ANALYSE D'UNE MATIÈRE COMPLEXE
572. Quand on a affaire à des substances formées d'un plus ou moins grand -nombre de parties constituantes, l'analyse au chalumeau devient extrêmement difficile. D'un côté, certains corps se comportent de la même manière vis-à-vis des réactifs usités dans la voie sèche; d'autre part, la séparation des matières les unes des autres par voie de réduction ou de volatilisation, est toujours imparfaite, et certaines d'entre elles masquent les autres complètement; de plus, on ne peut déterminer à quel état les éléments se trouvent dans la combinaison. En général alors , l'analyse au chalumeau présente de grandes chances d'erreurs, et elle ne peut donner de résultats qu'entre des mains très expérimentées, sauf dans des cas tout particuliers; cependant, même alors, les procédés de recherches sont d'une application délicate.
573. Pour en donner un .exemple, supposons qu'il s'agisse d'un mélange d'oxydes de nickel et de cobalt. La matière donne au feu d'oxydation avec le sel de phosphore une perle violette à chaud, verdâtre à froid. Au feu réducteur, le nickel se réduit à l'état métallique et le cobalt colore la flamme en bleu. Pour séparer et distinguer les deux oxydes, on traite cette perle au feu réducteur sur le charbon par une petite parcelle d'or; l'oxyde de nickel se