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VA14.4SALX lAMPHATlgllù* DKS VlSCKRtS DU BAS-VENTllL.
On en fait deux classes, les lymphatiques profonds des organes génitaux et urinaires, et les lymphatiques de l'appareil digestif , delà rate, du paucrêas , du foie, etc.
I aisseaux lymphatiques profonds des organes génitaux et urinaires. Ceux de la verge et du clitoris suivent l'artère honteuse interne, et s'engagent dans les ganglions pelviens internes. Les lymphatiques du testicule proviennent des tuniques , de la substance du testicule et de l'épididyme; ils se réunissent en huit ou douze troncs, remontent avec le cordon des vaisseaux speimatiques, passent par l'anneau inguinal, et vont se terminer aux ganglions lombaires, suivant le cours de l'artère spermatique. Les lymphatiques de la prostate et des vésicules séminales sont eu partie confondus avec ceux de la vessie, et se rendent dans les ganglions hypogastriques. Les lymphatiques du vagin et de la matrice, très volumineux dans l'état de grossesse , se portent dans les ganglions hypogastriques. Dans l'état de vacuité, ils sont fort petits. Ils naissent dans l'épaisseur de l'utérus, et le réunissent à ceux du vagin. Les plus élevés s'unissent à ceux de l'ovaire, accompagnent les vaisseaux speimatiques, et se terminent dans les ganglions lombaires.
Parmi les lymphatiques des voies urinaires, ceux de la vessie, très multipliés, suivent le trajet des vaisseaux de cet organe, et aboutissent aux ganglions hypogastriques. Les lymphatiques des reins , nés profondément ou superficiellement dans le tissu de ces organes, constituent des troncs qui se réunissent, sortent de la scissure réuale avec les vaisseaux rénaux , et vont se terminer aux ganglions lombaires , sur les cotés de l'aorte. Les vaisseaux capsulai 1 es (surrénaux. Ch.) tirent leur origine des capsules surrénales, et s'anastomosent fréquemment avec ceux des reins; quelques-uns aboutissent, à droite, aux ganglions hépatiques, et à gauche, aux ganglions spléniques.
Vaisseaux lymphatiques des organes digestifs. Les lymphatiques des intestins, aussi nommés vaisseaux lactés ou chylifèrcSy naissent, les uns superficiellement, du péritoine, et se dirigent dans le sens de la longueur de l'intestin ; les autres profondément dans la tunique villcuse, recevant sur-
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tout les radicules qui absorbent le chyle, environnent le canal intestinal eu manière d'anneaux ; tous se rassemblent en petits troncs qui cheminent entre les feuillets du mésentère, traversent les ganglions mésentériques, s'anastomosent avec les lymphatiques du pancréas , de la rate et du foie , et vont concourir à former Tune des grandes racines du caual thoracique.
Les vaisseaux lymphatiques de l'estomac et des épiploons sont également distingués en superficiels et profonds; on peut aussi les rapportera trois ordres distincts. Les uns, nés du grand cul-de-sac de l'estomac, accompagnent, à gauche, les vasa breviora, et vont s'anastomoser avec ceux de la rate. Les autres proviennent de la petite courbure de l'estomac, se divisent dans les ganglions qui s'y rencontrent, et se réunissent sur le côté droit du cardia: ils se recourbent ensuite à droite pour aller s'anastomoser avec les lymphatiques inférieurs du foie, au-dessous de son lobule. Les troisièmes descendent des deux surfaces de l'estomac, veto les ganglions situés le long de la grande courbure, se réunissent vers le pylore, se portent entre lui et le pancréas, pour se joindre, autour des artères cceliaque et méseutérique supérieure, aux lymphatiques des intestins, avec lesquels ils forment une des principales racines du canal thoracique.
Les lymphatiques du grand épiploon sont peu nombreux; ils communiquent avec les précédents, dans les ganglions de la grande courbure de l'estomac.
V aisseaux lymphatiques de la rate, du pancréas et du foie. Les lymphatiques de la rate naissent, les uns, superficiellement, de la tunique péritonéale de cet organe , les autres, profondément, de sa substance même. Après s'être réunis vers la scissure de l'organe, en quelques troncs qui communiquent autour des vaisseaux spléniqucs, ils passent sous le pancréas, et s'anastomosent avec les lymphatiques inférieurs du foie. Les lymphatiques du pancréas, nés dans l'épaisseur de cette glande, se joignent à ceux de la rate et de l'estomac.
Les lymphatiques du foie s«nt extrêmement nomlreux; 1ls présentent inoins de valvules que les autres; on les distingue en superficiels et profonds.
ï^es lymphatiques superficiels de la face supérieure du J'oie
036 ANATOM1E DESCRIPTIVE.
i 01 meut environ quatre faisceaux sur le lobe droit; le premier naît de Ja région moyenne du lobe droit, et un peu aussi du lobe gauche 5 les troncs qui le composent, s'ençagent dans le ligament suspenseur du foie, pénètrent dans la poitrine, près l'appendice xiphoïde , reçoivent plusieurs lymphatiques du péricarde et du média s tin , et vont s'ouvrirdaD* le canal thoracique, près de la veine jugulaire in terne gauche; le second faisceau tire son origine de la plus grande partie de la surface du lobe droit, traverse le ligament latéral droit du foie, et se diviseen deux paquets de vaisseaux; les uns se portent en haut et rentrent ensuitedans l'abdomen avec l'aorte, pour se jeter dans les ganglions qui l'avoisinent; les autres se dirigent le long des dernières côtes, jusqu'aux articulations costo-vcrtébrales , où ils communiquent avec les lymphatiques inter-coslaux , et se terminent dans le canal thoracique ; le troisième faisceau naît sur le milieu du lobe droit et gagne la partie postérieure du foie. De ces vaisseaux, ta uns se joignent aux précédents, les autres vont dans la poitrine finir dans le canal thoracique. Enfin le quatrième feisccau provient de la partie antérieure du même lobe. Une partie de ces vaisseaux s'anastomose avec le premier faisceau dans le ligament suspenseur; les autres descendent dans la scissure du foie et communiquent avec les lymphatiques profonds.
Les lymphatiques de la face supérieure du lobe gauche forment trois séries : dans la première sont compris tous ceux qui s'engagent dans le ligament suspenseur, pour s'uuir au premier faisceau des lymphatiques du lobe droit; ceux de la seconde naissent de toute la surface du lobe, s'introduisent entre les lames du ligament latéral gauche, et se partagent en deux sections : les uns, supérieurs, se portent vers la grosse extrémité de l'estomac, où ils se joignent à plusieurs lymphatiques de la rate; les autres, inférieurs, se dirigent vers la petite courbure , traversent quelques glandes, et s'unissent aux lymphatiques de l'estomac et aux autres du foie ; enfin les vaisseaux de la troisième série proviennent de la partie postérieure du lobe gauche, et se perdent daus les ganglions de la petite courbure de l'estomac.
Les lymphatiques superficiels de la face inférieure du foi* constituent des faisceaux moins nombreux que ce ux de h