S PL A TECHNOLOGIE. — ORGAXE DU GOUT
Si l'on fait abstraction de la nature intrinsèque et extrinsèque des fibres de la langue , on les voit affecter trois directions différentes j les fibres intrinsèques partout, et en arrière, les muscles stylo-glosse et constricteur supérieur du pharynx, suivent une direction transversale. Le faisceau du chondro-glosse, le grand faisceau du stylo-glosse et le lingual, les deux portions principales de l'hyo-glosse, présentent unedirection longitudinale, ils se partagenten deux plans, l'un supérieur dorsal placé au-dessous de la muqueuse, l'autre inférieur sous lingual égalementsousmuqueux; leseulgénioglosse dans l'homme affecte une direction perpendiculaire.
On trouve au milieu des fibres charnues de la langue, et surtout à sa base, des pelotons adipeux. Au-dessous du repli placé sur les côtés dufreiu de la langue, entre le lingual etlegénio-glosse , on découvre deux petits organes sécréteurs, ce sout les glandes linguales* Elles ont une forme allongée, et leurs granulations leur donnent beaucoup d'analogie avec les glaudes salivaircs/ Les conduits excréteurs peuvent y être aperçus, en faisant macérer les glandes dans un liquide coloré ; ils viennent se terminer sur le bord libre des franges qui ont été décrites à la partie inférieure de la langue.
Usages. La langue s'élève et se recourbe en portant sa pointe en arrière, surtout dans certains animaux j d'autres fois, elle s'abaisse et se recourbe aussi ; elle s'incline latéralement, exécute un mouvement de circumduction , se creuse en gouttière. Quaud la langue s'élève en haut, ce mouvement se fait à l'aide du plan charnu supérieur j lorsqu'elle s'abaisse, ce mouvement s'exécute au moyen du plan charnu inférieur. L'hyo - glosse la porte encore daus l'inclinaison latérale. La circumduction est le résultat de l'action de tous les muscles ; le plan vertical la creuse en gouttière.
La langue est l'organe principal du goût : les corps odorants, en contact avec les papilles, produisent sur elles une impression, transmise par les nerfs au cerveau, qui la transforme en sensation. La langue sert encore à la mastication , à la déglutition , et à la préhension des aliments daus certains animaux. Ce phénomène est très sensible chez les fourmilliers , dont la langue est enduite d'une matière glugueuse. Ils la plongent dans les trous des fourmis , et la relent couverte de ces insectes. Le mécanisme de la langue,
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dans certaines classes de reptiles, est tout-à-fait digne d'attention. Les grenouilles et les tortues , n'ayant pas de côtes, sont obligées, pour respirer, d'avaler une certaine quantité d'air; elles l'accumulent d'abord dans la cavité buccale; ferment ensuite la bouche, et exécutent un mouvement de déglutition qui pousse le fluide dans la cavité du pharynx; mais comme la langue, chez ces animaux, est tout-à-fait libre à sa partie inférieure, et peut se renverser considérablement en arrière, elle se recourbe dans ce sens , bouche s'ouverture postérieure des fosses nasales; l'air, se trouvant pressé de toutes parts, est bientôt avalé.
Développement. La langue se développe par deux pièces latérales, qui se réunissent sur la ligne médiane au niveau du cartilage central; il est facile dès lors de s'expliquer comment on l'a trouvée divisée chez certains fœtus monstrueux.
et double chez d'autres»
DE L'ORGANE DE VISION. (Voy. Prépan, p. 93.)
L'organe de la vision est placé à la partie supérieure de la face, sur les côtés et au-dessus de la racine du nez, dans l'orbite et ses dépendances. On le divise en orgaue propre et en organes protecteurs.