‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 37 sur 283 · Nieuwenhuis, L'impaludismc ù Bornéo, Janus · texte numérisé non relu

Nieuwenhuis, L'impaludismc ù Bornéo, Janus

3. M. Koch. Deuxièi I troisième rapports de l'expédition allemaade pour l'étude

du paludisme, Deutsche med. Wochenschr., 1900.

ÉTIOLOGIE

trouvé souvent l'hématozoaire du paludisme chez les curants au-dessous de cinq ans, dans les localités palustres.

Stephens et Christophers, sur la Côte de l'Or et aux Indes, oui vérifié l'existence commune des hématozoaires du paludisme chez les enfants indigènes1. Dans un village près d'Accra, sur 41 enfants examinés, 25 sont infectés; dans une maison, sur 7 enfants, 4 sont infectés. Dans un autre village, sur 16 enfants examinés, 11 sont infectés, dont 8 avec des formes en croissant. Dans un cantonnement militaire, sur 25 enfants examinés au hasard, 17 sont infectés dont 6 avec des formes en croissant..

L'infection est d'autant plus commune que les enfants sont plus jeunes; dans le premier village mentionné plus haut, l'infection a été constatée chez 90 p. 100 des enfants au-dessous de deux ans, chez 57 p. 100 des enfants de deux à huit ans; chez 28 p. 100 des enfants de huit à douze ans; au-dessus de douze ans, l'infection était rare.

A Calcutta, Stephens et Christophers n'ont pas trouvé d'enfants infectés, tandis qu'au pied de l'Himalaya, dans certains villages très insalubres, le nombre des enfants infectés s'élevait de 40 à 72 p. 100 2.

Aux Indes également, James a vu que, dans certaines localités insalubres, 75 p. 100 des enfants au-dessous de dix ans avaient des parasites du paludisme dans le sang. Les enfants infectés ont, dit James, la rate hypertrophiée et ils présentent souvent de la fièvre le soir3.

Ziemann a constaté la fréquence du paludisme chez les enfants nègres du Cameroun (Ouest africain). Enfants de un à cinq ans infectés dans la proportion de 37 p. 100; enfants de cinq à dix ans, dans la proportion de 18 p. 100; enfants de dix à seize ans, dans la proportion de 21 p. 100'.

Steuber a l'ait les mêmes constatations dans l'Est africain allemand. Les enfants nègres, dit-il, souffrent presque tous de la fièvre. La rate est généralement augmentée de volume A rabora, f hypersplénie a été trouvée chez 75 p. 100 des négrillons1'.

I. Stephens et Christophers, Royal Soc, Furtlur Rcp. lo the mal. Comm., London.

T Stephens et Christophers, Royal Soc. Report lo the mal Comm., Undon, oct. iOOi. t. James, Malaria in India, Scienlif. mem. by officers of the mcd. and sanUary Dep. oj

the (iov. of India, 1902.

4. II. Ziemann, Deutsche med, Wochenschr., 1900, û» 47 et ,48.

5. Steuuer, Arch.f. Schiffs und Tropen llyyicne, 1903, 1. Ml. p. 07,

CAUSES ADJUVANTES KM

Daniels a constaté, dans l'Afrique centrale, que la rate était souvent hypertrophiée chez les enfants indigènes (66 fois sur 191 enfants de deux ans ou au-dessous) '.

En Indo-Chine, Brengues a trouvé souvent l'hématozoaire du paludisme chez les enfants indigènes 2.

A Aïn-Mokra (Algérie) Billet et Carpanetti ont trouvé des hémamihes chez 60 p. 100 des enfants (op. cit.).

2° Paludisme congénital. — J. Frank, Stokes, Beil, Boudin, Jacqnemier, Hawelka, Bouchut, Playfair, Griesinger, Leroux ont admis que le paludisme pouvait être transmis par la mère au fœtus.

Les faits de Sue et de Hawelka cités par Bouchut3, ceux de Duchek cités par Griesinger \ ceux de Bohn et de Bureau cités par Leroux", paraissent démontrer en effet que le paludisme peut exister chez le nouveau-né lorsque la mère en est atteinte.

« Playfair rapporte l'observation d'une femme qui, pendant sa première grossesse, était atteinte tous les quinze jours d'accès répétés de fièvre intermittente; l'enfant, à la naissance, présentait une rate tellement hypertrophiée que son extrémité inférieure atteignait l'ombilic; l'enfant n'eut point de fièvre jusqu'à l'âge de deux ans, mais il était pâle et maladif. Duchek a observé un cas tout à fait semblable ; l'enfant, mort peu de temps après la naissance, présentait une tumeur splénique pigmentée et du pigment dans le sang de la veine porte. » (Griesinger.)

Il résulte également des observations de Chiarleoni que le germe du paludisme peut atteindre le fœtus et qu'il le tue souvent quand la mère n'est pas soumise à la médication quinique. Les enfants nés à terme de femmes qui ont souffert pendant la grossesse d'accès de fièvre palustre, mais qui ont été traitées par la quinine, présenteraient au contraire, le plus souvent, un développement normal et les attributs d'une bonne santé6.

Jules Simon a vu des enfants nés à Paris de parents brésiliens, autrefois sujets à la fièvre intermittente, présenter, dès les pre-

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