion plus forte que ceux qui ont été laissés dans la localité salubre.

On n'a pas réussi à inoculer les hématozoaires du paludisme aux oiseaux.

En 1883, j*ai inoculé sans succès du sang palustre à des pies; en 1889, j'ai repris ces expériences sur des geais (inoculations intra- veineuses) ; les résultats ont toujours été négatifs.

Celli et Sanfelice ont injecté, sans succès, du sang palustre à différents oiseaux : tourterelles, pigeons, etc.

Di Mattei a inoculé 16 pigeons avec du sang palustre, 5 fois par la voie hypodermique, 7 fois par la voie intra-veineuse, 4 fois par la voie abdominale, les résultats ont toujours été négatifs.

La maladie parasitaire des oiseaux n*est pas non plus inoculable à Thomme.

Di Mattei a injecté à 4 individus du sang de pigeon infecté. Dans trois cas Tinjection a été faite dans le tissu conjonctif sous-cutané (1 cm' à 1 cm' 1 /2 de sang de pigeon, délîbriné ou non défibriné), les résultats ont été négatifs. Dans le quatrième cas, Tinjection du sang de pigeon, riche en hématozoaires, a été faite chez Thomme par la voie intra-veineuse; au bout de 12 h. on ne trouvait plus trace des hématozoaires dans le sang; cette expérience ne donna lieu à aucun accident chez le sujet qui s'y était prêté.

Enfin la quinine, si efOcace dans le paludisme, n'a pas d'action spécifique sur les hématozoaires des oiseaux (Di Mattei).

Il faut bien savoir, quand on fait des expériences de cette nature, qu'indépendamment de tout traitement on peut observer, chez les oiseaux, des variations très grandes dans le nombre des hématozoaires.

V. Technique pour l'étude de H. malariae, — Lorsqu'on se propose d'étudier le parasite du paludisme, il importe d'abord de se placer dans de bonnes conditions au point de vue du choix des malades. Les parasites font le plus souvent défaut dans le sang des palustres qui n'ont pas eu d'accès depuis quelque temps, ou qui viennent d'être soumis à la médication quinique; on choisira donc un malade qui a la fièvre et qui n'a pas pris récemment de quinine*

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ÊTIOLOGIE

Le procédé le plus simple eonsisl« à examiner le saog obtenD p<ii' la pitjùre du doigt.

Councilnian et Golgi, qui ont fait l'exameQ du sang de la rate cbez un certain nomlirc de malades, ont constaté que le sang recueilli de cette façon renfermait des éléments parasitaires en plus grand nombre que le sang pris au doigt, mais la ponction de la rate est une opération délicate et douloureuse qui ne me para» pas devoir entrer dans la pratique '.

1° Examen du sang frais. — La préparation est faite par le procédé ordinaire; il importe de se servir de lames et de lamelles di' verre bien planes et très propres qui, par suite de la loi d'adhésion, s'appliquent l'une contre l'autre d'une manière parfaite.

Pour les examens ordinaires, il n'est pas nécessaire de bonler à la paraffine; le sang qui se coagule sur les bords de la préparation, au contact de l'air, fait lui-même obturation; il reste liquide au centre pendant un temps variable, mais qui dépasse toujours plusieurs beures. Lorsqu'on veut faire l'examen du sang avec de forts grossissements ou qu'on se propose d'étudier les mouvements des éléments parasitaires, il est bon de border à la parafline, aQo de supprimer les mouvements que l'évaporation imprime aux hématies.

Si on lave le doigt du malade, il faut avoir soin de le sécher complètement avant de faire la piqûre. Pour peu que la peau soit humide, le sang s'étale, se mélange â l'eau et les hématies se déforment; au contraire, lorsque la peau est très sèche, le sang forme une goutte bien limitée, saillante, «{u'il est facile de recueillir en mettant en contact avec elle une lame portt-'-objcl, et dans laquelle les hématies ne se déforment pas, si l'on ojiére assez vite.

On peut aussi faire la piqûre au lobule de l'oreille.

J'examine ordinairement le sang pur, sans adjonction d'aut liquide.

Pour l'étude des flagelles, il y a avantage à mélanger le sang avec partie égale environ d'eau physiologique. La sortie de? tlagelles a lieu plus rapidement ijue dans le sang |iur et les mouvements persistent plus longtemps, ce qui est une condition favo-

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rable pour observer la fécondation des éléments femelles par les flagelles ^

La recherche des parasites est difficile quand les hématies adhèrent entre elles, et se présentent par la tranche; dans ces conditions, la plupart des hémamibes sont invisibles. Si la préparation est suffisamment mince, les hématies ne tardent pas à se mettre à plat, ce qui facilite beaucoup la recherche.

