V1 INTRODUCTION
culicides s'impose d'autant plus que, en dehors du paludisme, ces insectes propagent deux autres grandes endémies des pays chauds : la fièvre jaune et la fîlariose.
Le chapitre relatif à la prophylaxie a dû être remanié et considérablement augmenté. Beaucoup de mesures anciennes de prophylaxie, basées sur l'expérience des siècles, sont assurément excellentes, mais les notions nouvelles sur le rôle des Anophèles dans la propagation du paludisme ont permis de coordonner ces mesures en montrant pourquoi elles étaient utiles; en môme temps, de nouvelles mesures se sont imposées à l'attention.
D'empirique qu'elle était, la prophylaxie du paludisme est devenue rationnelle. La nouvelle prophylaxie a donné déjà sur un grand nombre de points du globe, d'excellents résultats et l'on peut espérer que, grâce à elle, les zones d'endémicité du paludisme se restreindront de plus en plus.
Dans la première édition de cet ouvrage, un chapitre avait été consacré à l'étude des hématozoaires endoglobulaires chez les animaux; depuis 1898, le nombre de ces parasites n'a pas cessé de s'accroître et si j'avais voulu compléter ce chapitre, j'aurais dû lui donner un trop grand développement; je me suis borné à résumer, dans le chapitre IV relatif à H. malavisé^ l'état de nos connaissances sur deux hémamibes des oiseaux, voisines de l'hématozoaire du paludisme, dont l'étude a été fort utile pour la solution des problèmes relatifs à l'évolution si compliquée de H. malavisé chez l'homme et chez le moustique.
D'autres hémamibes, très voisines aussi de H malarise^ ont été. trouvées chez des Mammifères : singes, chauvessouris, écureuils. Quel que soit l'intérêt de ces parasites, j'ai cru devoir sacrifier leur étude qui n'est pas indispensable à l'exposé de nos connaissances sur H. malavise.
Il ne paraît pas douteux que le paludisme soit une maladie particulière à l'homme.