VESCE DES HAIES
Trèfle hybride (trifolium hybridum) (fig. 755). Cette espèce est propre aux prés et pâturages des terrains frais ou humides; son fourrage est précoce.
T. élégant (T. elegans, Savi), voisin du trèfle hybride; il convient aux prés et pâturages des terrains frais, siliceux ou ar-ilo-siliceux; fourrage précoce.
r. des campagnes, t. jaune, mignonnette jaune (T. agrarium,L., t. procumbens) (lig. 736 à 738), Espèce annuelle, s'élevant à 0m30 environ; fourrage peut abondant, mais de très-bonne qualité. Convient aux prés et pâturages de tous les terrains.
Vesce multiflore, pois à crapaud, jarseau (viciacracca, L.) (fig. 739
à 741 ). Plante v4vace, fourrageuse, à tiges grimpantes, de 1 mètre et plus de longueur; fleurs d'un bleu violacé; fourrage tardif, recherché par les animaux.
Convient aux prés des terrains frais et humides et même tourbeux; 5000 kilogr. de foin par hectare; le fourrage vert perd* 0,60 de son poids par la fenaison; 100 parties de foin normal contiennent 1,15 d'azote.
V. des haies (V. se- ' pium, L.) (fig. 742 à 744).Vivace, ayant le port de la précédente, mais portant des fleurs à Faisselle des feuilles; fourrage tardif, propre aux prés des terrains frais et
humides; 6000 kilogr. de foin par hectare; le fourrage vert perd 0,60 de son poids par la fenaison; 100 parties de foin normal contiennent 1,14 d'azote.
Fig. 740.
Fleur de la
vesce niH/liflnre.
Fig. 750. Vesce multiflore.
Fig. 741.
Fruit de la
vesce multiflore.
Vesce des buissons (vicia dumetorum, L.) (ûg. 745 à 747). Espèce vivace, peu éloignée de la précédente, et offrant les mêmes qualités.
Fi g. 742. Yesce des haies
Fig. 743. Fleur de la vesce des haies.
Fi g. 745. Vesce des buissons.
Fig. 744. Fruit de la vesce des haies.
Fig. 746. Fleur de la vesce des buissons.
Fig. 747. Fruit de la vesce des buissons.
Troisième groupe. — Plantes de familles diverses. .
Achillée mille feuille, herbe aux cliarpentiers, herbe de Saint-Jean, (ackillea miUefolium, L.) (fig. 748 à 750). Celle plante vivace, de la
BERCE BRANCUHSINE. .723
grande famille des composées, n'est ni très-fourrageuse, ni très-nourrissante, mais elle résiste parfaitement aux plus grandes sécheresses,
Fis. 749. Fleur ïis. 750. Fruit Fig. 752. Fleur Fig. T.Z. Fruit
de l'aclnllie de Fachillée delà berce. de la berce,
millefeuille. nMlefeuille.
et elle est très-recherchée des moutons et des vaches. 100 parties de son foin normal contiennent 0,80 d'azote. Son fourrage est tardif. Elle
convient aux pâturages des terrains frais ou secs. On sème 6 kilogr. de graines par hectare.
Berce brancursine ou blanc-ursine, acanthe d'Allemagne, panais de vaclie (heracleum sphondylium, L.) (fig. 751 à 753). Plante vivace, delà famille des ombellifères; ses ti«;es, garnies de feuilles, s'élèvent jusqu'à lm50.Lorsqu elle est jeune,c'estun excellent fourrage pour les vaches dont elle augmente la sécrétion du lait. Sèche,, elle ne donne
Hg. 756. Fleur Fig. 757.
Fig. 754. Cumin des prés. du cumin des prés. Fruit du cu-
min des prés.
qu'un fourrage dur qui n'est pas mangé par les bestiaux. Aussi doiton la repousser des prés, où elle occuperait inutilement un grand espace. Convient aux pâturages des terrains frais ou humides; fourrage très-précoce.
Chicorée sauvage, écoubetle (cichorium intybus, L.) (p. 269). Cette plante, à fourrage tardif, dont nous avons fait ressortir les
JACEE ŒILLET.
avantages au chapitre des Prairies artificielles, convient aux pâturages des terrains frais; dans les suis arides, son fourrage devient trop amer.
Cumin des prés (scseli car vi; carum carvi, L.)(fig. 754 à 757). Cette plante, de la famille des ombellifères, est vivace, et s'élève à ()m30 ou 0ro60 de hauteur; elle est aromatique et communique au fourrage sec une odeur qui plaît aux bestiaux; fraîche, elle est recherchée par les moutons et les bètes à cornes. Elle convient aux prés et pâturages des terrains frais ou secs, et donne un fourrage très-précoce. Jacée œillet, jacée des prés(centanrea jacea, L.) (fig. 758 à 760).
Plante vivace de la famille des composées; donne un très - bon fourrage lorsque sa végétation n'est pas trop avancée; elle est précoce. Elle convient aux pâturages de tous les terrains, excepté des marais et des sables arides. On répand la semence dans la proportion de8kilogr.
Fig. 7o8. Jacèc œillet.
