PARIÉTAUX
Os irréguliers , placés sur les parties latérales et supérieures du crâne , convexes en dehors, concaves eu dedans, quadrilatères. Plusieurs anatomistes les considèrent comme les compléments des parties latérales des os temporaux et du sphénoïde ; on les divise eu deux faces et en quatre bords.
Face externe. On y remarque, en haut et en arrière, le trou pariétal; au milieu, la bosse pariétale; en bas, une ligne courbe, portion de la demi-circulaire temporale, et une surface appartenant à la surface du même nom.
Face interne ou cérébrale. Offrant des impressions digitales, et des sillons ascendauts et rameux, qui logent des artères et des veines, et que leur disposition a fait appeler la feuille de figuier; présentant en haut une moitié de la gouttière longitudinale ; au milieu , la fosse pariétale.
Bords. Articulés l'un avec l'autre, en haut, en dedans, le long de leur bord supérieur , au moyen de la suture sagittale; en avant, avec le frontal ; dans cet endroit le pariétal est taillé en biseau supérieurement aux dépens de sa lame externe, et inféricurement aux dépens de l'interne; en arrière, avec l'os occipital; ces bords sont disposés de manière à offrir des angles, l'un antérieur et inférieur articulé avec le sphénoïde , et présentant en dedans une rainure profonde pour l'artère méningée moyenne ; l'autre , postérieur et inférieur, uni à la portion mastoïdienne du temporal , offrant en dedans une portion de la gouttière latérale.
Développement. Chaque pariétal se développe par un point d'ossification qui apparaît dans la bosse pariétale ; il n'est pas rare de voir les pariétaux ne former qu'une seule pièce.
FRONTAL OU COftONAL.
Os symétrique, situé à la partie antérieure et supérieure du crâne, obliquement dirigé , demi-circulaire, convexe en avant, coucave en arrière, divisé en deuxfacesetendeuxbords.
Face frontale ou antérieure. On y remarque sur la ligne
OSThOLOGlE ET SYNDF.SM. — PAH1ETAL. FRONTAL. 1 57
médiane et de haut eu bas , i° la trace longitudinale linéaire, indiquant l'endroit où les deux moitiés de l'os s'adossent l'une contre l'autre; 2° la bosse nasale, dont la saillie est en raison directe de l'âge; 3° Y échancrure nasale , qui s'articule avec les os nasaux et les apophyses mon tau tes des os maxillaires supérieurs; 4° V épine nasale, qui s'unit avec les os nasaux et avec la lame verticale de l'ethmoïdc, et présente sur ses côtés deux gouttières longitudinales; 5° V échancrure ethmoïdalc, qui reçoit l'ethmoïdc , et sur les parties latérales de laquelle ou aperçoit l'ouverture des sinus frontaux et des portions de cellules qui concourent à former les conduits orbitaires internes {cellules etlimoidales). On y trouve aussi deux demi-gouttières*
Sur les côtés de la face frontale, et de haut en bas. ou voit, i° une surface large et lisse; i" la bosse frontale, qui proéminc en raison inverse de l'âge; 3° au-dessous de cette éminence, immédiatement au-dessus du bord supérieur de l'orbite, uuc protubérance qu'on nomme arcade sourcilicre, qui donne attache au muscle sourcil ier; 4° l'arcade orbitaire, terminée par les apophyses orbitaires intente et externe, doot la première s'articule avec l'os unguis, et la deuxième avec l'os malaire; à son tiers interne, l'arcade présente le trou sus -orbitaire, pour le passage des artères et nerfs frontaux; en arrière , uu eportiou de la fosse temporale, et audessous d'elle, la cavité orbitaire, qui offre en dehors la fossette de la glande lacrymale, en dedans l'insertion de la poulie du grand oblique.
Face cérébrale ou postérieure. Ou y voit sur la ligne médiane , i° la gouttière du sinus longitudinal supérieur, une crête pour l'insertion de la faux de la dure-mère , le trou borgne ou épineux; a°sur les côtés, les impressions digitales, divers sillons artériels, les fosses coronales et les bosses orbitaires.
