‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 166 sur 197 · CHAP. VI. - CARACTÈRES DES MÉTAÏIX ET DES BASES · texte numérisé non relu

CHAP. VI. - CARACTÈRES DES MÉTAÏIX ET DES BASES

enduit blanc fixe de bioxyde d'étain. Le bioxyde d'élain chauffé avec le nitrate de cobalt se colore en bleu verdâtre.

534. Antimoine. — V acide antimonieux et ses combinaisons, chauffés sur le charbon avec du carbonate de soude, donnent un globule blanc qui s'oxyde facilement en produisant d'épaisses fumées blanches, celles-ci recouvrent le charbon d'un enduit blanc, formé d'un anneau de cristaux d'acide antimonieux, anneau très facilement volatil. Dans le tube ouvert le globule d'antimoine s'oxyde lentement en donnant un sublimé blanc d'acide antimonieux volatil. — Avec le borax et le sel de phosphore, perles transparentes au feu oxydant; au feu réducteur, perle d'abord troublée par de l'antimoine métallique, redevenant claire si on prolonge l'action de la flamme.

Vacide antimonique reste blanc et fixe au feu oxydant. — Au feu réducteur, sur le charbon, il répand une vive lumière et donne une auréole blanche, mais il ne se réduit que si l'on ajoute du carbonate de soude. — Avec les fondants il se comporte comme l'acïde antimonieux. — Chauffé avec le nitrate de cobalt il donne une coloration foncée, vert sale.

535. Bismntii. — .Mélangés avec le carbonate de soude et chauffés au feu réducteur, les sels de bismuth donnent facilement un globule métallique cassant et éclatant sous le marteau. — Le charbon se recouvre d'un enduit jaune orangé foncé à chaud, jaune citron à fj'oid, blanc bleuâtre quand il est en couches minces. Au feu réducteur il disparaît sans colorer la flamme. — Avec le borax, perle jaune à chaud, incolore à froid s'il y a peu de matière; jaune rouge à chaud, opaline à froid s'il y en a beaucoup. Au feu réducteur la perle devient d'abord grise et trouble, puis redevient claire quand tout l'oxyde est réduit. — Avec le sel de phosphore, perle claire et incolore avec peu de matière ; jaune à chaud, incolore à froid s'il y en a davantage; perle blanc d'émail si l'oxyde est en grande quantité. Au feu réducteur, surtout avec de l'étain, la perle incolore et claire à chaud, devient gris noirâtre et opaque quand elle est refroidie.

536. Plomb. — Sels très facilement réduits avec le carbonate de soude et la flamme réductrice, en donnant des grains blancs qui s'aplatissent sous le marteau. — Le charbon se recouvre d'un enduit jaune-citron foncé à chaud, jaune de soufre à froid, blanc bleuâtre s'il est en couche mince. Ghauffié au feu oxydant, cet enduit se déplace sans changer d'aspect. — Auleu réducteur il se volatilise en colorant la flamme en bleu d*azur, ce qui le distingue de l'oxyde de bismuth. — Avec le borax, dans le feu oxydant, perle jaune clair à chaud, incolore à froid, opaque s'il y a une grande quantité de substance. Au feu réducteur le plomb est réduit à l'état métallique, et sur le charbon la perle est grise et trouble. — Les réactions sont les mêmes avec le sel de phosphore. — Avec le carbonate de soude sur le fil de platine, perle claire, qui devient jaune et opaque après refroidissement.

537. Tellure. — L'acide tellureux est facilement réduit sur le charbon à la flamme réductrice en un globule très oxydable et qui donne sur le charbon un dépôt blanc d'acide tellureux; celui-ci à la flamme réductrice disparaît avec une lueur verdûtre. — Avec les fondants, perle claire et incolore qui, sur le charbon, devient grise et opaque à cause du métal réduit. — Avec le carbonate de soude sur le fil de platine, perle claire, incolore à chaud, blanche après son refroidissement. Le dépôt d'acide tellureux fond avant de se volatiliser. — Les tellurates et les tellurites sont réduits sur le charbon à l'état de tellurures, qui donnent du tellure avec le cyanure de potassium.

538. Zinc. — Chaufies avec de la soude à la flamme réductrice, les sele de zinc donnent sur le charbon un dépôt d'oxyde, jaunâtre à chaud, blanc à froid. Cet oxyde est complètement fixe au feu oxydant. Au feu réducteur il disparaît et l'on voit se former plus loin un dépôt blanc: l'oxyde s'est transformé par la réduction en vapeurs de zinc métallique qui se sont de nouveau oxydées et sont allées se déposer plus loin. — Avec le borax et peu d'oxyde de zinc, au feu oxydant, perle faiblement jaune à chaud, incolore à froid; avec beaucoup d'oxyde, perle incolore à chaud, opaline

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comme l'émail à froid. — Les réactions sont les mêmes avec le sel de phosphore. — Avec le nitrate de cobalt, à la flamme oxydante, coloration verte.

