CHAP. IL — ANTIMONIATE DE POTASSE
quand on le traite par les acides étendus, il dégage de l'hydrogène sulfuré sans déposer de soufre. Exposé à l'air, il jaunit rapidement en s'oxydant et contient alors des polysulfures d'ammonium qui, par les acides étendus, donnent un dépôt laiteux de soufre ; leur présence ne gêne pas dans la pratique des analyses. Mais, si le réactif est resté trop longtemps au contact de Tair, il contient de rhyposulfite et du sulfate d'ammoniaque qui donnent des réactions différentes et il doit alors être rejeté. On reconnaît leur présence à l'aide d'un sel de baryte qui donne avec eux un précipité blanc. Le sulfhydrate d'ammoniaque doit, dans tous les cas, être volatil sans résidu, quand on le calcine dans un vase de platine.
Le nitrate et le chlorhydrate d'ammoniaque s'obtiennent en saturant l'ammoniaque pure par des acides purs, et évaporant la liqueur à sec. On peut encore obtenir le chlorhydrate, en séchant le chlorhydrate pur du commerce et le distillant ; les sels de potasse et de soude et les autres impuretés fixes restent comme résidu.
23. Snltare» alcalins. — On les obtient purs, comme le sulfhydrate d'ammoniaque, en saturant les alcalis par l'acide sulfhydrique ; on produit ainsi des sulfhydrates de sulfures, auxquels on ajoute, pour en faire des monosulfures, une quantité de potasse ou de soude égale à celle que renfermait la dissolution soumise au courant d'hydrogène sulfuré.
S4. Verrocyanure de potassium. — On le purifie, par cristallisation, du sulfate de potasse qu'il peut renfermer et que l'on y reconnaît en traitant par un sel de baryte la dissolution de ferrocyanure impur ; l'emploi de ce réactif demande quelques précautions. Si la liqueur dans laquelle on opère contient un acide libre et qu'on la chauffe, le ferrocyanure peut être partiellement décomposé avec formation de cyanure de fer qui, au contact de l'air, donne du bleu de Prusse ; on pourrait, si l'on n'était prévenu, supposer la présence du fer dans des liqueurs acides qui n'en renferment pas.