RÉGION CERVICALE PROFONDE
grand droit ANTERIEUR , (grand trachélo-sous-occipital , Ch.).
(Voy. Prcpar.jÇikç. ti.)
Placé à la partie supérieure, antérieure et latérale de la colonne vertébrale, plus large eu haut qu'en bas; il s'insère en bas par quatre petits tendons au tubercule antérieur des apophyses transverses des sixième, cinquième, quatrième et troisième vertèbres cervicales; souvent il reçoit une languette du long du cou ; de là le grand muscle droit se porte de bas en haut et de dehors en dedans, en se rapprochant de son congénère, et vient se fixer près du trou occipital et de celui du côté opposé, et à la face postérieure d'une aponévrose qui vient de la surface basilaire de l'occipital.
Rapports. Kn devant, avec la jugulaire interne, l'artère carotide , les nerfs pneumo-gastrique et grand sympathique; eu arrière, avec le petit droit antérieur de la tête, les apophyses transverses , le long du cou , les articulations atloïdooccipitalc et axoïdo-atloïdienne. Usages. Ce muscle fléchit directement la tête en devant. On voit quelquefois provenir de la première et delà deuxième vertèbres cervicales, deux
MYOLOGIK. RLGION CERVICALE PROFONDE. a8l
languettes cervicales, disposition qui existe chez les animaux carnassiers.
PETIT DROIT ANTERIEUR DE LA TETE (petit trachélo-SOUS-
occipital, Ch.). ( Voy. Prépar., pag. 11. )
Situe sous le précèdent, étroit, mince et court, il prend naissance inférieurement sur le devant de la masse latérale et de l'apophyse trausverse de l'atlas, et se termine supérieurement, au-devant du trou occipital, sur le cartilage qui unit le rocher à l'apophyse hasilaire.
Rapports. En avant, avec le muscle précédent; en arrière, avec l'articulation atloïdo-occipitalc. Usages. Ce muscle incline la tête en devant et un peu de côté.
lowg du cou (prédorso-atloïdien, Ch.). (Voy. Prépar.,
Allongé, plus large en bas qu'en haut, formé jusqu'à un certain point de deux muscles, l'un supérieur et oblique , l'autre inférieur et longitudinal , qui sont seulement unis eusemblc. Le premier s'implante par des fibres aponévrotiques au tubercule antérieur de l'atlas, se porte obliquement en bas et en dehors, et s'insère, par de petites aponévroses, au-devant des apophyses transverscs des troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales. Le second, qui succède au précédent, se fixe en dedans par une aponévrose au corps de l'axis, et un peu à celui de la troisième vertèbre; en dehors , par de petites aponévroses au tubercule antérieur de la quatrième ou de la cinquième vertèbre cervicale. Né de ces diverses insertions, ce second muscle se dirige perpendiculairement sur les cotés, et s'implante au-devant du corps des quatrième, cinquième, sixième et septième vertèbres cervicales, des trois première dorsales , ainsi qu'aux fibro-cartilages et à la base des apophyses transverses.
Rapports. En avant, avec le muscle grand droit de la tôte, le pharynx, l'œsophage, la carotide, et les nerfs pneumogastrique et grand sympathique. En arrière, avec les vertèbres auxquelles il est attaché, et leurs fibro-cartilages. Isoles. Ce muscle porte le cou dans la flexion en devant et un peu sur le côté.
AMTOMIE DESCRIPTIVE.
RÉGION PALPÊBRALE.
palpérral {orbiculaire des paupières des anatomistes , tiaso-palpébral , Ch.). (Voyez Prépar., pag. 16.)
Large , mince , ovale transversalement, fendu au milieu pour l'ouverture des paupières, situé au-devant de la base de l'orbite et dans l'épaisseur des paupières; il s'insère : i° en haut des apophyses montantes du maxillaire et de l'orbitaire interne du coronal ; a° au bord antérieur de la gouttière lacrymale et à la partie voisine de la base de l'orbite ; 3° aux deux bords et au-devant d'un petit tendon qui , de l'apophyse nasille, se bifurque à la commissure interne des paupières pour se continuer avec les cartilages tarses. Dans son trajet, le tendon adhère assez intimement à une aponévrose qui recouvre le sac lacrymal et à laquelle on a assez improprement donne le nom de tendon réfléchi. Les fibres de ces diverses insertions se comportent de la manière suivante : les supérieures et les inférieures se contournent en sens inverse audessus et au-dessous de l'orbite, et viennent se réunir en dehors de la commissure externe des paupières; les moyen ries, plus pâles, suivent la même direction que les précédentes , et se joignent aussi au-delà de la commissure externe.
Rapports, En devant, avec les téguments; en arrière, avec le sourciller, l'apophyse orbitairc externe, l'os malaire, les muscles de la région maxillaire supérieure, le ligament et le fibro-cartilage de la paupière inférieure, et le sac lacrymal. Usages, Le palpcbral sert évidemment à ouvrir ou à fermer la fente de ces voiles mobiles à travers lesquels ou distingue la saillie de l'œil.
sourcilier (fronto-sourcilicr, Ch.). ( Voy. Prépar., pag. 16. )
Mince, court, situé dans l'épaisseur du sourcil, à la l»artic supérieure interne de l'orbite; il prend son origine sur l'arcade sourcilièic, où il est souvent divisé en deux ou trois portions , et vient se confondre avec les fibres de Poccipito-frontal et de l'orbiculaire.
Rapports, En devant , avec le frontal , le palpébral et le pyramidal du nrz; en arrière, avec le coronal , l'artère
M\OLOGlK. Ut G ION 1»ALPKBUAL£. — OCULAIRE. *j83
souicilière et le nerf frontal. Usages. Ce muscle fronce la peau du sourcil, qu'il ramasse* la partie interne de l'œil , en la ridant perpendiculairement.
klévateur de la paupière supérieure (orbito-palpébral, Ch.)-
(Voy. Prépar., pag. 16.)
Mince , très long et déprime ; il naît par un court tendon, dans le fond de l'orbite a la face inférieure de l'apophyse d'iugrassias, eu se coufondant eu cet endroit avec les tendons des muscles droit interne et droit supérieur de l'œil; de là il se dirige horizontalement en devant jusqu'à la partie supérieure du globe de l'œil , où il s'épanouit en une aponévrose , qui descend au cartilage tarse, auquel elle se fixe , concourt spécialement à la formation du ligament palpébral , et envoie quelques fibres à la partie externe de l'orbite 1
Rapports. En haut, avec l'orbite et le nerf ophtalmique; en bas, avec la membrane conjonctive et le muscle droit supérieur. Usages. Ce muscle sert à relever la paupière supérieure.