‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 206 sur 304 · ARTÈRES ART1CULAIBES INFERIEURES · texte numérisé non relu

ARTÈRES ART1CULAIBES INFERIEURES

On en compte ordinairement deux, l'une externe et l'autre interne } qui forment presque toujours deux troncs distincts.

i° Artère articulaire inférieure interne. Née assez haut au-dessus du muscle poplité , elle descend obliquement en dedans, sous le nerf sciatique, et le muscle jumeau interne; elle contourne immédiatement le condvle interne du tibia entre l'os et le ligament latéral de l'articulation du genou, donne des rameaux aux parties voisines, et se porte en haut et en avant, le long du bord interne du ligament de la rotule, jusqu'à la partie inférieure de cet os, où elle communique par plusieurs ramifications, tant avec l'articulaire supérieure interne, qu'avec l'articulaire inférieure externe.

AUTÉrIOLOCIE. — ART£R. ARTICUI.. INK. T1U1ALE ANTER. 5q5

*a° Artère articulaire inférieure externe. Cachée dans son origine par le muscle jambier grêle, elle descend obliquement en dehors, entre le poplité et le jumeau externe, et passe sous le tendon du biceps et sous le ligameut latéral externe de l'articulation du genou. Parvenue à la par lie inférieure de la rotule, elle se partage en deux rameaux, dont Tan se perd dans le tissu cellulaire graisseux, qui se trouve entre le ligament de la rotule et le tibia, et l'autre remonte le long du ligament pour s'anastomoser sur la rotule avec l'articulaire supérieure externe.

Outre ces deux articulaires inférieures, on rencontre quelquefois une artère articulaire moyenne, qui provient fréquemment de l'interne.

L'artère poplitée, après avoir fourni ces diverses branches artérielles, descend verticalement derrière le muscle de sou nom ^ au-dessous de son bord inférieur, elle se divise en artère tibialc antérieure et en artère tibiale postérieure. Plusieurs auteurs, parmi lesquels nous citerons Sandifort i*l M. Portai, ont observé la bifurcation au-dessus du genou.

artère tibialk antérieur*'.. (Yoy. Prépar., pag. 04-

Après son origine, clic envoie quelques rameaux au jambicr postérieur et au grand fléchisseur des orteils, se dirige en avant, et traverse l'extrémité supérieure du janibici postérieur et du ligament inter-osseux; placée dès lors à la partie antérieure de la jambe, elle se partage en deux bran elles, l'une ascendante, l'autre descendante, qui est la coji tiuuation du tronc; les rapports de la tibialc sont , 1" en arrière , avec le ligament inler-osseux , dans ses deux tier supérieurs, et avec le tibia dans son tiers inférieur; in vu devant, avec les muscles jambier antérieur, extenseur cote mun des orteils et extenseur propre du gros orteil , en ha< seulement, avec les deux extenseurs; 3° en dedans, avec h* jambier antérieur et le tibia; 4° en dehors, avec le nerf tibia I antérieur; en descendant, ces deux parties se croisent di» manière qu'à la partie inférieure de la jambe , le nerf est eu dedans; supérieurement avec le grand péronnicr et le grand extenseur des orteils, et depuis le milieu de la jambe jusqu'en bas, seulement avec l'extenseur du gros orteil.

La branche ascendante, fournie par la tibialc, porte l<*

59<5 ANATOM1E DESCRIPTIVE.

nom iï artère récurrente ( artère récurrente du genou, Ch.) immédiatement appliquée sur Ja face externe de l'extrémité supérieure du tibia, elle marche de bas en haut, donne au jambier antérieur beaucoup de rameaux, traverse l'aponévrose tibiale, et se rend à la partie inférieure du genou , où elle se termine à la peau, en s'anastomosant avec les articulaires inférieures, et par elles avec la supérieure; dans le reste de son trajet , la tibiale donne beaucoup de rameaux aux muscles antérieurs de la jambe et aux téguments; plusieurs vont aux muscles postérieurs et profonds.

Près l'extrémité inférieure de la jambe, l'artère tibiale antérieure donne les deux artères malléolaires , externe et interne y dont l'origine et le volume varient beaucoup.