Bord supérieur. Articulé avec les pariétaux , et , par ses extrémités , avec les grandes ailes du sphénoïde. Bord inférieur. Uni avec les petites ailes du sphénoïde.
Développement. Vers deux mois de vie intra-utérine, le frontal se développe sous la forme de deux pièces latérales, qui commencent à se souder pendant le cours de la première âuuée, et dont la réunion est tout-à-fait achevée vers la fin
l5S AWATOMIE DESCRIPTIVE.
de la seconde. Il n'est pas 1res rare de renconticr ces deux parties séparées.
occipital.
Os plat, symétrique, concave en avant, convexe en arrière, ayant la forme d'un losange, et présentant deux faces et quatre bords.
Face postérieure ou occipitale. On y voit, i° sur la ligne médiane, une surface légèrement convexe; la protubérance occipitale externe, éminence variable, occupaut à peu près le milieu de l'espace compris entre le trou occipital et l'angle supérieur de l'os; la crête occipitale externe , étendue entre le grand trou occipital et l'angle supérieur de l'os, et donnant insertion au ligament cervical postérieur; le grand trou occipital, ouverture elliptique traversée par la moelle épinière, ses enveloppes, l'artère vertébrale et les nerfs spinaux; enfin la surface basilaire, qui est inégale, rugueuse, tapissée par la membrane muqueuse du pharynx, et donne attache aux muscles grand et petit droits antérieurs de la tête et à une aponévrose appelée céphalo-phary ngienne.
i° Sur les côtés, et de haut en bas, on aperçoit une surface triangulaire couverte par le muscle occipital ; la ligne courbe supérieure, dont la convexité est tournée en haut, et à laquelle s'insèrent le trapèze et le sterno-mastoïdien ; des empreintes inégales donnant attache aux splénius, aux grand et petit complexus; la ligote courbe inférieure , présentant la môme direction que la supérieure; des empreintes pour l'insertion des muscles grand et petit droits postérieurs et petit oblique de la téte; la fosse condylienne postérieure, traversée par le trou du même nom, pour des vaisseaux artériels et veineux; \ccondy le articulaire, éminence allongée d'avant en arrière, encroûtée de cartilage, articulée avec la première vertèbre cervicale, donnant attache en dedans au ligament odontoïdieu , limitée en dehors par une surface à laquelle se fixe le muscle droit latéral de la tète; en avant et en dehors du condyle, on aperçoit la fosse et le trou condylien antérieurs pour le nerf hypoglosse.
Face antérieure ou cérébrale. Elle offre, i° sur la ligne médiane, et de haut en bas, la gouttière du sinus longitudinal supérieur, qui se divise en deux bmnehes ou se déjette
OVTtOLOGIE ET SYNDESM. — OCCIPITAL. — TEMPORAUX . I 3<)
d'un 6cuî côte, le plus souvent à droite; la protubérance occipitale interne; la crête occipitale interne, qui s'étend de l'éminence précédente, se bifurque pour se perdre sur les côtés du trou occipital, et donne attache à la faux du cervelet; l'orifice interne du trou occipital, plus évasé que l'externe; la gouttière basilaire , large, inclinée en arrière, et sur laquelle repose la protubérance annulaire.
2° Sur chaque côté, de haut en bas, la fosse occipitale supérieure , dans laquelle sont logés les lobes postérieurs du cerveau ; le commencement de la gouttière latérale, qui se continue avec la gouttière sagittale; la fosse occipitale inférieure ou cérébelleuse, plus large, plus profonde que la supérieure, destinée à recevoir le cervelet; la fin de la gouttière latérale, qui présente l'orifice interne du trou coudylieu antérieur; une petite gouttière placée sur les côtés de la basilaire, et recevant une portion du sinus pétreux inférieur; l'orifice interne du trou condylien antérieur.
