‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 125 sur 197 · CHAP. XIX. — PIPETTES A TRANSVASER LES GAZ · texte numérisé non relu

CHAP. XIX. — PIPETTES A TRANSVASER LES GAZ

proximité et presque verticalement le tube d'essai, dans l'ouverture duquel on engage un petit entonnoir, de manière à recueillir plus facilement les bulles qui sortent de l'éprouvette rései'voir. Quan(J le tube est à moitié ou au tiers rempli, on relève la grande éprouvette, on retire l'entonnoir et Ton introduit le réactif dont on veut examiner l'action.

393. Toutes les fois que l'on a essayé sur un gaz ou sur un mélange gazeux l'action d'un réactif, on doit faire passer dans un nouveau tube d'essai le résidu qui reste , avant de le mettre en contact avec une autre substance.

Lorsqu'un tube placé sur le mercure contient un mélange gazeux et un réactif, du sulfate de cuivre par exemple,, il faut enlever ce dernier avant d'en introduire un nouveau. Pour cela on soulève le tube en le fermant avec le doigt et on le porte sur un vase plein d'eau; le mercure tombe au fond, de l'eau le remplace et dissout le réactif en excès; on agile pour faciliter cette dissolution, puis, fermant le tube avec le doigt, on le reporte sur la cuve à mercure ; là, en le prenant des deux mains, tout en le maintenant fermé, on le couche presque horizontalement, on écarte doucement le doigt, l'eau s'échappe, est remplacée par du mercure, et sauf quelques gouttes, peut être chassée complètement. Le tube est alors prêt à recevoir un réactif nouveau, que l'on fait, avec une pipette recourbée, pénétrer dans son intérieur.

Quand on n'a pas à sa disposition des cuves à eau ou à mercure de grandes dimensions, on peut avantageusement se servir de la pipette de Doyère ou de celle de Ettling, qui permettent de prendre une certaine quantité du gaz contenu dans des tubes ou dans des cloches, sans les renverser, et d'en remplir un autre vase en n'ayant besoin que d'une petite quantité du liquide intercepteur.

394. Fipette de Ettlinii:. — Pour se servir de la pipette (fig. 10), on plonge les deux branches c dans le liquide, eau ou mercure, et l'on aspire en d, de manière à remplir le renflement A du liquide en question. On introduit alors l'ouverture /" dans le récipient dont on veut enlever du gaz, et l'on aspire de nouveau

■en d; le liquide passe de A en B et est remplacé par du gaz, qui I trouve enfermé dans la pipette lorsqu'on ^ plonge l'extrémité f dans le liquide intercepteur. Ce gaz peut rester indéfiniment ainsi dans la pipette ; mais, si l'on soutHe en d de manière à refoulei' le liquide contenu dans la boule B, OQ peut en introduire une quantité déterminée dans un tube d'essai ou dans un récipient quelconque. Pour éviter d'avoir à sourtler fortement quand le liquide intercepteur est du mercure, on soulève, presque jusqu'à la surface, l'extrémité du tube d'essai rempli de ce métal, et l'on souffle en d en Fio. 10. relevant en même temps le coude de la pipette

<doDt on a introduit l'extrémité dans le tube.

S95. Mpeltc de Doyère. — Elle permet non seulement de transvaser les gaz, mais encore de les mettre en contact avec les l'éactifs appropriés. Elle se compose de la pipette proprement dite ABC (fig. H), et d'une cuve à mercure portant une partie très profonde dans laquelle on peut plonger entièrement le tube recourbé C. La pipette est montée sur un support de bois pour la rendre moins fragile. Supposons qu'il s'agisse, par exempte, d'absorber l'oxygène d'un mélange de ce gaz et d'azote, tel que l'air, et cela au moyen d'une solution ammoniacale de sous-ctilorure de cnivreCu*CI. En aspirant par le tube D on fait entrer dans la boule B du mercure d'abord, puis du cldomre de cuivre à sa partie supérieure, et l'on remplit entièrement le tube G de mercure en

aspirant en D pendant que Textréniité d plonge dans la cuve. En aspirant de la même manière, on fait ensuite passer dans la boule B le gaz étudié qui est placé dans une éprouvette ; on retire alors le tube C du mercure, on agite l'appareil et, quand l'absorption est terminée, il n'y a plus qu'à faire repasser le gaz dans l'éprouvette. Pour cela on plonge de nouveau le tube C dans le mercure, on aspire en D de manière à faire monter le métal aussi haut que possible en A, et l'on ferme aussitôt l'orifice Davec le doigt; quand on soulève peu à peu de manière à laisser redescendre le mercure, le gaz est repoussé dans la branche C et de là dans l'éprouvette installée sur la cuve.

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