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PAROI ABDOMINALE

droit ( sterno-pubien , Ch.). ( Voy. Prepar. , pag. io. )

Occupant 7a partie moyenne et antérieure de l'abdomen ; ,onC> aplati, plus large en haut qu'en bas, attache inférieurement à la symphyse pubienne, par un tendon, souvent par deux. Les fibres charnues qui en naissent montent verticalement et viennent se terminer à la base de la poi trine par trois languettes, dont l'interne s'insère au bas et au-devant du cartilage de la septième cote, et au ligament costo-xiphoïdien ; la moyenne, au bord inférieur et à la face antérieure du cartilage de la sixième; l'externe, au bas de celui de la cinquième, par des fibres aponévrotiques assez marquées; quelquefois ce muscle se continue avec le sterno-mastoïdien , disposition analogue à celle qui existe chez le dauphin. Le sterno-pubien est partage en plusieurs ventres par des intersections aponévrotiques beaucoup plus apparentes en avant qu'en arrière; leur nombre est ordinairement de trois, quelquefois de quatre ou de cinq ; rarement il va au-delà; il y en a constamment plus au-dessus qu'audessous de l'ombilic. Les intersections ont pour but de multiplier les fibres charnues. Meckel dit qu'elles sou t des répétitions incomplètes des côtes dans les parois de l'abdomen.

Rapports. En arrière avec le feuillet postérieur de l'aponévrose du petit oblique et de celle du transverse; en devant avec l'aponévrose du grand oblique , le feuillet antérieur de celle du petit, et la portion inférieure de celle du transverse.

'Jt58 ANATOMIE DESCRIPTIVE.

Usages. Lorsque ce muscle agit par sa partie inférieure, il tire le sternum en bas, il est alors expira leur j s'il prerid son point fixe en haut, il fléchit le bassin sur la colonne vertébrale. Ce mouvement est très borné.

pYi\ amidal {pubio-sous-ombilical , Ch.). (Voy. Prépar., p. n.'

Continuation du muscle droit, situé au bas et au-devant des parois abdominales , triangulaire ; sa base regarde en bas , et son sommet en haut, fixé inférieurement sur la symphyse du pubis, et venant se rendre à la ligne blanche. 11 est aussi placé dans la gaîne du muscle droit. Le pyramidal est très développé chez les animaux didelphes. 11 sert chez eux à fermer la bourse dans laquelle viennent se rendre les petits.

Rapports. En devant avec l'aponévrose abdominale, en arrière avec le muscle droit. Usages. Il diminue la cavité abdominale de haut en bas, et agit comme tenseur de la ligne blanche.

OBLIQUE EXTEBWE, GRAND OBLIQUE {cOStO-aldomîtial , Ch.).

vVoy. Prepar.j pag. 10.)

Situé sur les parties latérales et antérieures du tronc. Il est implanté en haut à la (ace externe de toutes les fausses côtes, et à celles de la septième, sixième et cinquième vraies côtes, par huit languettes qui s'entrelacent avec des dotations du grand pectoral, du grand dentelé et du grand dorsal ; en bas et en arrière, k la moitié antérieure de la lèvre externe de la crête de l'os des îles; en avant, les fibres charnues de ce muscle viennent se fixer sur une large aponévrose , continue supérieurement avec l'insertion inférieure du grand pectoral , en dedans avec celle du côté opposé, pour concourir à former la ligne blanche; en arrière avec celle du petit oblique. Cette aponévrose est terminée en bas par un repli improprement nommé ligament Je Fallope ou de Poupart, et qu'on appelle communément arcade crurale. Celle-ci, étendue entre l'épine iliaque antérieure et supérieure et la symphyse du pubis, se contourne légèrement de bas en haut, et de dehors en dedans, d'où résulte un demi-canal, dans la partie antérieure duquel s'engage le cordon spermatique; ce demi-canal est converti du

MYOLOOIE. — PYRAMIDAL- — OBLIQUE EXT. ET INT. l5\)

côté interne pur la partie inférieure du muscle oblique interne et du transverse, en un conduit oblique qui parte le nom de canal inguinal , et auquel on distingue deux ouvertures ; Tune supérieure ou abdominale , l'autre inférieure que Ton nomme aussi anneau inguinal. Cetanneau est formé par l'ccartement de l'arcade crurale, qui se partage en deux faisceaux nommés piliers. On lesdistingueen pilier5{/^erieurou interne, eten pilierz'/i/eWcjir ou externe. Le pilier interne s'eutre-croise devant le pubis avec celui du coté opposé, et s'insère en cet endroit; l'externe, plus épais, se fixe à l'épine pubienne.