Bords, On en compte quatre : les deux supérieurs sont de dentelures, pour s'articuler avec les pariétaux. Bords inférieurs. Unis en avant au rocher par une surface allongée, présentant eu arrière une échancrurc qui concourt à former le trou déchiré postérieur; au-delà, l'apophyse jugulaire , éminenec munie d'une facette triangulaire, et revelue de cartilage pour s'articuler avec le temporal; une surface rugueuse, allongée, qui se joint au îocher. Ces bords, en se réunissant avec les supérieurs, donnent naissance à deux angles latéraux assez saillants, articulés avec la portion mastoïdienne du temporal; à un angle supérieur, articulé avec les pariétaux, et à un angle inférieur qui, sous It* nom àf apophyse basilaire, s'unit au sphénoïde.
Développement, L'occipital se montre bien avaut le sphénoïde; il est formé de sept points d'ossification. De ces sept points, un appartient à l'apophyse basilaire, et deux aux condvles; deux autres germes osseux se développent dans le fond de chacune des fosses occipitales; ces quatre derniers se réunissent de très bonne heure, et constituent la partie plate de l'os.
temporaux.
Os pairs, non symétriques, et fort irréguliers, placés sur les
iGo ANATOMIE DESCRIPTIVE.
parties latérales et inférieure du crâne, partages par beaucoup d'nnatomistcs en trois portions : une supérieure ou écailleuse, une postérieure ou mastoïdienne, une interne ou pierreuse; on leur considère deux faces et une circonférence.
Face externe ou auriculaire. On y voit de haut en bas une surface con\cxc, faisant partie de la portion écailleuse , parcourue par quelques sillons artériels, et concourant à former la fosse temporale; au-dessous, Y apophyse zygomatique, prolongement de la face externe de la portion écailleuse ou squammeuse, divisée à sa base en deux branches, dont l'externe, qui est la plus longue, est située au-dessus du conduit auditif externe, et bouche son orifice eu haut, tandis que l'inférieure, qui est transversale, et à laquelle on donne le nom à' éminenec articulaire , borne eu avant la cavité glénoïdc. L'apophyse zygoma tique donne attache, par son bord supérieur, à l'aponévrose temporale; par l'iuférieur et par sa face interne, au muscle masséter; elle est recouverte en dehors par la peau, et s'articule, par son sommet, avec l'os malaire; entre les deux racines de l'apophyse zygomatique, on trouve la cavité glénoïdc du temporal , oblongue, articulée en devant avec le condyle de l'os maxillaire inférieur, séparée en deux portions par la fissure de Gloser ou fente glénoïdale, qui communique dans la cavité du tympan , et que traversent le muscle antérieur du marteau et le nerf appelé corde du tympan; derrière la cavité glénoïdc, le conduit auditif externe ( trou oriculaire, Oh.) , inégal, rugueux à son orifice, donnant attache au fibror cartilage de l'oreille. Dans le fœtus, ce conduit n'existe pas: on rencontre à la place un cadre osseux, dans lequel est euebassée la membrane du tympan ; plus en arrière et un peu en-dessous, V apophyse mastoïde, à laquelle s'insère le mufele stenio-mastoïdicn , et qui est développée en raison directe de l'âge; au-dessous de cette apophyse, on aperçoit la rainure (figastrique , où s'insère le muscle du même uom; derrière / ou trouve une surface raboteuse , à laquelle se fixent le sternomastoïdien, le spléni us et, lepetiteomplexus, et dans le même endroit, le trou mastoïdien, qui livre passage à une artère et à une veine.
