CHAP. VI. — CARACTÈRES DES MÉTAUX ET DES BASES
lumière du jour, et qui parait violet sale aux lumières artificielles; la silice n'empêche {tas la réaction. Si la substance alumineuse est fusible, la coloration bleue n'indique plus sûrement la présence de l'alumine, car le cobalt colore tous les verres de cette manière. — Avec les fondants Talumine se dissout en donnant une perle incolore et transparente.
554. Macnésiaiii. — Un sel de magnésie calciné sur le charbon, puis traité par du nitrate de cobalt, comme il vient d'être dit pour Talumine, donne une couleur rouge pâle caractéristique; la silice n'empêche pas cette coloration; les oxydes alcalins et alcalino-terreux ne la laissent pas se produire.
555. Glyclniam. — Ses combinaisons, traitées par le nitrate de cobalt, prennent une coloration bleu sale tirant sur le gris, ce qui les distingue de l'alumine. — Avec les fondants, perle claire devenant opaque par le refroidissement si la quantité de base est considérable. La dissolution de la glycine dans le borax est bien plus difficile à effectuer que celle de l'alumine.
556. Baryam. — Ses sels colorent la flamme en jaune verdâtre, surtout ceux qui, comme le chlorure, sont volatils. Chauff'és avec du carbonate de soude à la flamme oxydante, ils fondent en une masse transparente qui devient opaque par le refroidissement; fondus avec du carbonate de soude sur le charbon, ils donnent une masse liquide qui s'étale, puis s'infiltre dans le charbon. Le sulfate de baryte donne avec le spath fluor une perle incolore transparente qui devient blanc d'émail par refroidissement.
557. Mpontlam. — Ses composés colorent la flamme en rouge, mais la présence de la baryte peut masquer cette coloration. Fondus avec du carbonate de soude sur le fil de platine ou sur le charbon, les sels de strontiane présentent les mêmes propriétés que ceux de baryte ; ils donnent une réaction tout à fait analogue avec le spath fluor; la coloration rouge qu'ils communiquent à la flamme suffit pour caractériser les combinaisons du strontium.
558. Caleiam. — Les sels de chaux donnent à la flamme une coloration faible et peu nette. Fondus avec dû carbonate de soude sur le platine ils ne produisent pas, comme ceux de baryte et de stronliane, une masse fondue transparente. Avec le spath fluor, le sulfate de chaux fond en une perle limpide qui devient blanc d'émail après son refroidissement. La voie sèche seule ne permet pas de distinguer sûrement ces trois métaux les uns des autres.
559. iHétanx alcalins. — Leurs sels fondent ordinairement sur le charbon et y pénètrent plus ou moins, en laissant un enduit blanc, soluble dans Teau. Ils se distinguent surtout à Faide des flammes qu'ils colorent, le potassium en violet, le sodium en jaune vif, le lithium en rouge carmin, le rubidium et le cœsium en violet. Il faut avoir recours au spectroscope pour distinguer ces alcalis, sans employer la voie humide.
560. Anmionlaiii. — Sel s volatils donnant des fumées blanches et dégageant de Tammoniaque sous rinfluence des alcalis. Chauffés dans le tube fermé avec du carbonate de soude, ils dégagent du carbonate d'ammoniaque.