Rapports. En dedans, avec la partie antérieure des sept ou huit dernières côtes, leurscartilages,lesuiusclesinler-costaux et le petit oblique; en dehors, avec la peau. Usages. Le grand oblique peut prendre son point fixe sur le bassin; dans ce cas, il tire les côtes eu bas et agit comme expirateur, et en même temps comme fléchisseur. S'il prend sou point fixe sur le bassin et sur le thorax, il forme une concavité antérieure et une convexité postérieure. Le premier effet de la contraction est d'effacer la courbe, et de chasser ensuite les viscères abdominaux du côté de la colonne vertébrale, en les repoussant un peu eu haut. Cette direction est importante à connaître, comparée à celle que présente le diaphragme; elle explique aussi l'action toute mécanique du vomissement, sur laquelle nous aurons d'ailleurs occasion de reveuir. y

oblique ikteiume, petit oblique (Hio-ab dominai , Ch. ).

(Voy. Prépar.yj^iQ. 10.)

Placé sous le précédent, il s'insère supérieurement à tout le bord inférieur des cartilages des neuv ième, dixième, onzième et douzième côtes; il se réunit par son bord postéreur, avecl'apoucvrosepostérieuredutrausverse,aiusiqu'avecraponévrose commune du grand dorsal et du dentelépostérieuret inférieur, et s'implante aux apophyses épineuses, lombaires, sacrées et à la portée postérieure décrète iliaque; parson bord antérieur, terminé en aponévrose, il s'étend depuis le sommet du cartilage de la dixième côte envi rou , j usqu'auprès de la sym physc du pubis. ïîiférieurement, il se fixe aux deux tiers antérieurs à peu près de riuterstice de la criHe <re l'os des îles

'iGo ANATOMIE DESCRIPTIVE.

et à la partie postérieure de l'arcade crurale ; dans cet endroit il a une direction transversale qui croise le ligament rond chez la femme, et le cordon tcsticulaire chez l'homme. Ses faisceaux les plus/ inférieurs se prolongent sur ces deux organes, concurremment avec ceux du transverse, pour former le muscle crémaster. L'aponévrose de l'oblique interne arrivée le long du bord externe du muscle droit, se partage en deux feuillets, l'un antérieur et externe, l'autre postérieur et interne; l'antérieur est intimement confondu avec l'aponévrose de l'oblique externe, il est immédiatement appliqué sur le muscledroit , si ce n'est en bas ; le postérieur passe derrière le muscle droit, mais il n'existe que dans ses trois quarts supérieurs, et manque dans son quart inférieur.

Rapports» En dehors , avec le grand oblique et le grand dorsal; en dedans, avec les muscles transverse, sacro-lombaire et long dorsal. Usages. Us sont les mêmes que ceux du précédent .

transverse (lombo-abdominal , Ch.). ( Voy. Pre'par., p. 10. )

De môme forme que le petit oblique , sous lequel il est placé; il se fixe en arrière à la colonne vertébrale, par une aponévrose qui, au niveau du carré des lombes, se divise en trois feuillets, dont l'antérieur glisse au-devant de ce muscle, et vient s'insérer à la base des apophyses transv erses des lombes; le moyen passe entre ce même muscle et la masse du sacro-lombaire et long dorsal , et se termine au sommet des mêmes apophyses; le postérieur enfin, confondu avec l'aponévrose du petit oblique, s'implante au sommet des apophyses épineuses lombaires. Ces trois lames aponëvrotiques se réunissent en une seule, de laquelle naissent un certain nombre de fibres charnues; d'autres tirent leur origine en arrière et en bas de la lèvre interne de la crête iliaque, et aussi des deux tiers externes de l'arcade crurale ; en haut des cartilages des deux dernières côtes sternales , et des trois premières abdominales , par des digitations qui s'entre-croisent avec celles du diaphragme; de ces divers points d'insertion, les fibres charnues se portent toutes transversalement, et en avant, à une aponévrose dont le bord décrit, à cette origine, une ligne courbe à concavité antérieure. Cette aponévrose se partage en deux portions;

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