Fig. 759. Fig. 7(iO. Fleuron de Fruit de la la jacée œillet, jacée œillet.
Pastel (isatis linctoria, L.) (p. 264, lig. 020). Cette plante, dont nous avons déjà parlé au chapitre des Prairies artificielles, convient aussi aux pâturages des terrains secs, calcaires ou siliceux, où elle donne un fourrage très-précoce que mangent bien les moutons.
ii. 19
Pimprenelle , petite pimprenelle (poterium sanguisorba, L.)
761 à 763). Cette plante vivace, de
pimprenelle. pimprenelle. Fig. 7f»4. Sangnisorbe officinale.
On répand sa semence dans la proportion de 50 kilogr. par hectare.
Sanguisorbe officinale, grande pimprenelle (sanguisorba officinalis, L.) (fig. 764). Plante vivace de la même famille; plus développée et plus fourrageuse; offre les même; qualités, mais demande
PLANTAIN LANCKOLÉ.
un sol un peu plus substantiel. Propre aux pâturages des terrains secs, argilo-sableuxet argilo-calcaires; 35 à 40 kilogr. de graines par hectare. Plantain lancéolé \pe Uit plantain (plantago lanceolala, L.) (flg. 765 à
767). Plante vivace, très-recherchée de tous lesbestiaux.
Propre seulement aux pâturages, elle est peu difficile sur le choix du terrain; elle redoute cependant les sols très-secs. On répand la semence dans la proportion de 20 kilogrammes par hectare; c'est un fourrage très-précoce.
Jonc de Bothnie (juncus bolhnicus). Cette plante, qui appartient à une famille dont la majorité des espèces est plutôt nuisible qu'utile aux prairies, présente, par exception, des qualités qui la font rechercher avec avidité
Fig. 763. Phn om lancéolé.
Fi g. 166 et 767- Fleur el fruit du plantain lancéolé.
par les différents 'animaux. Elle peut entrer dans la composition de tous les prés ou pâturages salants exposés à une grande humidité. C'est dans de pareilles conditions qu'on la rencontre à l'état spontané.
Choix à faire entre les diverses espèces de plantes propres aux prairies naturelles. — L'étude qui précède a montré que ces espèces ne conviennent pas également à tous les terrains et à toutes les destinations. Le choix à faire entre elles devra donc être déterminé :
1° Par le degré habituel ethumidité du sol. Nous avons vu, en effet, que, si plusieurs espèces paraissent peu sensibles à cette hi-
328 AKT AGRICOLE.
fluence, la plupart ont, sous ce rapport, une exigence assez inarquée;
2° Par la composition élémentaire du terrain. Bien que cette circonstance ait moins d'influence que la précédente, les exigences d'un assez grand nombre d'espèces, à cet égard, indiquent qu'il faut aussi en tenir compte;
3° Par la destination de la prairie, c'est-à-dire si elle doit être fauchée ou pâturée, ou, en d'autres termes, si l'on veut former une prairie proprement dite ou pré, ou si ce sera un pâturage. Dans le premier cas, on choisira des espèces qui s'élèvent suffisamment pour être saisies par la faux. Dans le second cas, au contraire, on pourra admettre des plantes à tiges basses ou rampantes, et l'on écartera celles qui ne repoussent pas rapidement sous la dent des bestiaux;
A9 Par l'époque de la floraison des plantes. On conçoit que si l'on formait une prairie avec des espèces dont l'époque de floraison fût très- différente, il pourrait arriver que l'on fût obligé de couper ou de faire pâturer dès que les espèces les plus précoces seraient en fleur, tandis que les plus tardives n'auraient encore atteint que la moitié de leur développement. S'il s'agit d'un pàlurage, les plantes seront choisies de façon à avoir acquis leur plus grand développement au moment où l'on sera dans la nécessité d'y mettre les bestiaux. En général, il conviendra de choisir des espèces précoces pour les prés des terrains secs; le produit, pouvant être coupé de bonne heure, souffrira moins de la sécheresse du commencement de l'été, et l'on en obtiendra un bon regain à l'automne. Cette précocité du fourrage aura même, dans la plupart des cas, cet avantage de permettre une récolte plus hâtive et de rendre plus nombreux les pâturages ou les coupes successives pendant la même année.
5° Enfin par V abondance et la qualité relatives de leur fourrage. Plusieurs des espèces que nous avons étudiées pouvant, en effet, prospérer également sur le même terrain, on choisira de préférence celles qui se recommandent à la fois par le rendement le plus élevé et le produit le meilleur.
Dour rendre plus saisissables les indications que nous avons données plus haut, sous ces divers rapports, en faisant connaître les principales espèces de plantes propres aux prairies naturelles, nous avons formé, avec ces espèces, les trois tableaux suivants. Nous avons noté dans ces tableaux les espèces exclusivement propres aux pâturages ou aux prés : celles qui n'ont pas d'indication conviennent également aux uns et aux autres.
PLANTES PROPRES AUX PRAIRIES NATURELLES
PLANTES PROPRES AUX PRAIRIES NATURELLES DES TERRAINS SECS
SOLS CALCAIRES