‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 65 sur 304 · MAXILLAIRE INFERIEUR · texte numérisé non relu

MAXILLAIRE INFERIEUR

Os symétrique, parabolique, situé à la partie inférieure de la face, convexe en devant, concave en arrière, divisé eu corps et en branches, et présentant deux faces et quatre bords.

Face externe* On y remarque, sur la ligne médiane, la symphyse du menton , indice de la séparation de l'os dans le jeune âge, Y apophyse du menton, et en bas une surface triangulaire où s'insèrent des muscles; sur les côtés, une autre surface pour la houppe du menton ; le trou mentonnier; la ligne oblique externe qui va à l'apophyse coronoïde et donne attache aux peaucier, triangulaire et carré; la face externe de la branche de la mâchoire, quadrilatère, correspondante au masséter.

Face interne. Elle offre, sur la ligue médiane, les quatre apophyses géni, donnant insertion, les supérieures aux muscles génio-glosses ; les inférieures , aux génio-hyoïdiens; sur les côtés, la ligne oblique interne ou nryloïdienne , analogue à l'externe, donnant attache en devant au mylo-byoïdien, en arrière, au constricteur supérieur du pharynx. Près les apophyses géni, un enfoncement superficiel pour la glande sublinguale, une empreinte pour l'insertion du digastrique; plus en arrière, une fossette pour la glaude sous-maxillaire; et, en dessus, l'orifice du canal dentaire, offrant plusieurs inégalités pour l'iusertion du ligament interne de la mâchoire, surmontant l'insertion très raboteuse du ptérygoïdien interne, et un sillon qui longe un rameau des vaisseaux et nerfs dentaires.

Bord inférieur. Épais, donnant attache au peaucier, et présentant, à sou tiers postérieur, une dépression pour l'artère faciale. Bord supérieur on alvéolaire. Creusé, pour les racines des dents, de cavités de capacités différentes. Derrière l'arcade alvéolaire, on aperçoit Y apophyse coronoïde, triangulaire, donnant attache en avant, en bas, et en dedans, au buccinateur, et par son sommet au temporal. Bord parotidien. 11 forme, avec le bord inférieur, l'angle de la mâchoire y où se fixent, en dehors, le masséter, en dedans, le ptérygoïdien interne, et en arrière, entre ces deux muscles, le ligament stylo-maxillaire; supérieurement , il est termine par lecondyle de la mâchoire, ominence oblongue, Hirifféf

OSTEOLOGIE ET SYKDESM. — MAXILLAIRE INFERIEUR . l6t)

un peu obliquement en dedans, articulée avec la cavité glénoïde du temporal, soutenue par un col étroit, un peu concave en dedans, pour l'attache du ptérv^oïdien externe; cette é m in en ce concourt, avec l'apophyse coronoïde, à former Yécfuincrure sygmolde , que traversent les vaisseaux et nerfs massétérins. Ces deux eminences réunies à l'augle de U mâchoire constituent les branches.

Développement. Le maxillaire inférieur se développe par six points d'ossification, quatre pour le corps et deux pour les brandies. Sou angle, nul chez le fœtus , est obtus chez l'enfant; droit dans l'âge adulte, il redevient obtus dans la vieillesse. L'apophyse coronoïde, plus élevée que le condyle, chez le fœtus et l'enfant, est presque égale à cette émineuco dans l'âgé adulte; dans la vieillesse, son élévation est plus marquée. Le canal dentaire n'existe- pas chez le fœtus. Celui de l'enfant est immédiatement situé au-dessous des alvéoles ; dans l'âge adulte, il est repoussé en arrière et à la partie interne; chez le vieillard, il se rapproche du bord alvéolaire. L'apophyse mentonnière présente également chez ce dernier une disposition remarquable; elle se porte en avant et en ce qui donne au menton cette forme particulière qui lui a valu la dénomination de menton de galoche.

Articulation temporo-maxillaire (voy. Prépar. , pag. 34 ;. Kllea lieu entre la cavité glénoïde d'une part, et le condyle de la mâchoire de l'autre, mais seulement dans la partie antérieure de la cavité embrassée par l'apophyse trausverse du temporal. Kntre les surfaces articulaires, existe uuc substance fibro-cartilagineusc , épaisse à sa circonférence, mince m centre, quelquefois même trouée. Cette articulation est, en outre, assurée par deux membranes synoviales et trois ligaments.

i° Ligament latéral externe. Inséré en haut du tubercule qui existe à la bifurcation de l'apophyse zygomatique , fixé en bas, au côté externe du col du condvlc du maxillaire inférieur. s° Ligament latéral interne. Attaché , supérieurement, à l'apophyse épineuse du sphénoïde, inférieurcment, au petit tubercule qui surmonte l'orifice supérieur du canal dentaire de la mâchoire inférieure. 3° Ligament stylo-maxillaire. Fixé , en haut , au sommet de l'apophyse styloïde du temporal, en bas, à l'interstice de l'angle de la mâchoire.

17<> ASATOMIE DESCRlPTIVll.

