‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 35 sur 304 · X.YMPBOTOM1C. CANAL THORACigi E. (k · texte numérisé non relu

X.YMPBOTOM1C. CANAL THORACigi E. (k

du Mascagni, vous ferez transporter le cadavre dans un lieu eiposé à une vive lumière. Si vous voulez injecter les lymphatiques superficiels des membres supérieurs ou inférieur» du tronc , de la tête, 'des fesses , des parties génitales, vous fierez sur le dos du pied, de la main , près des doigts ou sur leurs téguments , uue incision avec un petit scalpel , et vous séparerez le pauuicule graisseux de la peau. Vous agirez de même sur toute autre partie, mais, quelle qu'elle soit, vous ne la dénuderez des téguments que dans une petite éteudue, de peur que d'autres lymphatiques, exposés à l'air, ne viennent à se vider , et qu'ils ne se dérobent à la vue.

» Après cette opération, vous apercevrez plusieurs vaisseaux déliés, noueux, remplis d'une humeur tra us pareil te , s'anastomosaut entre eux, et formant des rameaux qui , par leur réunion successive , donnent naissance à des troncs assez volumineux pour qu'on puisse y introduire facilement un tube de verre.

» Lorsqu'on veut injecter les lymphatiques profonds du pied, on enlève les téguments au-dessous de la malléole externe, et la petite saphène étant à découvert, on aperçoit au-dessus, au-dessous ou latéralement, un ou deux troncs lymphatiques. Les vaisseaux qui accompagnent l'artère tihiaJe postérieure, l'antérieure et la péronnière, sont ordinairement apparents sur le dos et la plante du pied , et vis-à-vis l'articulation tibio-astragalienne. Ou trouve de la même manière les troncs Ivmphatiques qui partent des muscles des fesses et des hanches, ainsi que les mammaires, les épigastriques, les iliaques circonflexes , les lombaires, les intercostaux , et enfin tous ceux qui viennent des muscles, et accompagnent les vaisseaux.

» Ou trouve les lymphatiques profonds des membres supérieurs sur le dos et dans la paume de la main ; niais la quaolité dégraisse qui les entoure rend difficile l'introductiou du tube dans les vaisseaux palmaires.

» Les vaisseaux lymphatiques superficiels du foie et du poumon, s'offrent facilement à la vue ; ceux du foie sont ordinairement remplis d'une humeur transparente colorée par uue teinte jaunâtre ; et comme la plupart de leurs troncs traversent les ligaments de ce viscère, en exposant ceux-ci à la lumière, on découvre aisément les vaisseaux qui nous oc-

"tO IMKrAMATlOUS AU ATOMIQUES.

eupent, on en observe la marche, et ou en suit la direction sur la surface du viscère. Quant à ceux des poumons, on les distingue avec facilité, parce qu'étant remplis d'une humeur transparente, ils tranchent sur 'la couleur de la sur-" face un peu livide et tachetée de ces viscères. Toutes les fois qu'on injecte les vaisseaux superficiels du poumon ou du foie, leurs vaisseaux profonds se remplissent aussi, mais l'injection est rarement complète, parce que les ruptures qui ont lieu, l'empêchent de réussir.

» Les lymphatiques profonds des autres viscères se trou- > ont facilement dans le voisinage des vaisseaux sanguins, car ils s'offrent à la vue, remplis d'une humeur transparente. »

Les lymphatiques des intestins sont assez difficiles à injecter près de leur bord convexe; il est bon de s'exercer d'ai)ord à faire quelques injections de ces vaisseaux sur les intestins et sur le mésentère du cheval.

On peut encore étudier les lymphatiques qui naissent'dea intestins, en tuant un animal trois ou quatre heures après qu'il a mangé. Certains cas pathologiques les reudent quelquefois très visibles; j'ai eu deux fois occasion de les voir y c hez des sujets ouverts par mon célèbre confrère M. Andral. Ils s'abouchaient avec les villosités, rampaieut sous la muqueuse , traversaient le méseutère , et allaient aboutir au réservoir de Pecquet.

Quelle que soit la partie qu'on veuille injecter, nous conseillons d'employer l'appareil de Bogros.

Après avoir mis à nu le vaisseau , suivant le procédé décrit , on saisit l'instrument, rempli de n.ercurc aux trois quarts de sa hauteur, à la réunion des deux tubes, en l'inclinant sur Pavant-bras, pour que le métal ne coule pas sur la pièce qu'au prépare. Il faut alors approcher l'extrémité capillaire de l'instrument, du lymphatique qu'on veut injecter, etla faire; pénétrer presqu'horizoutalement dans la cavité de ce vaisseau, par un léger mouvement de rotation delà maiu. On ramène ensuite la grande branche du tube à une direction parfaitement verticale, et le poids du mercure le fait passer avec facilité dans les vaisseaux.

L'injection des lymphatiques conduit naturellement à celle des glandes, qui est beaucoup plus difficile à effectuer. Mascagni assure que lorsqu'on veut étudier la structure in-

1/VMPHOrOMIK. NfcVnOTOMIE. «1|

*rae d'une glande, on doit injecter ses lymphatiques avec in liquide qui se solidifie par le repos ou le refroidissement , rt séparer les uns des autres, avec la pointe d'une aiguille, tous les vaisseaux remplis d'injection.

Od dissèque ensuite les vaisseaux lymphatiques injectes , fa commençant par les membres, dont on enlevé la peau avec Seaucoup de précaution , en ayant soin de ne pas emporter 'e tissu cellulaire sous-cutané. On aperçoit alors les lymphatiques, situés la plupart dans le voisinage des veines superficielles ; si l'on coupait un vaisseau, il faudrait aussitôt y faire deux ligatures.

Le» troncs profonds doivent être disséqués comme les artères qu'ils accompagnent.

On trouve facilement les lymphatiques des membranes qui revêtent les cavités splanchuiques et les lymphatiques superficiels des viscères j il n'est pas aussi aisé de voir les profonds, à moins qu'on ne les ait remplis d'une injection solide, et qu'on ait fait macérer l'organe.

V la face et au cou, on se comporte comme aux membres, en clierchantégalement leurs glandes avec soin.

On termine la dissection eu poursuivant jusqu'à leur embouchure dans les veines, les lymphatiques principaux, le canal thoracique 1 , qui s'ouvre presque toujours par un seul . tronc, dans la partie postérieure de la veine sous-claviere (;aeciie, a l'endroit où elle reçoit la jugulaire interne, et le iprznd tronc lymphatique du côté droit, qui s'ouvre dans l'angle de réunion des veines sous-clavières et jugulaire interne.

NÉVROTOMTE.

La plupart des anatomistes sont dans l'usage' de séparer le cerveau, ses dépendances et la moelle épinière de la description des nerfs; cette marche offre trop d'inconvénients pour que nous ne nous empressions pas de lui substituer la me'thode beaucoup plus naturelle et plus simple de la dissection des nerfs, précédée de celle des centres d'où ils tirent leur origine. !Nous diviserons cet article en quatre

1 Ce canal est placé dans la poitriue, entra l'aorte et la veine asygos.

72 l'KfcrAKATIONS AN ATOMIQUES.

partie», la première comprenant les membranes; la seconde, l.c cerveau, ses dépendances, et les nerfs qui en naissent; la troisième, la moelle épinière et ses nerfs; la quatrième enfin , le grand sympathique et ses divisions.

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