DE D ORGANISME
et vaisseau représentent donc un antagonisme qui répète dans les produits naturels eux-mêmes l’antagonisme primaire de l’unité et de la pluralité , de l’idée et de la réalité , ce qu’on peut rendre de la manière suivante , sous la forme de tableau.
Organisme,
a. Unité ( loi , idée ) b. Pluralité (réalité )
a. Parties animales b. Parties végétatives (moelle nerveuse et nerf ) (sang et vaisseau).
X. Puisque le système nerveux représenté l’unité dans l’animal, et par conséquent l’animal lui-même • le lieu où s’effectuent les accumulations centrales de la moelle nerveuse doit être aussi très- significatif , eu égard tant à l’animal qu’au monde extérieur. Mais comme, en général , la vie nerveuse , à son titre de solaire , et la vie plastique , à son titre de planétaire , sont en antagonisme l’une avec l’autre , noüs remarquons aussi , dans les parties nerveuses , une tendance a se développer vers la lumière cosmique, qui leur est homogène. Et de même que l’histoire du système nerveux offre la réalisation progressive d’une unité supérieure , de même aussi elle petit démontrer que ce système n’a atteint son plus haut degré de développement que quand la principale masse centrale nerveuse s’est manifestée dans le point du corps de l’animal le plus élevé par rapport à la Terre.
XI. Ce qu’il y a d’essentiel dans les propositions précédentes peut être formulé ainsi : La manière dont l’animal en général se comporte à l’égard du monde extérieur doit être celle aussi dont le système nerveux se comporte à l’égard dü restant du corps , dès qu’il s’est séparé de la masse totale , et qu’il est devenu ce qu’il y a de proprement animal dans l’animal , c’està-dire que son rapport au reste du corps doit être celui de l’unité à la pluralité , de l’individualité à la totalité.
XII. D’après cela, le système nerveux est limité aussi à l’é gardde son mondé extérieur , comme l’animal entier Lest a f égard du sien. Cette Mite nous apparaît sous la forme tantôt
a/(. de l’organisme.
de névrilemme, tantôt de cartilage , quand le système nerveux est parvenu à un plus haut degré d’organisation et mieux séparé des aiitres organes , tantôt enfin d’os , lorsqu’il a acquis son plus grand développement (1). La formation osseuse autour de la moelle nerveuse doit donc être considérée comme une répétition des tests terreux autour du corps entier des animaux inférieurs et comme la plus pure expression de l’antagonisme entre solaire et planétaire , ce qui fait qu’elle ne peut se rencontrer que dans les classes supérieures du règne animal.
Nous arrivons donc ainsi à l’idée d’une troisième limite solide , d’une troisième formation squelettique , que nous appelons névrosquelette , et qui est ce que l’on désigne généralement sousle nom de squelette tout court. Ce squelette, propre aux animaux supérieurs, est celui des trois qui arrive au degré le plus parfait de développement.
Mais comme l’enveloppe totale du corps , par cela même qu’elle est le produit d’une substance interne , est déterminée par cette dernière ( § 6 ) , de même aussi la forme de l’enveloppe membraneuse, cartilagineuse, ou osseuse, des nerfs dépend de celle du système nerveux , d’où il résulte qu’on ne peut développer la légitimité dans la génération du squelette osseux qu’ autant qu’on s’appuie sur celle qui règne dans la génération du système nerveux (2).
(1) Le sang est séparé anssi du reste du corps par des limites, par les parois vasculaires ; mais , au lieu d’être fixe et en repos au dedans de ces limites , il s’y trouve toujours en mouvement.
(2) La figure i, pi. xxii, est propre à faciliter l’intelligence des rapports qui existent entre les trois squelettes. Qu’on imagine en aaaa la substance élémentaire absolument extérieure, et en b la substance élémentaire qui a pénétré dans le corps, ou qui n’est que relativement extérieure, cc est la limite au dehors, la peau la plus extérieure, l’épiderme , et, quand cette formation se solidifie , le dermato squelette ; d d est la limite au dedans , la peau la plus intérieure de l'intestin ou de la voie aérienne , l’épithélion, et, quand cette formation se solidifie, I e splanchnosquelette. Qu’ensuite g soit la substance élémentaire interne en mouvement et plastique (sang) , et e la substance élémentaire en repos et déterminatrice (moelle nerveuse), h h devient la limite par rapport à la première , qui ne peut se solidifier , à cause dè l’idée de mouvement qui lui est inhérente, et ff le névrilemme , ou, si ce dernier se .solidifie, Vos., le nçvrosquelette. , par rapport à la seconde.