539. Cadmiam. — Les sels de cadmium, chauiîés avec le carbonate de soude sur le charbon à la flamme réductrice, donnent un dépôt brun jaunâtre d'oxyde qui, chauffé au feu oxydant sur une lame de platine, ne se modilie pas ; au feu réducteur sur le charbon il disparait et donne plus loin une auréole brune. — Avec le borax et peu de matière, au feu oxydant, perle transparente et jaunâtre à chaud, incolore à froid, blanc d'émail s'il y a beaucoup d'oxyde. La perle, chaufiée au feu réducteur sur le charbon, laisse échapper le métal qui s'oxyde plus loin et se dépose sur le charbon en un enduit brun. — Avec le sel de phosphore les réactions sont analogues.

5-40. Platine. — Globule métallique très difficile à fondre, inattaquable au feu oxydant, soluble dans l'eau régale.

541 . fer. — Au feu oxydant avec le borax, perle jaune à chaud, incoloreà froid s'il y a peu de matière; rouge à chaud, jaune à froid s'il y en a davantage ; rouge foncé à chaud, jaune foncé à froid s'il y en a encore plus. Au feu réducteur, perle verte. — Avec le sel de phosphore et le feu oxydant, perle jaune rouge à chaud, qui en refroidissant devient verte, puis incolore. S'il y a plus de matière, perle brun rouge sale à chaud, brunâtre à froid ; les couleurs disparaissent par le refroidissement bien plus vite qu'avec le borax. Au feu réducteur la perle se modifie peu, elle est rouge à chaud, moins foncée à froid. — Fondus avec le carbonate de soude sur le charbon, les sels de fer donnent par lévigation une poudre métallique magnétique.

542. Nickel. — Avec le borax au feu oxydant, perle rougeâtre qui par le refroidissement devient incolore ; au feu réducteur, perle grise colorée par du métal divisé ; en continuant l'action du chalumeau le métal s'agrège, mais sans se réunir en un bouton, et

la perle devient incolore ; cette coloration grise ne se produit pas avec le sel de phosphore. — Les sels de nickel sont réduils par le carbonate de soude sur le charbon en une poudre métallique

blanche et magnétique.

543. Cobalt. — Avec les fondants, perle bleu foncé qui parait noire si la quantité de sel n'est pas très faible. Ces perles d'un beau bleu à la lumière du jour, sont violet sale à la lumière artificielle ; elles sont transparentes. — Avec le carbonate de soude et le charbon à la flamme réductrice, poudre grise magnétique de cobalt métallique.

5M. Tungstène. — L'acide tungstique n'est pas modifié au feu oxydant, il noircit au feu réducteur. — Avec le borax au feu oxydant, perle limpide incolore, devenant laiteuse si l'on ajoute beaucoup d'acide. Au feu réducteur, s'il y a peu d'acide, la perle n'est pas modifiée; s'il y enabeaucoup, elle devient jaune à chaud, bi*un jaunfttre à froid. — Avec le sel de phosphore à la flamme oxydante, perle incolore devenant jaune pour beaucoup de matière ; au feu réducteur, perle bleu pur caractéristique. — Avec le carbonate de soude sur le fil de platine, perle jaune foncé à chaud, opaque et cristalline à froid ; sur le charbon au feu réducteur, poudre métallique de tungstène qu'on sépare par lévigation.

54-5. Molybdène. — L'acide molybdique sur le charbon au feu oxydant devientbrun, s'étend, puis se volatilise et donne plus loin un enduit jaunâtre cristallin qui devient blanc par refroidissement. Ce dépôt, chassé par la chaleur, laisse une couche mince non volatile d'oxyde de molybdène rouge de cuivre et doué de l'éclat métallique. Au feu réducteur avec le charbon, on obtient une poudre grise de molybdène qu'on sépare par lévigation. — Avec le borax, perle jaune à chaud, incolore à froid s'il n'y a que peu d'oxyde, rouge foncé à chaud, gris bleuâtre émaillée à froid s'il y en a davantage ; au feu réducteur, perle brune et tout à fait opaque s'il y a beaucoup d'acide, et si l'on chaufl'e beaucoup il se sépare des flocons brun noirâtre d'oxyde de molybdène qui nagent dans une ]

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