Face interne ou cérébrale. Très inégale, et recouverte par la dure-mère; on y distingue çn haut une surfrçe allongée,
OSTÉOLOGIL Kl Si NDKSM. TtMPOHAL. l6l
articulée avec le bord inférieur du pariétal; au -dessous délie, une surface concave, qui correspond aux lobes jaoyeus du cerveau; tout-à-fait en bas et en arrière, une gouttière large et profonde, qui fait partie de la gouttière latérale, et dans laquelle se présente l'orifice interne du trou mastoïdien. Du milieu de cette face, s'élève le rocher [apophyse pétrée, Ch.), éminence pyramidale, triangulaire, dirigée en avaut et en dedans; cette apophyse offre plusieurs faces : la première est supérieure , on y remarque en avant un sillon , qui vient aboutir dans un trou nommé hiatus de Fallope, et par lequel s'introduit un filet nerveux du ganglion sp hé no-pal a tin ; la seconde face est postérieure , on y voit au milieu une fente, qui n'est autre chose que l'orifice inférieur de l'aquéduc du vestibule, et en avant l'orifice du conduit auditif interne, traversé par les nerfs acoustique et facial ; la troisième face du rocher est inférieure et placée en dehors du crâne; elle présente le trou styuymastoïdien , qui livre passade au nerf facial ; l'apophyse* styloide f éminence très mince , allongée, à laquelle se fixent les muscles stylo-hyoïdien, stylo-glosse, et stylo-pharyngien , les ligaments stylo-maxillaire, et stylo-hyoïdien ; en avant, cette apophyse est embrassée par une espèce de lame saillante appelée apophyse vaginale ou engainante ; une facette encroûtée de cartilage, unie avec l'occipital; une excavation concourant à former le trou déchiré postérieur, et nommée ia fosse jugulaire ; l'orifice inférieure du canal carotidien, Celui-ci monte d'abord verticalement en haut, il se courbe, devient horizontal , et se dirige en avant et en dedans , jusqu'au sommet du rocher, où il se termine. Le canal carotidien livre passage à l'artère carotide interne et à des nerfs; près de cet orifice, on voit une surface inégale,à laquelle s'attachent le péristaphylin interne, et le muscle interne du marteau.
Trois bords limitent les faces du rocher: l'un , supérieur , <»ftre une gouttière pour loger le sinus pétreux supérieur; le second inférieur, est uni avec l'occipital ; on y remarque une échancrure qui fait partie du trou déchiré postérieur, «t une petite ouverture à laquelle se termine Vaquéduc du limaçon; le troisième est antérieur, il s'articule avec le sphénoïde.
Circonférence* On y voit en haut un bord demi circulaire,
l6'2 ANAIOMIE DESCRIPTIVE.
coupé en biseau aux dépens de la lame interne, et joint au pariétal ; en avant , un bord étroit , uni avec la grande aile du sphénoïde ; en arrière, un bord inégal épais, qui s'articule avec l'occipital. A sa réunion avec le bord antérieur du rocher, la circonférence présente deux ouvertures séparées par une lame; de ces ouvertures, l'une , supérieure, donne passage au muscle interne du marteau; l'autre, inférieure, forme l'orifice de la portion osseuse de la trompe d'Eustache. Telles sont les parties externes du temporal; à l'intérieur y il est traversé par un long canal , appelé aqueduc de Fallope , qui aboutit au trou stylo-mastoïdien, reçoit l'hiatus de Fallope , et loge le nerf facial.
Développement. Le temporal est composé de trois pièces : l'une appartient au rocher, l'autre est commune à la portion écailleusc et à l'apophyse zygomatique, et la dernière est réservée pour le cadre du tympan. Ces trois pièces se réunissent ensemble, quelque tems après la naissance. 11 existe toujours néanmoins une séparation entre la face supérieure du rocher, et la face interne de la portion squammeuse.
SPHENOÏDE.
Os impair , symétrique, situé à la partie moyenne et inférieure du crâne ; ainsi nommé, pareequ'on le compare à une chauve-souris. Il est composé d'une portion moyenne, le corps, et tle plusieurs autres parties, qu'on appelle grandes et petites ailes ; on divise le sphénoïde en six faces.
Face supérieure ou cérébrale. Elle est inégale et tapissée par la dure-mère. Sur la ligne médiane, et d'avant en arrière, on voit une surface sur chaque côté de laquelle passent les nerfs olfactifs; une gouttière transversale, qui correspond à l'entre-croisement des nerfs optiques; la fosse pituitaire ou sus-spliénoïdalc> qui est cariée, assez profonde , et loge la glande du même nom; une lame quadrilatère, faisant partie, en arrière, de la gouttière basilaire, échancrée sur ses côtés, et terminée supérieurement par deux angles appelés apophyses clinoïdes postérieures , auxquelles s'insère un repli de la tente du cervelet.
