Lémure, Am. d'hyg. publ. et de méd. lég., janv
4. I.im.. Essai sur 1rs raakd. des Européens dans les pays chauds. Traduct. fr., 1 /8u, t. I, p. 225 et 253.
5. Pringle, Ohserv. sur les maladies des armées, Trad. Ir. Encyclopédie des se. méd., p. .J3.
mois au mouillage de Majunga, à 300 m. à peine du rivage, et les équipages n'ont pas souffert des fièvres, la morbidité était la môme que sur les cotes de France; il n'y avait d'exception que pour les hommes envoyés dans la rivière et obligés de coucher à terre
Le mouillage ne doit pas se faire trop près de la terre pour que les équipages soient préservés de la fièvre. Les marins qui passent la nuit sur un navire à l'intérieur du port de Tandjong Priok (Batavia) contractent presque certainement la fièvre, tandis que les équipages des navires ancrés dans l'avant-port restent indemnes2.
Ces données sont bien en rapport avec celles que nous possédons d'autre part sur l'étendue du vol des Anophèles.
On a cité des exemples de petites épidémies de paludisme sur des navires en pleine mer. Il s'agit toujours de navires qui avaient touché des côtes insalubres et il a été démontré, pour quelquesuns de ces cas, qu'il y avait à bord des individus atteints de paludisme et que les moustiques avaient envahi le navire3.
Fonssagrives a admis que des marais fébrigènes pouvaient se former dans la cale des navires mal tenus1. 11 y a bien de l'eau stagnante dans la cale de la plupart des navires mais cette eau, à la surface de laquelle surnagent d'ordinaire des matières grasses (surtout sur les vapeurs), ne parait pas propre à l'éclosion des larves de moustiques. Pendant les escales, les moustiques peuvent très bien s'introduire k bord, ils sont souvent transportés avec les chargements de foin, de roseaux, de bananes, etc.
5° Causes débilitâmes, fatigues, etc. — Toutes les causes déprimantes, débilitantes : fatigues, excès de toute sorte, anémie résultant de privations ou de maladies antérieures, etc., prédisposent au paludisme.
Maillot et Duboué font remarquer que le paludisme s'observe beaucoup plus souvent chez les pauvres que chez les riches. « huit dixièmes des cas d'impaludisme que j'ai observes,
Les écrit