‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 80 sur 129 · III. gr. Arcs proto vertébraux du sin · texte numérisé non relu

III. gr. Arcs proto vertébraux du sin

ciput ou côtes sincipitales. Crochets plérygoï-

diens du sphénoïde , ou os palatins moyens.

( Faiblement développés aussi , mais déjà sensiblement distincts. )

3. g. Troisième paire d’intercôtes OU CÔTES DE LA VERTÈBRE OLFAC¬ TIVE . Os lacrymaux .

IV .g. Arcs protovertébraux de la quatrième vertèbre céphalique , ou PREMIÈRE PAIRE DE CÔTES

faciales. Os palatins antérieurs

ou vrais.

( Dans les animaux inférieurs ils sont complètement clos par le bas , comme de vraies côtes. )

V.g. Arcs protovertébraux de la cinquième vertèbre céphalique ,

OU SECONDE PAIRE DE CÔTES FA¬ CIALES. Os maxillaires supé¬

rieurs.

( Dans les animaux supérieurs , ils sont également toujours fermés par le bas , et de toutes les côtes céphaliques ee sont celles-là qui acquièrent le plus grand développement. Parfois

ÎÎC)8 MÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAlRES.

aussi ils se divisent en portions tergales et sternales , supérieures et inférieures. )

VLg. Arcs protovertébraux de la sixième vertèbre céphalique , ou TROISIÈME PAIRE DE CÔTES FA¬ CIALES. Os intermaxillaires.

( Ils sè ferment également par le bas , chez les animaux supérieurs , mais cependant prennent un plus faible développement que les précédens. ) (I)

CGCXÇV. Ici se termine ce que j’ai adiré des arcs protovertébraux, dont le nombre, approprié à l’unité delà formation de la tête, reste invariablement la même dans toutes les classes de Céphalozoaires. J’ajouterai seulement encore que , quand ces arcs se ferment complètement , comme par exemple à la région faciale , jamais le névrosquelette de la tête n’offre de colonne deutovertébrale ou tritovertébrale inférieure , c’est-à-dire de colonne vertébrale sternale.

CCCXCVI. Quant aux arcs protovertèbraux du tronc , à proprement parler, d’après l’idée , leur nombre devrait toujours égaler celui des vertèbres rachidiennes ; mais nous retrouvons une grande variété sous ce rapport, les arcs protovertébraux tantôt manquant dans une région , et tantôt se développant à un point extraordinaire dans une autre. Ce dernier

(i) La signification de la protovertèbre prédomine encore à tel point dans les trois paires de côtes faciales , que souvent la deutovertèbre ne se développe point du tout. Ainsi, dans les Petromyzon , la troisième vertèbre faciale n’est encore qu’un anneau tout simple, sans nul vestige d’une deutovertèbre qui lui appartienne. De là vient que la saillie du nez en général , et sui’tout de sa terminaison {troisième vertèbre faciale) au devant de la côte intermaxillaire , étant l’indice positif d’une deutovertèbre développée au dessus de la protovertèbre, forme un des caractères de la conformation supérieure , quant à la dignité et à la beauté de la tête humaine.

V. § CGXVI, pour juger jusqu’à quel point le développement plus prononcé de certaines côtes céphaliques coïncide avec celui de la respiration sur plusieurs points.

WÉVROSQtJELETTE DES CÉPHALOZOAlRES. 299

cas a lieu surtout lorsqu’il doit eu émaner des expansions rayonnantes (des colonnes vertébrales de membres).

On peut donc distinguer au tronc les principales formes suivantes d’arcs protovertébraux :

a. Le plus grand développement possible des arcs protovertébraux ordinairement réunis en plusieurs paires , et rayonnant des colonnes vertébrales de membres. Par exemple la ceinture

scapulaire.

h . Manifestation pure de l’anneau protovertébral simple , qui alors se ferme ordinairement par le

bas en une deutovertèbre. Paire de vraies côtes,

c» Manifestation la plus oblitérée de la protovertèbre , quand elle n’enveloppe plus qu’un vaisseau et que ses parties latérales se réunissent par le bas sans deu-

tô v ertèbr e . Âpoph y ses é pine uses in¬

férieures percées des vertèbres rachidiennes postérieures des Poissons , qui reçoivent l’aorte.

d. Développement le plus incomplet de tous et seulement partiel de la protovertèbre. Paire de fausses côtes,

a. Tantôt il ne se développe que la portion tergale de l’arc

protovertébral. Fausse côte tergale ,

semblable aux fausses côtes de l’homme.

