‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 106 sur 283 · JOURS DELA MALADIE · texte numérisé non relu

JOURS DELA MALADIE

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*.g. XXX. - Accès ,1. fièvre ayant duré 36 h. Le sulfate do quinine a été donné à la dose Fi„ vvvt r-. 1 >'r- °°.Pcndant dcux jours, pu, s à la doso do 0 gr. 60. *ig. XXXI. - F.evro intorm.ttonto avec accès subintrants. Les accès observés les troisième et quatrième jours so sont confondus on un seul. Dig. XXXII. - Fièvre intermittente avec accès subintrants.

plupart des auteurs, présentent cependant un grand intérêt, ils expliquent les accès subintrants, et ils permettent de corn-

prendre pourquoi certaines fièvres intermittentes semblent tout à coup devenir continues pour reprendre ensuite le type intermittent.

Les tracés XXXI et XXXII se rapportent à des malades atteints de fièvre intermittente quotidienne bien caractérisée, chez lesquels des accès ont anticipé les uns sur les autres, de telle sorte que, dans l'intervalle des paroxysmes, la température, au lieu de s'abaisser au chiffre normal ou au-dessous, comme c'est la règle, est restée fébrile.

F. Poids. Souffles cardiaques inorganiques. Souffles vasculaires. — Dans les accès réguliers, le pouls s'accélère en même temps que la température monte, mais la fréquence du pouls n'est pas toujours en rapport avec l'élévation de la température.

A la fin des accès, le pouls se ralentit souvent, en même temps que la température tombe au-dessous de la normale, parfois on ne trouve plus à ce moment que 48 à 52 pulsations par minute.

Lorain a étudié, à l'aide du sphygmographe, le* variations du pouls pendant les accès.

« On juge très bien du stade par les tracés du pouls, dit Lorain {op. cit., p. 15); il est petit et tremblé dans le stade du frisson, plus ample sans exagération dans le stade de chaleur, encore plus ample dans le stade de sueur. »

On observe souvent des souffles anémiques à la base du cœur et dans les vaisseaux du cou, je n'ai pas à insister sur les caractères de ces souffles.

Rauzier a constaté, chez des malades atteints de fièvre intermittente, l'existence d'un souffle cardiaque coïncidant avec le premier bruit et ayant son maximum au voisinage de la pointe; ce souffle ne se prolongeait pas dans les vaisseaux du cou et il s'accompagnait quelquefois d'un dédoublement du deuxième bruit à la base '. D'après Rauzier, il s'agirait d'une insuffisance mitrale fonctionnelle.

Ascoli a cité un cas qui se rapproche des faits observes par Rauzier.

J'ai souvent cherché en vain le souffle décrit par Rauzier, je crois pouvoir dire, tout au moins, qu'il se rencontre rarement.

Quadri a étudié l'état de la pression artérielle chez 10 malades atteints de différentes formes du paludisme, les unes légères, les

I. Rauzieh, De certaines localisations cardiaques de l'impaludisme aigu, tteoue <fe médecine, 1890.

FIÈVRES INTERMITTENTES

autres graves; il a constaté, dans tous les cas, une hypotension dont le degré était variable1.

G. Éruptions, herpès, urticaire, etc. — On observe fréquemment de l'herpès à la suite des accès de fièvre intermittente; en général, l'éruption, très limitée, siège à la face : lèvres, joues, ailes du nez, quelquefois aux oreilles ou sur les muqueuses.

Chez un malade atteint de fièvre intermittente, j'ai observé une éruption d'herpès qui occupait les lèvres, les ailes du nez et toute la muqueuse de la voûte palatine; la muqueuse était douloureuse, rouge, et sur ce fond rouge on distinguait les vésicules d'herpès sous forme de petites taches blanches, légèrement saillantes, bien séparées les unes des autres.

Après l'herpès, l'éruption la plus commune dans la fièvre intermittente est, sans contredit, l'urticaire2.

Chez certains malades, chaque accès s'accompagne d'une éruption ortiée plus ou moins abondante qui disparaît avec l'accès; Zeissl a observé une série de 14 accès de fièvre tierce accompagnés de papules ortiées grosses comme des œufs de pigeon 3.

Plusieurs malades chez lesquels j'ai noté l'urticaire, m'ont dit qu'avant d'avoir les fièvres et même avant de venir en Algérie, ils avaient eu une ou plusieurs poussées d'urticaire, il existait donc dans ces cas une prédisposition qui, du reste, n'est pas nécessaire. L'urticaire palustre peut se présenter sans accès fébriles (Y. Formes larvées), mais le fait est très rare.

P. Moscato, A. Billet et Vaccari ont publié des observations d'éruptions rubéoliformes ou scarlatiniformes accompagnant les accès palustres, affectant la même intermittence que ces derniers et cédant comme eux à l'emploi de la quinine*.

Miron a observé à Bucarest une éruption généralisée de purpura chez une petite fille de trois ans et demi atteinte de fièvre palustre B.

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