‹ Traité du paludismeChapitre 80 sur 291 · I. Marchoux, Ann. Inst. Pasteur, 1897, p · texte numérisé non relu

I. Marchoux, Ann. Inst. Pasteur, 1897, p

1S8 ETIOLOOIE

Ae : sulutioa aqueuse saturée île bleu de méthylèae, deux TolumM; solution aqueuse d'éûsiiie à I p. 100, cinq volumes. Ce mélange doit être préparé fraîchement; on y laisse les lamelles peudant une heure au moins.

Différents observateurs ont préconisé des modifications de ce procédé qui est d'une application difficile; le priucipe est toujours de faire agir, sur les hématozoaires, les solutions d'éosine et de bleu de méthylène à doses déterminées.

Le procédé qui suit m'a donné de très bons résultats '.

Les réactifs suivants doivent être préparés à lavante.

1" Bleu de méthylène Ji l'oxyde d'arfîent ou bleu liorref. Dans ime fiole île 150 centimètres cubes environ on met quelques cristaux d'azotate d'argent et oO à 60 centimètres cubes d'eau distillée; quand les irislaux sont dissous, on remplit la fiole avec une solution de soude et on agite; il se forme un précipité noir d'oxyde d'argent qui est lavé à plusieurs reprises à l'eau distillée. Un verse alors, sur l'oxyde d'argent, une solution aqueuse saturée de bleu de méthylène préparée avec du bleu de mélliylène médicinal de IfAchU; on laisse en contact pendant trois semaines au moins, en agitant â plusieurs reprises.

2° Solution aqueuse d'éosine à 1 p. 1000{éosinc sotuble dans l'eau de Hiichst).

3" Solution de tannin à 5 p. 100.

Il est bon de mettre, dans les fioles qui contiennent les solutions d'éosine et de tannin, de petits morceaux de camphre, afin d'empêcher la production des moisissures.

Pour colorer une préparation de sang, on procède comme il suit ;

On prépare, au moment de s'en sero(V, le mélange colorant d'après la formule suivante :

Solution déosineà I p. 100() 4 ceiilim^tros eiilies.

Eau distillée 6 —

RIeu Borre! i —

On se sert, pour préparer ce mélange, d'une petite éprouvetle graduée; les solutions d'éosine et de bleu de méthylène sont liltrées séparément au moment où l'on fait le mélange: on agite avec udp baguette de verre et l'on verse le liquide coloraiU dans une boite

I. A. Laverak, Soe. de Biologie, 15 nvrit I8V« el 11 juin 1D0(J.

H. MALARIiE 159

de Pétrie On plonge les lames porte-objet dans le mélange colorant, en ayant soin de placer la surface recouverte de sang de manière qu'elle baigne dans la partie supérieure du liquide, sans que le précipité qui se forme toujours plus ou moins rapidement vienne s'accumuler à sa surface ; une petite cale de verre qui soutient une des extrémités des lames suffit à cet effet.

Si le sang a été recueilli récemment, la coloration est suffisante au bout de 5 à 10 minutes. La préparation est lavée à grande eau, puis soumise à Faction de la solution de tannin pendant une minute environ; on lave de nouveau à Teau distillée et on sèche.

Les hématies doivent être colorées en rose et les noyaux des leucocytes en violet foncé. Le protoplasme des hématozoaires se colore en bleu pâle, la chromatine en violet ou en rouge violacé.

La solution de bleu Borrel doit être renouvelée lorsqu'elle donne rapidement un abondant précipité après son mélange à la solution dVosine.

Leishman et Giemsa ont eu Texcellente idée de recueillir le pré. cipité qui se forme lorsqu'on mélange en proportions convenables une solution aqueuse d'éosine à une solution aqueuse de bleu de méthylène et de redissoudre ce précipité. Leishman a fait une solution de cette poudre dans l'alcool méthylique pur (solution à 0,45 p. 100). Giemsa s'est servi, comme dissolvant, d'un mélange à parties égales de glycérine et d'alcool méthylique ^

La solution de Giemsa que l'on trouve dans le commerce est d'un emploi très commode; elle a le grand avantage de se conserver très longtemps sans s'altérer.

inutilisé cette solution de la manière suivante, pour la coloration des hématozoaires.

Dans une petite éprouvette graduée je mets 12 centimètres cubes d*eau distillée et 1 centimètre cube de la solution de Giemsa, j'agite et je verse dans le cristallisoir à colorations; je place alors les lamelles à colorer dans le cristallisoir en ayant soin bien entendu que le côté couvert de sang soit en contact avec le liquide colorant; au bout de 10 à 15 minutes, la coloration est en général suffisante, je lave à grande eau et je sèche.

t. Ou rniiMix dans une petite holte pour colorations <{uc nous avons fait construire M. Mesnil et moi chez Leune.

2. Leishman. Brit. med. JournaU 16 mars et 27 sept. 1001. — A. Laveran. Sor. de Biolotjie, 7 mars IÎK)3. — Leishman, Journal B. army med. corps, juin lOOi et Journal of Hygiène, juillet I90i. — Giemsa* Centralhl. f. Bakter., h Originale, t. XXXVII, |i. MÀ et >4rin. Insl. PasUar, 25 mai 1905.

460 ÉTIOLOGIE

Les préparations colorées par mon procédé ou par le procédé de Giemsa se décolorent à la longue, quand on les monte dans le baurae du Canada ou dans Thuile de cèdre, il vaut donc mieux les couserver à sec.

La coloration des karyosomos de H, Danilewskyiy des karyosoraes des croissants du sang palustre et celle des flagelles de H. malaria: et des autres hémamibes est particulièrement difficile. Il est indiqué de faire agir plus longtemps le bain colorant et d'opérer à chaud. J*ai obtenu de très bons résultats, par mon procédé, en laissant les préparations pendant 15 minutes dans le bain colorant que je mettais à Tétuve à paraffine.

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