VIII PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
de faire appliquer sous mes yeux. J'ai fait en sorte d'exposer surtouldes procédés généraux, convenant à des analyses très simples comme à des cas plus complexes. Enfin, l'analyse qualitative n'étant que le prélude, pour ainsi dire, d'une analyse complète, je me suis attaché à décrire des procédés qui, une fois connus, pourront s'appliquer encore, avec quelques modifications de détails, lorsque, après s'être éclairé sur la nature des substances que l'on examine, on voudra séparer et doser les éléments dont on aura reconnu la présence.
Je me suis laissé guider souvent par des notes recueillies en 4864, aux leçons que M. Balard professait alors au Collège de France; j'ai fait de fréquents emprunts aux traités de H. Rose, de Berzélius, de MM. Wôhler, Grandeau, Plattner ; enfin les conseils et les exemples que j'ai trouvés auprès de M. Henri Sainte-Claire Deville, pendant les heureuses années que j'ai passées près de lui, m'ont été d'un puissant secours. Mon très cher et illustre maître a bien voulu m'autoriser, en outre, à extraire de ses conférences de chimie analytique à l'École normale supérieure quelques-unes de ses méthodes, précises autant qu'élégantes; aussi c'est bien certainement à lui, je suis heureux de le reconnaître, que mon travail a emprunté ce qu'il peut offrir de meilleur.
Quant à l'exécution de l'ouvrage, M. Dunod n'a rien négligé pour la rendre à tous les points de vue satisfaisanle ; je désire lui en offrir ici l'expression de mes remerciements.
Eh phblianl ce VblUHife; je m'adresse sUrtôUt âUx candidats
PRÉFACE DE LÀ PREMIÈRE EDITION. ix
à la licence es sciences physiques ou à Tagrégation, et aux jeunes gens qui voudront se livrer plus tard à une étude approfondie de la chimie. Mon désir est de faciliter leurs premiers pas dans la voie analytique, en les rendant convaincus qu'avec de Tordre et de la méthode, et aussi avec de la persévérance et des soins, on arrive à la solution des questions même les plus difficiles; je voudrais contribuer à leur éviter les perles de temps que les tâtonnements entraînent, et les mettre en garde contre le découragement qui suit quelquefois une analyse mal conduite et demeurée sans résultats. Je m'estimerai satisfait, si à l'un de ces points de vue mon livre peut leur être utile, et s'il contribue, pour si peu que ce soit, à les aider dans leur travail.
28 décembre 1878,