Sur chaque côté, on trouve, i° uneéminenec triangulaire, iplatie , appelée petite aile ou apophyse d'Ingrassias , faisant
OSTKOLOGIE ET SYNDESM. — SPHENOÏDE. l63
partie en haut de la cavité crânienne, on bas , do l'orbite î son bord antérieur s'articule avec le bord inférieur du coronal ; le postérieur est arrondi et libre; son sommet très allongé se dirige en dehors ; sa base se continue avec le reste de l'os , et présente en arrière un tubercule appelé apophyse clinoïde antérieure. Cette apophyse fait face à la clinoïde postérieure ; a° le trou , ou , pour mieux dire, le canal optique , court, arrondi, creusé dans la base de la petite aile, transmettant le nerf optique dans la cavité orbi taire ; 3U une gouttière superficielle, située entre le trou précédent et l'apophyse clinoïde antérieure , destinée à l'artère carotide interne ; 4" la gouttière caverneuse , placée sur les côtés de la fosse pituitaire, et concourant à former l'une des parois du sinus caverneux; 5" derrière et au-dessous de la petite aile, on trouve une surface concave, irrégulièrement quadrilatère, offrant des inégalités et des sillons artériels. Cette surface est articulée eu haut et en dehors, avec l'angle antérieur inférieur du pariétal , et en arrière par un bord concave, uni à la circonférence du temporal. Une large fente à laquelle on a donné le nom de sphénoïdalc, la sépare de l'apophyse d'Ingrassias. Cette fente a la forme d'un triangle allongé, plus large en dedans et en bas, et dirigé obliquement de dehors en dedans. Plus bas que cette fente, on aperçoit le trou grand rond, ou maxillaire supérieur, dirigé eu avant, et creusé dans la base de la grande aile; le trou ovale ou maxillaire inférieur, dirigé en bas, et livrant pastoge aux nerfs maxillaires correspondants. Immédiatement derrière le trou ovale , et en dehors de son extrémité externe, la grande aile se trouve toujours percée, de haut en bas, d'un autre trou appelé sphéno-épineux ou petit rond.
Face inférieure ou gutturale. On y voit, î" sur la ligne médiane, une crête qui se joint en bas au vomer, et se continue en haut avec la cloison des sinus sphénoïdaux.
2° Sur les côtés, et de dedans eu dehors, une petite rainure dans Laquelle s'engage une lame du voraerj uue 'petite gouttière qui concourt à former le conduit ptéry go-palatin ; Vapophyse-ptérygoide, qui se détache de la limite qui sépare la face inférieure et latérale du corps, de l'origine de la grande aile; elle est dirigée de haut en bas et légèrement inclinée en dehors. Presqu'aussitôt sa naissance, elle se par
1<54 ANATOWIK DFSCftlPTlVK.
tage, à sa partie postérieure, en une lame mince, appelée aile ptérygoïdienne , qui se soude avec elle dans presque toute sa hauteur. Entre ces deux branches , se trouve un intervalle qu'on nomme fosse ptérygoïdienne. L'apophyse ptérygoïde est percée a sa base d'avant en arrière par le trou tvdien ou ptérygoidien; la branche, ou lame interne, qui est la plus longue, se termine par un crochet arrondi tourné en dehors; la branche externe se termine plus haut que la précédente ; à son sommet, elle se courbe en dedans. Cette partie réfléchie est appelée apophyse vaginale. Eu dehors, et derrière les apophyses ptérygoïdes , ou trouve les orifices inférieurs des trous ovale et petit rond.
Face antérieure ou orbito-nasale. On y rencontre , i° sur la ligne médiane, un angle saillant et une crête mince surmontée par une petite apophyse , articulée avec la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, et se prolongeant en arrière pour former la cloison des sinus sphénoïdaux.
