‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 196 sur 197 · ANALYSE HIC ROC H INIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE HIC ROC H INIQUE

674. Calelnm. — On le caractérise aussi à l'aide des cristaox bien connus à'oxalate de chaux et dérivant d'octaèdres, groupés

FiG. 36. — Sulbto de ehaui hjdraté.

entre eux; de plus, il est à remarquer que ces formes octaiîdriqucs permettent de distinguer le strontium et le calcium du

FiG. 37, — Sulfate de chaux aDbydre.

baryum qui ne les offre jamais. Un très bon caractère est fourni par le sulfate de chaux ; le sulfate hydraté donne des cristaux aciculaires très nets, tantôt isolés, tantôt réunis en masses radiées (fig. ^6) ; si on le dissout en ajoutant une goutte d'acide

Bulfurique coacentré el chauffant doucement, le refroidissement de ta liqueur donne des cristaux fort nets encore, mais constilnés par du sulfate de chaux anhydre (fig. 37).

675. lla«B«alDat. — Le meilleur moyen de te caractériser au microscope .est de déterminer la formation de phosphate ammoniaco-magnésien dont les cristaux les plus gros se pro-

Fie. 38. — Phosphate

duisent dans les solutions les plus étendues. Pour opérer, on ajoute un peu de chlorure d'ammonium à une goutte de la solution magnésienne; à côté d'elle, on dépose une goutte de phosphate de soude; on chauffe à 100 degrés, puis on réunit les deux gouttes et on laisse refroidir ; on obtient ainsi de superbes cristaux repr^ntés dans la figure 38.

676. Cvbalt. — Les meilleures réactions sont données ; 1° par ■ Yazotite double de cobalt et de potasse ; k une goutte de la liqueur essayée on ajoute une goutte de solution de potasse et une autre d'une solution d'azotite de potasse, eiUin une gouttelette d'acide acétique : il se forme alors des petits cristaux jaunes d'azotite double de cobalt et de potasse tout à fait caractéristiques (Og, 39).

â° En rendant ammoniacale la solution métallique, puis lui ajoutant du permanganate de potasse et un excès d'acide chlor-

378 ANALYSE UICKOCHIHrOUE.

hydrique, oa obtient de pelils octaèdres orlhorhoinbi<iues trè$ nets, colorés en violet pourpre et constitués par du chlorure

FiG. 39. — Aiatile île coball et de poliMse.

cJdoro-purpuréo-cobaltique. Le nickel ne donne ni l'une m l'autre de ces deux réactions.

- Le chlorure d'argent est un peu soluble,

riG. iO. Chlorure d'arvcDl.

surtout à chaud, dans l'acide chlorhydrique concentré, et il se

dépose par refroidissement en petits octaèdres mftlés de cubooctaèdres {Rg. 40); les cristaux de phosphate et à'arséniale

FiG, 41. — Pliospliïtc el ariiîniato d'argent.

d'argent fournissent aussi de bons caractères de ce métal (fig. 41).

:. — Son iodure se présente sous l'aspect de

Fis. a. — lodura raercurique.

pyramides aiguës, rouges, qu'on obtient en ajoutant très lente-

380 ANALYSE HICROCBIHIQUE.

ment une solution d'iodure de potassium k une liqueur mercu-

rique (Gg. 43) ; quand on chauffe légèrement le verre sur lequel

sont ainsi déposés les cristaux, ils changent de coloration en

deTenantjaune3,inoiJEificati0nquie3textrèmementcaractéristique

de l'iodure mercurique.

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