JJartèrt malléolaire externe prend souvent naissance un peu plus haut que l'interne; elle descend ensuite d'arrière en avant, immédiatement appliquée sur le tibia et le péroné, puis se porte le long de la malléole externe, passe sur l'articulation du pied, et communique avec la pédieuse, |a plantère externe et lapéronnière. Y? art ère malléolaire interne naît ordinairement un peu plus bas que l'externe; elle se dirige derrière le tendon du jambier antérieur, gagne la malléole interne, et s'étend sur la partie voisine de l'articulation tibio-tarsienne et du tarse lui-même; cette artère s'anastomose avec les branches de l'artère du tarse et de la tibiale postérieure.

ARTÈnc pédieuse. (Voy. Prépar.f pag. 640

Cette artère, véritable continuation du tronc de la tibiale, commence au niveau de l'articulation du pied ; de là elle se dirige en avant sur la partie supérieure et interne du tarse, cachée d'abord par l'extenseur du gros orteil , puis située en dehors de son tendon , en dedans du muscle petit extenseur commun ; parvenue à l'extrémité postérieure du premier os du métatarse, elle gagne la plante du pied, en traversant le muscle adducteur du second orteil.

De l'artère pédieuse naissent des branches internes et des branches externes.

Les internes sont assez nombreuses, mais grêles et peu re-

▲ RTKR10L0GIE. ARTEBE PEDIEUSE.

marquables; elles se ramifient sur le bord interne du pied, en s'a nastom osant avec la plantaire interne; les externes se répandent sur le dos du pied et sur le muscle pédieux; deux sont plus considérables et portent les noms d'artères du tarse et du métatarse.

i° Artère du tarse {A. sus-tarsienne, Ch,). Elle provient du coté externe de la pédieuse, tantôt plus haut et tantôt plus bas , sur le dos du pied, quelquefois même au-dessus de l'extrémité inférieure du tibia ; cette artère se dirige transversalement en dehors sur l'astragale et sur Je cal oui eu m s'engage bientôt sous le muscle pédieux, et se recourbe sur le tarse pour se porter directement vers le bord externe du pied, passe sous le tendon du grand péronnier, et s'anastomose avec l'artère plantaire externe; dans son trajet, elle donne des rameaux à l'astragale, au calcanéum, à l'articulation tibio-tarsienne et au tarse.

i° Artère du métatarse ( A, sus-métatarsienne , Ch. ). Son origine est très variable : on la voit naître tantôt de l'artère du tarse , tantôt de la pédieuse ; elle est ordinairement moins volumineuse que la précédente; dirigée de dedans en de* hors, elle s'engage sous le premier tendon du musclé pédieux, et présente une convexité plus ou moins sensible en avant, et formant une arcade que complète en dehors l'anastomose qui atoujour slieu entre elle et Partère-du tarse; de la concavité de cette arcade, naissent des rameaux appelés postérieurs , en nombre incertain , qui se portent sur le tarse et s'y perdent en se ramifiant, surtout dans le muscle pédieux^ sa convexité fournit trois rameaux nommés^/tlr^r/eirry ou artère* in ter-osseuses dorsales du pied ; ces rameaux marchent dans les second , troisième et quatrième espaces interosseux • ils s'anastomosent, par leur extrémité postérieure, avec les artères perforantes postérieures; ^par leur extrémité antérieure, avec les artères perforante» antérieures , ^ntre les bases des premières phalanges des orteils, et donnent ensuite, en dehors et en dedans, des branches -qui les font communiquer sur le dos du tarse, et qui se ramifient dans les muscles inter-ossetrx externes, les os du métatarse , l'abducteur du gros orteil , et la peau de la face dorsale du tarse ; les artères in ter-osseuses se terminent par doux petits rameaux, qui suivent les bords rorrcKpondants des orteils,

5f)8 AJSÀTOMIE DESCRIPTIVE.

depuis le bord externe du second jusqu'au bord interne du dernier, et qui se distribuent à la peau.

