SACRO-SPINAL
Ce muscle unique de M. (-haussier, se compose véritablement de quatre muscles distincts, le sacro-lombaire, le long dorsal , le transversaire du cou, et le transversaire épineux.
s acho- lombaire. (Yoy. Prépar., pag. i3.
D'abord intimement confondu en bas avec le long dorsal , il s'insère dans cet endroit, par une aponévrose large à la partie postérieure, supérieure et interne de la crête iliaque, ii la face postérieure du sacrum, aux aspérités de cet os, et aux apophyses épineuses des vertèbres lombaires, des dernières dorsales, ainsi qn'aux ligaments inter-épineux correspondant. Le faisceau - général vient encore par de petits tendons des apophyses épineuses des trois ou quatre dernières vertèbres, du ligament sacro-iliaque, et de la partie interne et postérieure de la crête iliaque. Arrivé vers la douzième côte, ce faisceau commun se divise en deux portions, l'une externe , c'est le sacro-lombaire, et l'autre l'interne, c'est le long dorsal. La prem ière se terminerait bientôt dans la région dorsale, si elle n'était renforcée par des faisceaux secondaires, venant de l'angle supérieur de* côtes , et qui continuent le muscle, jusqu'aux quatre ou cinq dernières apophyses transverses cervicales. Le sacro-lombaire se fixe en dehors, par quinze à dix-sept tendons ascendants au-dessous de l'angle des côtes supérieures, et lt la tubérosité de la première, ainsi qu'au sommet des quatre dernières apophyses transverscs cervicales; en dedans, les tendons sont seulement au nombre de douze, leur direction est de haut ci. bas, ils s'implantent sur la partie supérieure de t»M {jlcd.es côtes.
AN ATOMIL DESCRIPTIVE.
long dorsal. (Yoy. Prtfpar., pag. i4-)
Inféricurement, son origine est la même que celle du procèdent; il s'attache en dehors par sept, huit, neuf et quelquefois autant de tendons que de côtes, à la face postérieure et lisse du col des côtes correspondantes; en dedans, par dix-sept tendons, mieux dessines, formant une série ascendante semblable à celle des tendons externes du sacro-lombaire, et qui viennent s'insérer sur les apophyses transverses de toutes les vertèbres dorsales , et dans la région lombaire sur les apophyses articulaires, disposition contraire à celle qu'on lit dans touslcs ouvrages d'anatomie, qui prétendent que cette insertion se fait sur les apophyses ti an sv erses et articulaires.
Rapports. Le sacro-lombaire correspond en arrière aux aponévroses des petit oblique et tranverse , aux petits dentelés supérieur et inférieur, à l'aponévrose vertébrale; eu avant à la lame aponév rotique moyenne du transverse, aux côtes, aux in ter-costaux et au trausversaire ; en dedans, au long dorsal ; eu dehors, aux angles des côtes, au cou, aux scalènes et à l'angulaire. Le long dorsal répond en dedans aux transversaires épineux, grand complexus et trausversaire; en dehors, au sacro-lombaire, avec lequel il présente les mêmes rapports en arrière; en devant, aux surcostaux, aux côtes, aux ligaments costo-transversaircs postérieurs, aux vaisseaux et nerfs dorsaux. Usages. Si ces deux muscles entrent en contraction , leur point rixe en bas, ils étendent le tronc et l'empêchent de se renverser en avant; lorsqu'ils se contractent d'un seul côté, ils l'inclinent dans ce seus et et en arrière; selon que le sacro-lombaire prend son point fixe en bas ou eu haut, il est alternativement expirateur et inspirateur. Le long dorsal peut aussi agir comme expirateur.
Ces muscles présentent quelques variétés : tantôt ils sont confondus , tantôt ils sont unis au trausversaire épineux ; quelquefois le long dorsal se prolonge vers les apophyses trausverscs cervicales , disposition qui existe dans les singes.