‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 67 sur 283 · II. MALARI.E · texte numérisé non relu

II. MALARI.E

de Pétri1. On plonge les lames porte-objet dans le mélange colorant, en ayant soin de placer la surface recouverte de sang de manière qu'elle baigne dans la partie supérieure du liquide, sans que le précipité qui se forme toujours plus ou moins rapidement vienne s'accumuler à sa surface ; une petite cale de verre qui soutient une des extrémités des lames suffit à cet effet.

Si le san°- a été recueilli récemment, la coloration est suffisante au bout de 5 à 10 minutes. La préparation est lavée à grande eau, puis soumise à Faction de la solution de tannin pendant une minute environ; on lave de nouveau à l'eau distillée et on sèche.

Les hématies doivent être colorées en rose et les noyaux des leucocytes en violet foncé. Le protoplasme des hématozoaires se colore en bleu pâle, la chromatine en violet ou en rouge violacé.

La solution de bleu Borrel doit être renouvelée lorsqu'elle donne rapidement un abondant précipité après son mélange à la solution d'éosinè.

Leishman et Giemsa ont eu l'excellente idée de recueillir le précipité qui se forme lorsqu'on mélange en proportions convenables une solution aqueuse d'éosinè à une solution aqueuse de bleu de méthylène et de redissoudre ce précipité. Leishman a fait une solution de cette poudre dans l'alcool méthylique pur (solution à 0,15 p. 100). Giemsa s'est servi, comme dissolvant, d'un mélange à parties égales de glycérine et d'alcool méthylique 2.

La solution de Giemsa que l'on trouve dans le commerce est d'un emploi très commode; elle a le grand avantage de se conserver très longtemps sans s'altérer.

J'utilise cette solution de la manière suivante, pour la coloration des hématozoaires.

Dans une petite éprouvette graduée je mets 12 centimètres cubes d'eau distillée et 1 centimètre cube de la solution de Giemsa, j'agite et je verse dans le cristallisoir à colorations; je place alors les lamelles à colorer dans le cristallisoir en ayant soin bien entendu que Le côté couvert de sang soit en contact avec le liquide colorant; au bout de 10 à 15 minutes, la coloration est en général suffisante, je lave à grande eau et je sèche.

1. Ou mieux dans une petite boite pour colorations que uous avons fait construire M. Mesnil et n ;hez Loi

2. Leishman, Brit. med. Journal, IjB mars el 27 sept. 19,01. — A. Laveiun. Soc. dè Biologie l mars 1803. — Leishman, Journal il army med. corps, juin 1904 ci Journal m Hygiène juille 1904.- Giemsa, Centralbl. f. Bakter., I. Originale, i. XXXVII, p. .tus el inn. Tnst. Pasteur, mai 1905.

ÉTI0L0GIE

Les préparations colorées par mon procédé ou par Le procédé <te Giemsa se décolorent àla longue, quand on les monte dans le baume du Canada ou dans l'huile de cèdre, il vaut donc mieux les conserver à sec.

La coloration des karyosomes de //. Danileivskyi, des karyosomes des croissants du sang palustre et celle des flagelles de //. malarias et des autres hémamibesest particulièrement difficile. Il est indiqué de faire agir plus longtemps le bain colorant et d'opérer à chaud. J'ai obtenu de très bons résultats, par mon procédé, en laissant les préparations pendant 15 minutes dans le bain colorant que je mettais à l'étuve à paraffine.

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