& Tantôt il ne se développe que la portion sternale de l’arc

protovertébral (1).; Fausse côte sternale,

(t) Du reste, plusieurs de ces modes de développement peuvent se ren-

3<X> KÉTROSQUELETIB des céphAlozoaiùes.

semblable à certaines fausses côtes inférieures dans les Oiseaux et les Reptiles.

CCCXCVII. Les considérations dans lesquelles je suis entré précédemment (§ CCXII etsuiv.)surles rapports de la formation squelettique avec la respiration, nous ont appris que, là précisément où cette dernière prédomine , la formation costale doit arriver au plus haut degré de développement , soit que l’anneau protovertébral se développe purement , soit qu’il devienne susceptible d’expansions rayonnantes. Mais la vie végétative, considérée d’une manière générale , étant double, c’est-à-dire exerçant son activité plastique par rapport à l’individu et par rapport à l’espèce , ses deux principaux côtés, la production et l’exhalation de substance, doivent, chez l’animal supérieur , se répéter dans chacun des deux segmens principaux du corps, dans le tronc et la tête. De là résulte que, dans le tronc en particulier , qui est le siège proprement dit de la végétation , il y a bien manifestement deux régions respiratoires , la pulmonaire et l’allantoïdienne. La première est supérieure à l’autre et prédominante. La seconde , appartenant à la vie génitale , ne prédomine que dans l’état où l’animal se trouve lorsqu’il commence à se former, c’est-à dire dansl’œuf, et ne doit même être regardée que comme une partie intégrante de l’appareil génital.

CCCXCVIII. Il est nécessaire actuellement de parcourir l’une après l’autre les cinq régions qui sont susceptibles de se développer au tronc , qui s’y développent même toujours chez les animaux supérieurs , et de signaler , tant dans leur ensemble que dans leurs diverses parties , les arcs protovertébraux qui prennent un grand développement dans ces régions, à proportion de leur importance particulière. On se rappellera que chaque arc protovertébral se divise primordialement , de

contrer ensemble; par exemple, les arcs protovertébraux pour le rayonnement de membres peuvent ne se développer que partiellement , de même que les os pelviens des animaux supérieurs ne sont que des portions sternales.

NÉVItOSQüÈLËTTE DES CÉPHALOZO AIRES. 3oi.

chaque côté , en quatre parties , deux tergales , l’une supérieure , l’autre inférieure, et deux sternales , l’une supérieure, l’autre inférieure ( comp. pl. xxvi , xxvn et xxyiïi ).

Dénominations primaires. Dénominations usuelles.

Arcs protovertébraux de la région

cervicale (1). Côtes cervicales.

Parties tergales de ces arcs.

i Les parties tergales Arcs situés aux apophyses

I sont les seules qui se transverses des vertèbres développent à part cervicales, qui entoiirent pour chaque vertè- l’artère vertébrale. Parfois bre cervicale du ra- (chez quelques Poissons et chis avec laquelle Reptiles) ils apparaissent elles se soudent. aussi comme lames appendiculaires de l’omoplate.

Parties sternales.

Ordinairement elles se détachent des parties tergales, et ne restent pas distinctes les unes des autres , mais s’unissent ensemble de manière qu’on n’aperçoit souvent de division que dans la portion sternale inférieure.