Le tronc de l'artère pédieuse se divise, entre les extrémité* postérieures du premier et du second os du métatarse, en deux branches. L'une est la continuation du tronc, ordinairement nommée artère dorsale du gros orteil. Celle-ci se porte d'arrière en avant, sur le dos du pied , le long du bord externe de l'orteil, et se partage en deux rameaux, l'un pour ic côté externe du premier orteil , l'autre pour le côté interne du second. La seconde division du tronc de la pédieuse, branche anastomotique profonde, passe immédiatement a la plante du pied, entre les deux os, et forme, avec l'artère plantaire externe, Yarcade plantaire profonde y qui donne naissance a la plupart des artères plantaires des orteils.

artère pÉbonpuÈre. (Voy. Prepar., pag.

(/est la moins volumineuse; elle naît ordinairement Un à deux pouces au-dessous de l'origine de l'artère tibiale ante- ' rieure; quelquefois elle n'existe point du tout, et se trouve remplacée par des brandies qui proviennent l'une après rentre de la tibiale postérieure. Après soir origine, eljedei- <;oud a la partie postérieure et profonde de la jambe , le lonfl du bord et de la/uCc internes du péroné, jusqu'au tiers inférieur du membre. Placée d'abord sur le muscle jambier pofléricur, puis renfermée entre ses fibres j ses rapports sont . i° en arrière, avecles muscles soléaire et long fléchisseur du i;roS orteil ; 'â° en devant et en haut, avec Je jambier j>ostéx ieur ; 3° en devant et en bas, avec le ligament iii ter-osseux. Dans son trajet, l'artère péronnière fournit, iw des rameaux internes qui se jettent dans les muscles soléaire et jumeau*; des rameaux internes qui vout aux muscles jambier postérieur, grand fléchisseur de* orteils et grand fléchisseur du gro* orteil. „ ....

Parvenue au tiers inférieur de la jambe f très souvent près de la malléole externe, l 'artère péronnière se divise en deux branches, l'une postérieure, l'autre antérieure. '<••,..

\° Artère pérvnnière postérieure, Itàie.dc&cend derrière l'articiiiation inférieure du péroné, eusui^aul Je trajet primitif de l'artère, et fournit fie nombreux rameaux à la partie in-

ARTEMOLOCilE. — ARTERES PEROft N1ERE, T1BIAL. POST. 5§<)

féricure des muscles postérieurs de la jambe , et à l'artieu- Jation péronéo-tibialc. Arrivée sur le côte externe du calcauéum, elle forme plusieurs rameaux qui se ramifient dans le tissu cellulaire graisseux environnant, et dans les téguments. Un d'eux se porte transversalement sous la malléole oxterne (artère malléolaire externe postérieure), et vient communiquer en devant avec le rameau externe inférieur de la tibiale antérieure.

2° Artère péronnière antérieure* Elle traverse le ligament inter-osseux à sa partie inférieure, se porte sur la partie antérieure de l'articulation péronéo-tibialc inférieure, et s'unit ;ivec la tibiale antérieure, en formant une petite arcade, de laquelle proviennent des rameaux plus ou moins nombreux qui se jettent dans les parties voisines.

La péronnière antérieure naît quelquefois de la tibiale. Dans certains cas, rares à Ja vérité, on l'a vue fournir la plantaire externe et la plantaire interne.

artère tibiale POSTERIEURE. ( Voy. Prépar., pag. 64. )

Plus volumineuse et moins profonde que la précédente , elle s'éloigne plus qu'elle de la direction du tronc primitif, ^ se dirige un peu en dedans , et descend entre les deux plans des muscles postérieurs de la jambe, jusque sous la voûte du caicanéum , où elle se partage en deux branches. Ses rapports sont , i° en arrière et en haut, avec les muscles jumcatix et soléairc; a° en arrière, en dehors et en bas , avec le tendon d'Achille; 3° en devant et de haut en bas, avec le jambier postérieur, le grand fléchisseur des orteils, poplité" interne, et la face postérieure du tibia; 4° en dehors , avec ie nerf tibial postérieur.

Dans son trajet, la tibiale envoie des rameaux peu nombreux, qui se répandent dans les muscles jambier postérieur et fléchisseur, dans le périoste et la peau; c'est elle qui fournit au tibia son artère nourricière.

Sous le caicanéum, la tibiale postérieure donne quelques rameaux aux muscles adducteur du gros orteil, pètit fléchisseur des orteils et à la peau ; puis elle se partage en deux branches volumineuses, qui son V les artères plantaire in ter rte <*t externe.

