BSollusques
Sens cutané , et , en particulier , foitcher. La rhollèssè , dq leur corps , en raison de laquelle ces animaux ont reçu le nomi classique qui sert a les désigner , fait qu’ils Jouissent du toucher et du sens dè la chaîeUr par tous lés points de leur superficie que le dermaîosquèîètte ne recouvre pas. .Dès qu’une partie quélconque de la peau acquiert une uiobilité spécialèjde manière que divers corps extérieurs puissent entrer en contact intime avec elle , il se développe une sorte d’ organe tactile, aUquèl manque cependant encore presque toujours ce qu’il y a de plus essentiel dans un organe sensoriel , la papille nerVeüse ( § 384 ) , et lors même que des papilles parviennent à s’y former, il se consacre ordinairement à un autre sens ; ainsi, la papille qui terntine ïés cornes du Liniaçon fait les fonctions d’œil ou d’organe .olfactif. .
Nous allons cependant indiquer ici celles des productions de la peau auxquelles la fonction du toucher peut être atlribuée, du moins avec une certainè vraisemblance.
Ici Se rangent d’abord, dans la classe des Apodes , les six à huit tentacules , semblables aux bras des Polypes , qui entourent l’ouverture branchiale et anale, chez les Ascidies composées.
Chez les Pélécypodes , ce caractère appartient d’abord aux divers prolongemens des bords du manteau. Ainsi le bord du manteau offre deux rangées de filamens dans les
4o4 TRA.ITÉ d’anatomie COMPARÉE.
Pecten, et il est frangé dans les Mytilus. Suivant Blainville (1) tout le bord inférieur du manteau est garni d’une rangée de petits tentacules dans les vraies Chama , ainsi que dans les Isocardium , Cardium, , Ponax , Tellina et Venus, La même chose a lieu pour l’orifice des tubes postérieurs ou respiratoires. Le prolongement charnu et linguiforme du corps, qu’on désigne sous le nom de pied , agit aussi comme organe tactile , et il suffit de voir une TJnio ou une Anodonta vivante ramper sur le sable , dans un vase plein d’eau , pour acquérir la conviction qu’elle emploie habituellement le bout de son pied comrtie organe de toucher.
Dans les Brachiopodes , les bras mous et frangés peuvent faire office d’organes tactiles , aussi bien que les tentacules cornés , articulés et roulés sur eux-mêmes , des Cirripèdes.
Le sens du toucher paraît être plus parfaitement développé chez les Gastéropodes , dans les tentacules dont la plupart des genres sont pourvus. Il y en a ordinairement quatre, dont deux plus longs , qui presque toujours sont en même temps le siège de l’organe de la vue , et deux plus courts. Tous ont la forme de tubes , et sont pourvus de fibres musculaires disposées en cercles ; leur cavité renferme un filet nerveux et un muscle rétracteur , de sorte que l’animal peut les rentrer et les faire sortir à volonté. Ils n’en paraissent pas moins cependant conserver toujours le rôle d’organes tactiles proprement dits.
Au reste , on peut encore considérer comme une sorte d’organe de toucher le pied sensible sur lequel rampe l’animal , et plusieurs genres ( par Phasianella , Janthina ,
Patella , etc.) portent en outre d’autres organes tactiles tentaculaires sur les côtés du corps.
Enfin les organes les plus mobiles de ce genre sont les bras des Céphalopodes ( § 324 ) ; mais les papilles nerveuses, plus développées en ventouses qu’en organes sensoriels , n’an-
Principes d’analomie comparée , toaj. I , pag. 23;,
ôkgAkes des sens.
noncent pas que le sens du toucher soit bien exquis. On pourrait plutôt encore le penser des petites papilles semées sur les bras courts des Seiches proprement dites.
Sens intestinal ou goût. On pourrait admettre qu’en leur qualité surtout d’animaux aquatiques, les Mollusques ont leur peau molle douée d’une sensibilité spéciale pour les qualités du milieu ambiant , c’est-à-dire d’une sorte de goût. Cependant ce sens semble , en général , se fixer déjà chez eux à l’endroit où la peau se continue avec le canal intestinal , et s’établir dans les expansions de la membrane muqueuse de l’œsophage qu’on rencontre fréquemment sur ce point , et dont nous donnerons la description quand nous traiterons des organes digestifs. Peut-être ce cas a-t-il lieu surtout quand l’œsophage vient à être entouré par l’anse nerveuse.
Du reste , on n’aperçoit aucune trace de ces expansions linguiformes chez les Apodes , les Pélécypodes , les Brachiopodes et les Cirripèdes , tandis que , dans les Crépidôpodes , les Gastéropodes et les Céphalopodes , on rencontre ou des prolongemens ayant la forme de langue ( par exemple chez les Oscabrions), ou des espèces de lèvres ( par exemple à l’orifice de la trompe du Buccinum ) ; mais on y cherche cependant en vain les véritables papilles nerveuses qui seules pourraient en faire des organes gustatifs proprement dits, de sorte qu’ils agissent bien plus fréquemment comme organes d’ingestion , d’autant mieux que souvent ils sont armés de dents ( § 150 ).