‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 76 sur 283 · Drnéclie coloniale du 10 juillet U · texte numérisé non relu

Drnéclie coloniale du 10 juillet U

î Vcongrls panltellénique de mAteft», Athènes, avril L00B et Grèce médicale, I -15 juil Ici 1900.

RÔLE DES ANOPHELES

savoir s'il y a ou non des moustiques dans une localité. Il n'est pas nécessaire que les Anophèles soient nombreux pour propager la fièvre dans une ferme, dans un village; ces culicides passent d'autanl plus facilement inaperçus qu'ils ne piquent que le soir et pendant la nuit; beaucoup de Culex qui piquent pendant le jour sont plus gênants que les Anophèles.

Montoro de Francesco, pour expliquer l'existence du paludisme dans les localités où il n'avait pas vu d'Anophèles, a émis l'opinion que d'autres culicides, sans s'infecter eux-mêmes, pouvaient transporter //. malavisé et l'inoculer, comme on ferait au moyen d'une lancette. A l'appui de cette hypothèse, l'auteur ne cite aucun fait probant; une autre hypothèse paraît beaucoup plus probable, c'est que, en cherchant mieux, dans les localités signalées par Montoro de Francesco comme indemnes & Anophèles, on trouverait quelques-uns de ces culicides.

On a souvent objecté à la transmission du paludisme par les moustiques que ces insectes abondaient dans des localités salubres, qu'on les trouvait en grand nombre jusque dans les contrées arctiques où cependant le paludisme n'est jamais observé. Cette objection est sans valeur quand il s'agit de culicides autres que les Anophèles, puisqu'il paraît démontré que ces derniers sont seuls aptes à propager le paludisme, mais il n'est pas douteux que des Anophèles se rencontrent souvent dans des localités salubres.

Il résulte des recherches de Nuttall, L. Cobbelt et Strangeways- Pigg que, en Angleterre, on trouve des Anophèles dans tous les districts autrefois palustres, et aussi dans des localités où l'endémie n'a jamais été signalée; trois espèces d'Anophèles ont été rencontrées : A. macuh'pennis, A. bifurcalus et A. nigripes1.

L. Léger a trouvé des A. maculipennis en grand nombre aux environs de Grenoble et dans toute la vallée de l'Isère; ce culicide est très commun dans la basse vallée du Drac autrefois palustre.

liesse, cité par Léger, a constaté l'existence d'Anophèles en grande quantité dans les régions de tourbières de la Haute-Saône d'où le paludisme a disparu depuis une trentaine d'années 2.

Et. Sergent a trouvé des Anophèles en grand nombre (A. maculipennis et A. bifurcalus) sur les bords de l'Essonne dans une région autrefois palustre, salubre aujourd'hui3.

2 lTége^ LD^nTMLt-S7ANGEWAYS-p,G0' JoUrn- of Hygiène, janvier 1001. -. u. léger, Daupniné-Médical, sept. 1001

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