Masse des portions sternales supérieures réunies. QmoplatéV

(i)Les cotes cervicales représentent, chez les animaux placés au sommet de l’échelle , des formations très-diversement divisées ; supérieurement elles sont oblitérées , isolées et soudées avec leur vertèbre rachidienne ; inférieurement elles sont réunies en une seule masse , arrivent au plus haut point de développement, et portent des colonnes vertébrales rayonnantes de membres. Cependant on les rencontre quelquefois aussi, chez les animaux inférieurs, sous la forme d’anneaux incomplets, divisés de chaque côté en quatre parties ( comme dans quelques Poissons ), et alors leurs parties tergales apparaissent comme lames appendiculaires des omoplates. En général, ces arcs protovertébraux sont ceux qui manquent le plus rarement, et quand on trouve des arcs protovertébraux fermés à la région respiratoire antérieures du tronc (cou et poitrine), ceux; de la ceinture scapulaire sont toujours les premiers.

302 névrosquelette des céphAiozoAires.

Masse des portions sternales intérieures réunies. Clavicule.

Cette dernière masse peut se diviser en portion antérieure et portion postérieure.

Portion antérieure. Clavicules proprement

dites, ou vraies, ou furcuîaires.

Portion postérieure. Clavicules fausses ou a-

pophyses coracoïdes.

Arcs protovertébraux de la région thoracique «

Comme ils correspondent , ainsi que les côtes cervicales, à la région respiratoire supérieure ( poumons ) , ils offrent ordinairement l’image la plus simple de la protovertèbre pure. Aussi les appelle-t-on encore Portions tergales

supérieure , inférieure.

Portions sternales supérieure , inférieure.

Côtes pectorales.

Vraies côtes.

Tête de la côte.

Tubercule de la côte.

Corps de la côte.

Cartilage delà côte (les cartilages sont également ossifiés dans quelques Reptiles , Oiseaux et Mammifères).

Arcs protovertébraux de la région

épigastrique. Côtes épigastriques.

Ils se rapportent à la répétition de la respiration dans la région digestive (foie) , et la plupart du temps ne sont qu’incomplétement développés , ce qui fait qu’on les nomme aussi

Fausses côtes.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRÉS. 3o3

Portions tergales

supérieure , Tête de la côte,

inférieure. Tubercule de la côte.

Portions sternales

supérieure , Corps de la côte,

inférieure. Cartilage de la côte.

(Cette partie est celle qui s’oblitère le plus volontiers , quoique les autres deviennent aussi plus petites. )

Arcs protovertébraux de la région

hypogastrique. Côtes hypogastriques ou

lombaires.

Ces côtes , correspondantes à la région digestive proprement dite , c’est-à-dire à l’intestin grêle, manquent d’ordinaire entièrement : il est rare qu’on les observe 5 quand elles existent ; elles ne sont jamais développées que d’une manière partielle , et plus spécialement dans leurs

Portions sternales. Cartilages costaux du

ventre du Crocodile , intersections tendineuses du muscle droit du bas-ventre, os marsupiaux. (Ces derniers ne sont que des portions sternales ossifiées de côtes ventrales. )

Côtes pelviennes.

Ceinture pelvienne.

Arcs protovertebraux de la région pelvienne.

Ils se partagent en a. arcs protovertébraux des vertèbres génitales.

Ces arcs se rapportent à la seconde région respiratoire infé-

3o4 üévrosquelette des céphAlozoaires.

rïeure ( allantoïde ) ; aussi acquièrent-ils un développement plus considérable , quoique seulement partiel , puisque , de la région respiratoire antérieure supérieure , ils ne répètent que les portions sternales relatives à la formation des membres.

Portions tergales

I Elles manquent ordinairement , quoique peut-être sontelles quelquefois indiquées par le prolongement des Apophyses transverses

des vertèbres sacrées.

Portions sternales.

Ordinairement il n’y a qu’elles qui soient développées ; aussi, lorsqu’elles commencent à se former , paraissent-elles toujours libres du rachis ; de même que les portions sternales des côtes cervicales , les côtes correspondantes aux vertèbres sacrées sont soudées en une seule masse.

Masse des portions sternales supérieures soudées. Iléon.

Masse des portions sternales inférieures soudées.

Ici , comme au cou , cette dernière masse se divise en deux parties , l’une antérieure , l’autre postérieure.

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