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ANATOMIF. DlSChlPTlVL.

ARTERE PLANTAIRE INTERNE, (Voy. PrépOT., pag. 64-'

Toujours moins considérable que l'externe, et cachée par le ligament annulaire interne du tarse, elle marche horizontalement en avant au-dessus du muscle adducteur du gros orteil; elle se porte ensuite en dedans, passe sous le muscle court fléchisseur du gros orteil, et finit en s'anastomosant avec Ici premières collatérales. Dans son trajet, la plantaire interne donne de nombreux rameaux à l'articulation tibio tarsienne, aux muscles superficiels de laplantedupied, auxligameutsdu tarse, au muscle adducteur du gros orteil , et aux tégument, de la plante du pied.

ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE. (Voy. PrépOT. , pag. 64.)

Plus volumineuse et plus profonde que l'interne, ondoitla considérer comme la suite véritable de la tibiale postérieure; el le s'écarte, dès son origine, beaucoup en dehors, marche, eu avant, dans l'intervalle qui existe entre le petit fléchisseur des orteils et l'abducteur du petit orteil , et gagne le boni externe de la plante du pied; où elle se porte d'arrière en avant, le long du bord interne de l'abducteur du petit orteil , en s'anastomosant avec les artères du tarse et du métatarse* Vers l'extrémité postérieure du cinquième os du métatarse, l'artère se replie en dedans, et fournit une brandit* qui va s'anastomoser sur la phalange unguéale du petit orteil ; ensuite la plantaire externe se dirige presque transversalement, en devant et en dedans, entre les inter-osseux internes et les autres muscles de la plaute du pied , et forme, en communiquant avec la branche anastomotique de la pédieuse, V arcade plantaire profonde, dont la concavité est tournée en arrière, et la convexité en devant.

Cette arcade fournit les artères collatérales des orteils, et les artères perforantes antérieures et postérieures.

Le» artères collatérales des orteils naissent de la convexitéde l'arcade ; elles sont ordinairement au nombre de quatre. La prem ière se porte en devant et un peu eu dehors, au-dessousdu muscle court fléchisseur du petit orteil , dont elle constitue le rameau collatéral externe; les trois autres marchent hor*-

ARTEMOLOGIE. — ARTERES PLAHT. INTER*. ET EXTERN • Go 1

zoulaleuieut dans le» trois derniers espaces in ter-osseux, eu donnant des rameaux aux muscles qui les remplissent, et aux lombricaux. Lorsqu'elles sont arrivées vers l'extrémité antérieure du métatarse, elles se dirigent au-dessus du muscle abducteur transverse du gros orteil , et fournissent chacune un petit rameau qu'où nomme perforant antérieur, parce qu'il perce verticalement les espaces interosseux pour s'unir avec les rameaux in ter-osseux de la branche métatarsienue. Les trois artères des orteils se partagent chacune ensuite en deux rameaux qui suivent les bords correspondants des orteils, depuis la partie interne du cinquième jusqu'à la partie externe du second; leur distribution a la plus grande analogie avec les artères collatérales des doigts.

Du côté supérieur de l'arcade plantaire, naissent* les artères perforantes postérieures, au nombre de trois ; elles percent verticalement les espaces inter-osseux , arrivent sur le dos du pied, où elles s'uuisseut avec les artères interosseuses de l'artère du métatarse.

Eu fin l'arcade profonde fournit des branches inférieures et postérieures très grêles, qui vont aux muscles inter-osseux et lombricaux , et aux articulations ta rso-roéta tarsien nés.

f>O.Î ANAIOMIK DkSCRIPTIVE.

VÉNOLOGIE.