Membranes synoviales , au nombre de deux. La supérieure se déploie, d'une part, sur la cavité glénoïde et l'apophyse transverse, de l'autre, sur la partie supérieure du fibrocartilage. L'inférieure tapisse la face inférieure de celui-ci, et revêt aussi le condvle.

Mouvements, Le mâchoire inférieure exécute trois mouvements principaux, qu'il importe de connaître: un mouvement d'abaissement , dans lequel l'apophyse mentonnière décrit un arc do cercle, dont la convexité esten devant, etlecol du condyle, un arc de cercle dont la concavité est en avant: un mouvement d' élévation entièrement opposé au précédent, puisque le condyle se porte en arrière et le menton en avant; enfin, un mouvement de latéralité , dans lequel le condyle d'un côté roule dans la cavité glénoïde, tandis que celui du côté opposé passe sous la racine transv erse de l'apophyse zygomatique.

maxillaire SUPERIEUR (sus-maxillaire).

Os irrégulier, divisé en région orbitaire, faciale, naso-palatine, et en circonférence.

Région orbitaire. Offran t en dedans l'apophyse fronto-nasaU (Ch.), allongée, qui donne attache en dehors à l'élévateur commun de la lèvre supérieure et de l'aile du nez, présentant en dedans , de basenhaut , une crête horizontale, uuie au cornet inférieur , une surface concave, portion du méat moyen , une autre surface inégale contiguèà Pcthmoïde. Cette apophyse s'articule en avant avec les os du nez; en arrière elle est terminée paruncgouttière,portion delà lacrymale eu haut, du canal nasal en bas, unie par sa lèvre postérieure avec l'uuguis et le cornet inférieur, concourant au rebord orbitaire par l'antérieure, où s'attachent quelques fibres de l'orbiculaire; le sommet de l'apophyse se joint au coronal ; derrière cette éminenec, on voit uuc surface faisant partie du plancher de l'orbite; elle est lisse , tapissée par le périoste, et traversée par le canal sous-orbi taire , qui se divise en avant en deux branches : l'une, suivant sa direction primitive, s'ouvre dans la fosse canine, l'autre descend dans la paroi antérieure du sinus maxillaire ( canal dentaire antérieur) , et donne des vaisseaux et des nerfs aux incisées et aux ca-

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ovtêologie et mnoesm. — maxillaire supérieur. 171 ni nés. Kn dehors de la surface orbitaire, l'apophyse malaire, triangulaire , rugueuse, articulée avec l'os malaire ,

Région faciale. On y trouve, de devant en arrière, Vépine nasale antérieure ; au-dessous, la fosse myrtiforme, où s'insère l'abaisseur de l'aile du riez ; on dehors, la fosse canine, percée en haut par le trou sous-orbi taire ; donnant plus bas attache au muscle canin; un bord saillant, arrondi, séparant les fosses zygomatique et canine.

Région naso-palatine. Vers le tiers interne, on voit {'apophyse palatine, éminetice quadrilatère et horizontale, bornée par l'arcade alvéolaire dans la partie antérieure où l'on remarque une gouttière appartenant au conduit palatin antérieur, en arrière par une coupe oblique qui soutient i'os palatin , eu dedans, par un bord épais uni à celui de l'os opposé, et surmonté d'une petite crête qui forme la moitié d'une rainure où est reçu le vomer. Au-dessous de l'apophyse palatine, on trouve une surface sillonnée et concave; au-dessus, une surface verticale, présentant de devant eu arrière la partie interne de l'a]>ophyse nasale; une gouttière dépendant du canal nasal ; une scissure articulée avec l'os palatin , et une gouttière qui concourt à former le conduit palatin postérieur.

Circonférence. Elle présente en arrière la tubérosité maxillaire , plus saillante avant l'irruption de la dernière dent, et percée des conduits dentaires postérieurs supérieurs ; en avant un bord libre courant à l'ouverture antérieure des fosses nasales, surmontée de Y épine nasale antérieure ; en bas, le boni alvéolaire supérieur, épais, parabolique, donnant attache eu dehors au buecinateur.

Le maxillaire supérieur est creusé à l'intérieur d'une cavité, à laquelle on donne le nom de sinus maxillaire (antre d'Ffygmorc). Cette cavité, dans laquelle on moulerait une pyramide quadraugulaire, est surmontée de portions de cellules qui s'unissent aux ethmoïdales ; elle correspond en avant à la fosse canine, en arrière à la tubérosité molaire , eu bas aux alvéoles des premières dents grosses molaires, en dedans à la fosse nasale, dans laquelle elle présente l'ouverture frangée que nous avons remarquée.

Développement. L'os maxillaire supérieur se développe f«ar deux points d'ossification : l'un constitue la partie anté-

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rieure du bord alvéolaire, c'est l'analogue de Vos incisif chez les animaux; l'autre forme toute la partie supérieur* de l'os. Ces deux points se joignent de bonne heure. Leur non réunion a quelquefois lieu dans le vice de conformation appelé gueule de loup.

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