CHAP. VI. — CARACTÈRES DES ACIDES
que peu de sulfure, brune ou rouge foncé si l'on en a ajouté davantage.
Au lieu de faire la calcination avec le carbonate de soude sur du charbon qui peut renfermer des sulfates comme impuretés, il vaut mieux reffectuer sur une lame de platine avec un poids d'acide tartrique pur égal à celui de la matière, jusqu'à ce que le charbon, soit en majeure partie brûlé. Le résidu traité par l'eau colore l'argent ou le papier d'acétate de plomb en noir ou en brun.
562. Sélénlam. — Les séléniures et les séléniates donnent des réactions tout à fait analogues aux précédentes, mais l'odeur caractéristique de raifort pourri remplace celle de l'acide sulfureux, et il se forme, au li'eude soufre, dans le tube ouvert ou dans le tube fermé, un dépôt de sélénium rouge ou gris d'acier, fondant en gouttelettes noires. Les sels oxydés, calcinés avec du carbonate de soude au feu réducteur, se transforment en séléniures et dégagent l'odeur caractéristique; de plus, ils perdent un peu do sélénium qui colore la flamme en bleu d'azur faible.
563. Asote. — Les azotates chaufTés au tube bouché avec du bisulfate de potasse et du cuivre dégagent des vapeurs d'acide hypoazotique ; ils déflagrent sur le charbon rouge, en laissant un résidu alcalin qui, dissous dans un peu d'eau, ramène au bleu le papier rouge de tournesol.
564. Phosphore. — Les phosphates, chauffés avec de l'adde borique sur le charbon, donnent au feu réducteur une perle dans laquelle on peut introduire un fil fin d'acier, puis chauffer fortement. Après refroidissement, la perle brisée avec précaution sur une enclume laisse un grain métallique de phosphure de fer magnétique et cassant. — Les matières phosphatées, chauffées d'abord pour les déshydrater , pulvérisées, puis humectées d'acide sulfurique, donnent, quand on les porte dans la flamme oxydante avec une boucle de fil de platine, une coloration bleu verdâlre.