Les parasites sont souvent peu nombreux dans le sang, aussi Tobservateur cpii entreprend de les rechercher doit-il s'armer de patience et faire, à plusieurs reprises, Texamen du sang frais et du sang coloré avant de déclarer que cet examen est négatif.

Je me sers d'ordinaire, pour Texamen du sang, de l'objectif n^ 7 de Verick et de loculaire n" 1 .

L'examen du sang frais, non coloré, doit être fait à la lumière naturelle, la lumière artificielle et l'éclairage Abbé rendent les éléments parasitaires trop transparents.

Les éléments parasitaires étant d'ordinaire pigmentés, les grains noirs de pigment fournissent d'utiles points de repère, mais il peut arriver que le sang ne contienne que de petits éléments non pigmentés.

En ajoutant au sang une goutte d'eau, on détruit les hématies sans altérer, au moins pendant quelque temps, les corps en croissant que Ton peut déceler rapidement par ce moyen.

C'est dans le sang pur et frais, au milieu des hématies, qu'on étudie le mieux les parasites du paludisme; si la présence des hématies est parfois gênante, souvent aussi elle facilite l'observation, notamment en ce qui concerne les flagelles, si transparents qu'on a de la peine à les voir ; les mouvements variés que ces éléments impriment aux hématies contribuent à déceler leur présence et rendent leurs mouvements propres manifestes.

Les mouvements des grains de pigment dans les hémamibes et les déformations amiboïdes de ces dernières ne peuvent être étudiés, naturellement, que dans le sang pur et frais.

On peut suivre, en outre, dans les préparations de sang frais, au moyen d'une observation prolongée des mêmes éléments, quelques-unes des transformations qu'ils subissent.

La platine chauffante (37 à dS"") est utile pour l'observation des mouvements amiboïdes, mais elle n'est pas indispensable; toutes

t. A. Laveran, Soc. de Biologie, 15 février 1U02.

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mes observations, en Algérie, ont cté faites d la temji^mlurê^ laboratoire.

L'examen du sang en goutte pendante est intéressant; il permet de bien observer les mouvements des Da^clles; il faut avoir soin d'étaler la goutte de sang, les éléments parasitaires ne sont visibles en effet qu'autant que la préparation est tr^s mince.

"i,' Examen du sang desséché. Procédés de coloration des bémiluzoaires. — La dessict^tion rapide du sang est un excellent moyen de conservation du sang et des éléments parasitaires qu'il contient.

Pour obtenir de bonnes préparations, il faut se mettre à l'abri de toutes les causes d'altération des hématies; on opérera vite pour éviter l'action de l'air, oo veillera à ce que la dessiccation se fasse rapidement; si l'on chaulTe, on aura soin de ne pas porter le sang à ta température de 57° avant d'uvoir obtenu une dessiccation complète.

On emploiera des lames porte-objet très propres, nettoyées à l'eau et à l'acide chlorhydrique d'abord, puis à l'alcool; quand les lames sont souillées par des corps gras et des poussières, le sang s'étale mal et les poussières gènentl'examen.

Un procédé commode, consiste â étaler le sang sur les lames porte-objet avec une carte de visite; la goutte de sang est étendue d'abonl de manière à former une ligne perpendiculaire au grand axe de la lame, puis étalée avec le bord de la carte qu'il ne faut pas faire glisser trop rapidement. 11 est bon d'imprimer à la carte quelques mouvements de latéralité.

La goutte de sang qu'on étale doit être assez petite pour que la totalité du sang soit étalée; les hématies parasitées sont entraînées pendant le frottis; elles sont plus nombreuses dans la derni£-re partie; si donc le sang est abondant et qu'on doive rejeter le surplus, on risque de perdre la partie plus intéressante'.

Il ne faut faire qu'un frottis avec le mémo bord d'une carte; le sang se coagule rapidement et les débris de fibrine sont nombreux et gênants dans les préparations, quand on ne prend pas cette précaution.

Les frottis de sang se conservent longtemps et ils peuvent être facilement expédiés au loin; on enveloppe les lames dans du papier (in sur lequel on inscrit le nom du malade ou ses uuméros

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lie et de lit à l'hûpital et la date de la prise de sang. Le s

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