e. On fait brûler le résidu laissé par l'alcool
i^ Si la combustion s'effectue avec production d'acide carboniquey le mélange qui reste peut renfermer :
Oxyde de carbone, Formènei Azote, Hydrogène.
On enlève l'oxyde de carbone par une dissolution ammoniacale de chlorure cuivreux, puis on introduit le résidu dans une cloche courbe contenant déjà un fragment du produit que l'on obtient en fondant ensemble parties égales de litharge et d'oxyde noir de cuivre. Ce mélange d'oxydes fondus, chauffé à 70 degrés, absorbe l'hydrogène seul, et laisse inattaqués l'azote et le formène s'ils se trouvaient faire partie du mélange.
Ces deux gaz mélangés ne peuvent guère être reconnus sûrement que par l'eudiomètre. On les introduit dans un de ces appareils avec un excès d'oxygène et l'on fait passer l'étincelle, puis on absorbe par la potasse l'acide carbonique, s'il s'en est formé; sa présence indique celle de CH*. On se débarrasse de l'oxygène en excès par l'acide pyrogallique; le résidu, s'il y en a un, ne peut être que de l'azote.
S*" Le résidUy insoluble dans l'alcool^ brûle sans donner diacide carbonique^ il ne peut renfermer que de l'azote et de Thydrogène; on le chauffe alors avec le mélange d'oxydes de plomb et de cuivre à 70 degrés environ; Thydrogène disparaît, Tazote reste seul dans la cloche.
406. II. Gaz absorbable» par la potasse. — Une fois que l'on a reconnu la nature des gaz inattaqués par la potasse, il faut rechercher ceux que la dissolution alcaline a pu enlever; pour cela on reprend le gaz primitif.
a. L'ammoniaque se reconnaît immédiatement à son odeur.
6. On introduit dans le mélangé un fragment de borax humide, qui absorbe les acides sulfureux, chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique s'il y en a, puis on le dissout dans l'eau acidulée d'acide nitrique ; cette liqueur donne, avec les sels de barj^te, un précipité blanc de sulfate, si le borax a enlevé de l'acide sulfureux. S'il a absorbé des hydracides, la dissolution donne avec le nitrate d'argent un précipité blanc, et l'on y doit rechercher, comme on l'a indiqué déjà (n" 109, 140, 311), la présence du chlore, du brome et de l'iode, tous ensemble ou séparément.
0. Une portion du gaz est mise en contact avec de l'eau pure; un dépôt de silice gélatineuse indique le fluorure de silicium.
d. Si le mélange contient du chlore, il est plus ou moins coloré en jaune verdâtre et décolore la teinture de tournesol.
c. Le mélange dépouillé par l'eau des acides solobles, et traité par l'eau de chaux, donne un précipité blanc, s'il renferme de l'acide carbonique.
/. Enfin, la dissolution fournie par la potasse donne avec les sels de plomb un précipité noir, si l'acide sulfhydrique était au nombre des éléments du mélange; elle donne avec les sels de fer un précipité de bleu de Prusse, lorsqu'on opère comme il a été dit à propos de la recherche de l'acide cyanhydrique (n°' 97, 108), s'il y avait du cyanogène dans le mélange analysé.
407. La méthode à employer pour l'étude d'un mélange gazeux peut être résumée comme il suit :