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Les veines sont les vaisseaux qui rapportent au cœur le sang de toutes les parties du corps $ comme tout le système vasctilairc, elles ont une disposition arborisëe ; elles forment, dans l'économie, deux systèmes tout-à-fait distincts : l'un, général , ramène le sang du corps à l'oreillette droite , l'autre ramène Je sang du poumon à l'oreillette gauche. 11 existe, en outre7 dans l'abdomen , un système particulier auquel on a donné le nom de veine porte : ce système est placé comme intermédiaire entre les dernières ramuscules des artères gastriques, intestinales et spléniqucs, qui se continuent avec ses racines, et les premières radicules des veiue* sus - hépatiques , qui sont la continuation de ses rameaux. Le nombre des veines est , en général, plus grand que celui des artères ; leur situation est souvent semblable à la leur; ces deux ordres de vaisseaux s'accompagnent mutuellement dans leur trajet, et se continuent à leur terminaison. H faut, néanmoins, faire une exception pour les veines du crâne, du rachis, du foie , de l'œil, et plusieurs autres poui l'azygos.

Les veines commencent par des radicules capillaires ; ellci constituent ensuite des troncs qui ont, eu général, uu trajet moins flexueux et plus court que les artères; leur intérieur est garni d'un grand nombre de valvules ou de replis tic la membrane interne ; ces valvules se traduisent à l'exténcui par des nodosités qui sont moins nombreuses pour les veines superficielles que pour les veines profondes.Ces nodosités sont en rapport avec le nombre des valvules , qui est plus considérable dans les veines profondes que dans les veines superficielles; cette opinion, contraire à celle des anatonnste*.

VfcNOLOGIK. — CONSIDERATIONS GENEH ALtS . fio3

est pourtant conforme à l'observation , ce dont il est facile rie s'assurer en comptant les valvules des veines superficielles et celles des veines profondes , dans un lieu déterminé *. On ne rencontre point de valvules dans les veines encéphaliques , rachidiennes, diploïques, utérines, dans celles des poumons , dans la veine porte, dans les veines caves et dans la veine ombilicale.

Le tissu cellulaire entoure les veines , et leur forme une pairie lâche , dans laquelle elle jouent librement; leur membrane externe, de nature fibro- cellulaire , ressemble beaucoup à celle des artères; la membrane moyenne est iormée de fibres plus extensibles que celles des artères; les unes paraissent longitudinales, les autres annulaires; la membrane interne s'éloigne beaucoup de celle des artères, par son extensibilité et sa résistance à la rupture, et par sa texture filamenteuse. Les sinus, les veines des os ne présentent guère que cette membrane.

La fonction des veines est de conduire le sang de toutes les parties du corps au cœur; ce trajet est continu, sans pulsation. Dans certains cas,' on y remarque quelque chose «l'analogue au pouls artériel; cet état particulier est suitout évident dans la gêne de la circulation.

1 M. Blandin a signalé ce fait, entièrement opposé à ce qui est .iilinis par tous les auteurs* Cet analomistc s'en est assuré d'une manière positive, par un grand nombre <lc dissections et d'injections comparatives des deux couches veineuses des membres. Voici comme il explique la prédominance des valvules dans les veines profondes : « De nombreuses valvules étaient nécessaires dans ces veines, parce que celles-ci ont des parois très faibles, parce que , pressées par les muscles, dans les interstices desquels elles sont placées, leurs parois avaient à vaincre dans la circulation, des frottements considérables « et peut-être aussi parce que , voisines des artères , dans lesquelles le sang circule de haut en bas, et qui, par conséquent, leur impriment une secousse dans cette direction , elles devaient posséder en elles-mêmes une forci? «capable de détruire cet obstacle à leur circulation. Au contraire , les veines superficielles, qui sont dans des circonstances inverses , avaient inoins besoin de ces soupapes mobiles , qui facilitent le cours du san^ veineux, en brisant les colonnes qu'il forme, et , par suite, en laissant peser un poids moins considérable sur la partie inférieure du tube des veines, el sur leur système capillaire. * [Ànat. tnp., Membres.)

6o4 ANATOMIK DESCRIPTIVE.

Les veines n'ont pas une élasticité si grande que les artères; en revanche, leur irritabilité, ou contractilité vitale, est plus prononcée; la sensibité y est obscure ou douteuse; elles paraissent exercer une action additionnelle sur le cours du sang; car si on comprime l'artère d'un membre, dans un animal , le cours du sang veineux sera ralenti , mais ne sera point arrêté. Leur calibre augmente avec l'âge : chez le vieillard on les trouve généralement plus amples que chei l'adulte.

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