‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 156 sur 228 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES NERFS · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES NERFS

Les nerfs, qu’ils émergent du cerveau ou de la

moelle vont par paire, disposés à droite et à gauche de Taxe du corps. Après leur sortie de l’organe central, ils se réunissent souvent entre eux, et c’est ainsi qu’un nerf de la sensation envoyant un de ses filets à un nerf de la locomotion, lui communique ses propriétés et le rend à la fois sensitif et locomoteur.

Quant au grand sympathique, les fonctions auxquelles il préside sont complètement en dehors de la volonté, ces actes s’accomplissent sans que l’homme en ait conscience ; ainsi, il ne nous est pas possible d’accélérer ou de retarder à notre guise les mouvements du cœur, la digestion, etc. L’appareil de la respiration seul est mixte et reçoit à la fois des nerfs de la locomotion, de la sensation et du grand sympathique ; et il devait en être ainsi : soumis à la volonté pendant la veille, les mouvements d’inspiration et d’expiration ne le sont plus pendant le sommeil.

Bien qu’indépendant de la volonté, le grand sympathique participe à toutes les impressions cérébrales; une émotion vive accélère les battements ou palpitations du cœur ; une angoisse prolongée active la sécrétion de l’urine ; un profond chagrin suspend la digestion; une terreur exagérée détermine une abondante évacuation alvine, etc.

Les nerfs ont une marche rectiligne ; ils suivent toujours le trajet le plus court; ce sont les fils conducteurs d’une force appelée fluide nerveux , inconnue dans son essence et ne se révélant que par ses effets. Le fluide nerveux et le fluide électrique peuvent se substituer au point que beaucoup de physiciens les considèrent comme identiques. La contraction des muscles sous l’action du fluide nerveux dévie l’aiguille aimantée comme le ferait un courant électrique. Dans les premiers instants

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