‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 24 sur 318 · ACARIDES. 7. ARACHNIDES · texte numérisé non relu

ACARIDES. 7. ARACHNIDES

Cette série, qui, même à l'extérieur, semble répéter les formes qu'on rencontre depuis les Neusticopodes jusqu'aux Cancérides , offre aussi les mêmes particularités sous le point de vue du système nerveux. Il est vrai qu'à cet égard nous savons peu de chose de l'organisation des Acarides ; mais , depuis les Scorpions jusqu'aux Araignées, nous voyons la centralisation faire manifestement des progrès continuels , amioncés par la coalescence des commissures longitudinales de la chaîne ganglionnaire et par la fusion des ganglions en masses médullaires plus volumineuses; quant au ganglion cérébral lui-même, il se trouve par là moins libre encore au côté lumineux de la tête.

Dans les Scorpions^ l'anse nerveuse est

(1) Vermischte Schriften, lom. II.

(2) BeilrœgQ zur Geschichte dsr Thierwelt, lom, I.

tellement confondue en une masse médullaire céphalique avec les ganglions supérieur et inférieur, qu'il avait semblé à J. Muller (3) que l'œsophage passât au-dessus du ganglion cérébral, erreur que Treviranus (4) releva cependant , en montrant que l'œsophage traverse la masse médullaire , tout aussi bien qu'il le fait chez les Araignées. La masse céphalique ne forme donc qu'un appareil continu avec la moelle ventrale ou la chaîne ganglionnaire. Il résulte déjà de celte disposition une grande analogie avec la masse nerveuse centrale des animaux supérieurs, quoique celle-ci occupe le côté lumineux du corps. Indépendamment de la masse nerveuse céphalique , la moelle ventrale des Scorpions offre encore sept ganglions.

Dans les Araignées, au contraire, la masse nerveuse est, comme dans les Maja, réunie en deux centres (pi. vn , fig. iv) ; l'un de ces centres occupe la tête, qui n'est point distinctement séparée de la poitrine ; il est produit par la réunion du ganglion cérébral, de l'anneau nerveux et du ganglion inférieur avec les ganglions pectoraux , la chaîne ganglionnaire et ses commissures , et il fournit les nerfs destinés aux organes sensoriels et aux pattes (fig. v) ; l'autre , situé dans la cavité abdominale, et qui représente la chaîne des ganglions abdominaux , donne les nerfs des viscères. Les deux masses sont réunies par deux longues commissures.

A cette grande centralisation du système nerveux des Araignées se rattache sans doute le développement de l'instinct chez ces animaux.

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