VI. — Alliages d'oii, d'argent et de cuivre
2â9. L'alliage est réduit en lames minces ; s'il contient plus de 75 pour 100 d'or, on le traite par l'eau régale qui dissout l'or et le cuivre et laisse l'argent à l'état de chlorure. On évapore de
156 ANALYSE l»AU VOIE HUMIDE.
manière à se débarrasser presque complètement des acides libres et Ton étend d'eau : le chlorure d'argent reste insoluble et facile à reconnaître. Le liquide clair, chauffé avec de Tacide oxalique ou du sulfate de proloxyde de fer, déposera à Tétat de métal très divisé tout Tor qu'il contient; quant au cuivre, on le reconnaîtra dans la liqueur filtrée à l'aide de l'acide sullliydriquequi le précipitera sous la forme de sulfure noir.
240. Sil'alliage renferme moins de 20 centièmes d'or, on le traite par l'acide nitrique qui ne dissout que le cuivre et l'argent. On sépare Tor par le filtre, l'argent est précipité dans la liqueur filtrée par un excès d'acide chlorhydrique, le cuivre reste dans la dissolution.
241. Enfin si l'alliage contient enlre 20 et 75 centièmes d'or, l'acide nitrique ne dissout pas tout l'argent; l'eau régale n'enlève pas tout l'or, car il se recouvre d'une épaisse couche de chlorure d'argent qui le protège. Le mieux est d* employer alors le procédé suivant, qui est d'ailleui^ applicable à un alliage contenant les trois métaux en proportions quelconques : l'alliage réduit en lames minces est chaufTé dans une large capsule avec de l'acide sulfurique concentré, jusqu'à ce que tout dégagement de gaz ait cessé et que l'acide commence à se volatiliser; l'or reste inattaqué. On traite par une grande quantité d'eau bouillante qui dissout les sulfates d'argent et de cuivre, et dans cette liqueur on reconnaît encore l'argent à l'aide de l'acide chlorhydrique, le cuivre avec l'hydrogène sulfuré.
On peut faire ainsi l'analyse qualitative de l'or et de l'argent natifs.