VI. — Acide borique
318. L'acide naturel extrait par évaporation de l'eau des Lagoni contient de nombreuses impuretés qui peuvent en constituer jusqu'aux 25 centièmes : ce sont des sulfates de chaux, d'ammoniaque, de potasse, d'alumine et de fer; de l'argile, du sable, de J'oxyde de fer et quelquefois de petites quantités de matières organiques. L'acide borique extrait des borates peut encore contenir du sulfate de soude et des acides sulfurique et chlorhydrique, ainsi que des matières animales provenant de celles qui ont servi à la clarification du borax.
On traitera par l'eau chaude l'acide borique brut, et, s'il laisse un résidu insoluble, on en déterminera la nature après l'avoir fondu avec du carbonate de soude ou du carbonate de chaux. Quant aux matières solubles dans l'eau, leur recherche correspond à l'étude d'un mélange de sels dissous.
L'acide noircira par l'action de la chaleur en donnant du charbon, s'il contient des matières organiques. Chauffé dans un tube bouché avec un peu de potasse ou de chaux, il dégagera des vapeurs ammoniacales, capables de ramener au bleu un papier rouge de tournesol placé au haut du tube, et mouillé, si l'ammoniaque figure parmi les impuretés de l'acide. L'acide borique pur est entièrement soluble dans l'alcool, et ne doit par conséquent laisser aucun résidu, quand on l'épuisé par ce liquide.
VIL — Borax.
319. Il peut être mélangé de sel marin, d'alun ou de sulfate de soude. La présence de l'acide sulfurique se reconnaîtra sans difficulté avec la baryte, dans la liqueur acidulée d'acide nitrique. Il en sera de même de celle des chlorures avec le nitrate d'argent. S'il y a de l'alun, la dissolution traitée par l'ammoniaque donnera un précipité blanc gélatineux d'alumine.