TESTICULES
Dans l'intérieur du sac qui vient d'être décrit, se trouve le testicule , organe glandulaire, situé à la partie inférieure du tronc , sur les cotés et au-dessous de la verge ; on lui distingue deux faces latérales légèrement convexes, un bord inférieur qui regarde eu avant, et un bord supérieur qui regarde eu arrière; uue extrémité antérieure dirigée en haut, et une postérieure iuclinée eu bas. Le péritoine le revêt dans toutes ses parties , excepté dans l'endroit où pénètrent les vaisseaux et nerfs. A l'extérieur , le testicule est enveloppé par le feuillet viscéral de la tuutque vagioale, au-dessous de laquelle existe l'enveloppe principale du testicule , blanche, fibreuse, très résistante; c'est la tunique albuginée, qu'on nomme encore pérididyme ». Cette tunique envoie en
' Poy, Blandîn. Anolomie topoçraphiqiu; , planche 7. 1 Ilf;< autour hi»y.0( testicule.
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dedans des prolongements fibreux qui soutiennent les diverses parties de cet organe. Vers le bord supérieur du testicule , on aperçoit un renflement particulier nommé corps d'Hygnior (sinus des vaisseaux sénûnifères, Ch. ) , qui n'est autre chose qu'un renflement de la tunique albuginée que traversent les principaux vaisseaux séminifères.
Le testicule est formé d'un tissu mou, pulpeux, d'une couleur jaunâtre ou grisâtre , composé d'une imraewc quantité de filaments très tenus, flexueux et repliés sur euxmêmes. Ces filaments constituent les vaisseaux séminifères dont le nombre, suivant Mouro, s'élève à environ trois cents ; chacun d'eux a environ seize pieds de long; de sorte que, mis bout à bout, ils représenteraient une longueur d'environ cinq mille pieds. Le même auatomiste évalue leur diamètre à un deux centième de pouce; ce calcul ne peul s'appliquer qu'aux principaux vaisseaux, parce que le* autres ne peuvent être injectés. Les vaisseaux séminiferei commencent à la partie inférieure du testicule, se portent vers le corps d'Hygmor, ils se réunissent en cet endroit, ne forment plus qu'une trentaine de troncs principaux qu'on appelle conduits afférents ou excréteurs; ceux-ci, réunis en un seul faisceau, se dirigent, en serpentant, de bas eu haut, et forment la tête arrondie et renflée de l'épididyme, que nous allons bientôt examiner.
Le testicule a la forme d'un ovoïde comprimé latéralement, il est presque toujours pair, et lorsqu'on a cru en voir trois, il est certain qu'on a pris pour le troisième quelque tumeur épiploïque graisseuse; ceux qui prétendent n'en avoir rencontré qu'un , n'ont point été chercher l'autre dans l'abdomen, du moins rien ne le prouve; de sorte que leur opinion tombe d'elle-même devant l'immensité des faits contraires ;N je n'en connais qu'un exemple bien constaté, c'est celui que j'eus l'occasion d'observer il y a trois ans à l'hôpital de la Charité. L'homme qui fait le sujet de cette observation fut disséqué , avec beaucoup de soin , p*r M. Blandin, qui ne trouva aucune trace de sa présence, m dans l'enveloppe testiculaire,ni dans la cavité abdominale; il n'existait également aucune trace de cicatrice sur le scrotum; le canal déférent et la vésicule spermatique manquaient du côté correspondant. Ce casdémontre, d'une manière bien évi-
5PLANCHNOLOG1E. EPID1DYME. CANAL DEFERENT 4^1
dente , la possibilité de l'absence du testicule. Les testicules nul un volume variable; à la puberté, ils ont généralement la grosseur d'une noix. Le testicule du côté gauche est un peu moins considérable que celui du côté droit, à cause du volume très grand des veines testiculaires du côté gauche. La cavité testiculaire gauche descend un peu plus bas que la droite, disposition qui existe également pour le testicule; la plupart des anatomistes l'attribuent à l'inclinaison latérale gauche de la colonne vertébrale; mais la meilleure raison , suivant M. Blandin , consiste dans le développement très grand des veines testiculaires; à l'époque de la puberté , ces veines se dilatent considérablement, plus cependant les gauches que les droites, à cause de leur passage derrière l'jr du colon, qui les comprime et détermine leur ampliation ; cette augmentation de volume déprime le testicule, en faisant peser sur lui un poids plus considérable.
LPIDIDYME.
Le long du bord supérieur du testicule, on trouve un corps nommé épididyme , établissant l'origine du conduit excréteur de l'organe; il est convexe supérieurement, concave inféri eu rement, où il est en rapport avec le testicule , et présente une extrémité interne, arrondie, à laquelle on a donné le nom de téte , une extrémité externe terminée en pointe, qu'on appelle queue ; celle-ci est un canal simple,, mais extrêmement flexoeux, s'élargissant beaucoup, et se réfléchissant de bas en haut, pour formelle canal déférent. La longueur de l'épididyme est d'environ trente pieds. On doit le considérer comme Un conduit formé par la réunion de tous ceux qui ont traversé le corps d'Hygmor.