'i° Sur les côtés, l'ouverture des sinus sphénoïdaux , unis dans une partie de leur contour avec les cornets sphénoïdaux ou de Bertin, lames minces, recourbées sur ellesmêmes, et de figure variable. Ces ouvertures aboutissent dans les sinus, vastes cavités séparées par une cloison longitudinale, perpendiculaire, développées en raison directe de l'âge , et tapissées par la membrane pi tu i taire ; en dehors, des inégalités qui s'unissent en bas avec l'os palatin , en haut avec l'ethmoïde; l'orifice antérieur du trou optique, et de la fente sphénoïdale ; le trou maxillaire supérieur et une surface plane, quadrilatère, formant la paroi externe de l'orbite, bornée en haut par la fente sphénoïdale et par une surface rugueuse, triangulaire, jointe au coronal; eu bas, par un bord libre, qui concourt à former la fente sphénomaxillaire; en avant, par un bord dentelé, articulé avec l'os malaire.
Face postérieure ou occipitale. On y remarque , i° sur la ligne médiane, une surface rugueuse et quadrilatère uuie avec l'apophyse basilaire de l'occipital ; a" sur les cotés, un bord irrégulier, où l'on découvre l'orifice postérieur du trou vidien, qui concourt à former le trou déchiré antérieur, articulé avec le rocher.
Faces externes ou vpgomato-temporalcs. Elles sont »liri-
•ogle
OMhOLOf.lt KT Î.YM)tMI. LIHMOÏDF. l65
fiées eu dehors et en bas, et présentent au milieu une crête où s'insère le temporal; au-dessous, une surface quadrilatère taisant partie de la fosse temporale; en bas, une autre surface également concave, prolongée sur l'apophyse ptérygoïde , «•l concourant à la formation de la fosse zygomatique.
Bords. On en distingue deux; la face supérieure et la face intérieure sont séparées par un bord horizontal , coupé en i'iseaii, articulé dans son milieu avec l'ethmoïde , uni en dehors avec le bord inférieur du frontal. Un autre bord concave, taillé d'un double biseau pour s'articuler avec le temporal, sépare la face supérieure de la face externe. En se réunissant avec le précé dent, ce bord forme en dehors une facette inégale, articulée avec l'angle antérieur et inférieur du pariétal; par sa réunion avec la face postérieure, il «onstitue en arrière une apophyse pointue qu'on désigne sous le nom A* épine du sphénoïde, laquelle est reçue dans l'angle rentrant qui existe entre le rocher et la portion écailleuse du temporal.
Développement. Le sphénoïde se développe de la manière suivante : on voit paraître , vers le quarantième jour de la rie intra-utérine, un point osseux dans sa grande aile ; dans le courant de la même semaine, l'aile orbitaire commence à s'ossifier; dix jours après environ , elle a lieu dans le corps de l'os; vers la fin du septième mois, elle se manifeste dans le cornet sphénoïdal ; à la même époque une épi pli yse apparaît dans l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde; elle se réunit à l'os au bout d'un certain temps.
Rarement on trouve le sphénoïde composé de deux moitiés, l'une antérieure et l'autre postérieure. Cette anomalie coïncide parfaitement avec la disposition qu'on observe cher la plupart des mammifères pendant tout le cours de leur mp. Le développement des sinus sphénoïdaux ne se fait que long-temps après la naissance.
kTHMOÏDt.
L'ethmoïde occupe la partie antérieure et moyenne dp la base du crâne. Trois parties le composent : Tune perpendiculaire, moyenne et mince, les deux autres latérales pei-
ï66 1 AN ATOMtE DESCIUPTi V h.
pendiculaires ci plus épaisses. 11 est de forme à peu près cubique , et se partage en six faces.
Face supérieure ou cérébrale. Ou y observe , i° sur la ligne médiane, Y apophyse crista-galli [crête ethmoïdale , Ch.), presque triangulaire, faisant saillie dans Pintéricur du crâne, continue par sa base au reste de l'os, donnant attache par son sommet à la faux, et présentant eu devant deux petites cminenccs pour son articulation avec le frontal.
1° Sur les côtés, une gouttière percée, dans toute son étendue, de trous irrégulièrement disposés , au nombre de dix à douze, et traversés par les filets du nerf olfactif; en devant de ces trous, une petite fente qui livre passage à uu rameau nasal; plus en dehors, une surface celluleuse et quadrilatère, qui s'articule avec le frontal, ot offre deux rainures qui concourent à former les couduits orbitaires internes.
Face inférieure ou nasale. On y trouve : i° sur la ligne médiane, la lame perpendiculaire de relhmoïde , beaucoup plus haute dans sa moitié antérieure que dans la postérieure; elle fait partie de la cloison des fosses nasales, s'articule en bas avec le vomer et le cartilage du nez , en avant avec Pépine nasale du frontal et les os nasaux, en arrière avec la cloison des sinus sphénoïdaux; a° sur les côtés de cette lame, une rainure longitudinale très profonde, limitée en dehors par une surface inégale qui offre de haut en bas, le cornet supérieur des fosses nasales , le méat supérieur, sur le de\ aut duquel on aperçoit l'ouverture des cellules ethmoïdalcs postérieures ; le cornet moyen ou ethmoïdal, recourbé comme le supérieur; articulé en arrière avec le palatin; \e méat moyen, en devant duquel on aperçoit l'ouverture des cellules ethmoïda les antérieures. Tout-à-fait en bas,'di verses lames et des portions de cellules qui se joignent avec l'ouverture du sinus maxillaire et avec le cornet inférieur du nez.
Face postérieure ou sphénoïdale. Elle présente , i° «ut la ligne médiane , le bord postérieur de la lame perpendiculaire articulée avec la crête médiane de la face orbito-nasaic du sphénoïde; i° sur chaque côté, la partie postérieure des rainures de Pcthmoïde , une surface inégale convexe correspoudant aux cellules ethmoïdalcs postérieures, articulée en haut avec le sphénoïde, au milieu avec le cornet sphéuoïda), en bas a\cc l'os palatin.
OSTtOLOtilK fcT SYNDLSM. WORMIF.XS. FACE. 167
Face antérieure ou naso-max il/aire, Elle est peu étendue, et offre au milieu le bord antérieur de la lame perpendiculaire, et de chaque côté la partie antérieure des rainures de l'ethmoïde et des portions de cellules recouvertes par l'apo physe montante de l'os maxillaire supérieur.
Faces latérales ou orbitaires. Planes, irrégulièrement quadrilatère. Elles présentent en avant des portions de cellules qui sont bouchées par l'os unguis; en arrière, une surface lisse, quadrilatère, appelée os planum ou lame papyracée, parce qu'elle a le poli du parchemin .Cette surface est articulée en haut avec le frontal, en bas avec les os maxillaire et palatin , eu avant avec l' unguis , et en arrière avec le sphénoïde.
Développement, L'ethmoïde est presque entièrement formé de tissu compacte. Il se développe au cinquième mois par trois points principaux d'ossification. Les masses latérales se raontrentHes premières, et la partie moyenne ne paraît qu'après la naissance.
os WORMIENS.
On rencontre, entre les sutures du crâne, et surtout à sa partie postérieure, des os qu'on a appelés wormiens , du nom de celui qui les a décrits le premier. Le plus ordinairement, on les trouve dans la suture lambdoïdc; ils sont plus rares dans la sagittale et la frontale, et ne s'observent presque jamais dans la temporale. Leur grandeur est très variable ; leur figure est irrégulière. Ils sont garnis à leur pourtour de dentelures pour leur union avec les os voisins.
Développement. Il se fait, pour chacun d'eux, par un point particulier d'ossification. Leur structure est analogue à celle des autres os du crâne ; ils n'existent jamais dans le fœtus. Nichât fait observer qu'ils déterminent, dans la disposition ordinaire des sutures, certaines variétés sur lesquelles on doit être prévenu , pour éviter les méprises qu'elles pourraient faire naître dans le traitement des plaies de tête.