‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 113 sur 351 · OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — FÉMUR · texte numérisé non relu

OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — FÉMUR

nourricier. Meckel prétend qu’on en compte ordinairement deux. Le bord postérieur est très saillant ; on lui donne aussi

le nom de ligne dpre. Les adducteurs, y compris le pectiné, s’insèrent au milieu de cette ligne, qui, supérieurement, se partage en deux branches, prolongées vers les tubérosités supérieures ; l’externe, donnant attache au grand fessier, linterne au pectiné; inférieurement, la ligne äâpre se divise aussi en deux branches, qui se prolongent vers les condyles; l’externe sert à l’insertion du biceps, l’interne à celle du gran d adducteur.

Extrémité supérieure. Nolumineuse, formée par trois éminences. La plus élevée, nommée téte du fémur, revêtue partout de cartilage, à exception de l'endroit où existe le ligament rond, dirigée en haut et en dedans, soutenue par un col court, mais bien sensible, formant un angle obtus avec Le corps de l’os. Le col est limité en avant par uneligne

: ; DIS URSS ni rugueuse , qui va d’une tubérosité à l’autre; en arrière, par

unelignesemblabledirigée dans lemêmesens.Cestubérosités, qu’on appelle aussi {rochanters, sont au nombre de deux : la plusconsidérable,;nomméegrandtrochanter, placée en dehors, épaisse, aplatie, quadrilatère, offreune face externe, convexe, où glisse le tendon du grand fessier, terminée en bas par une crête où s'attache une portion du triceps; une face interne, creusée par la cavité digitale, où s’insèrent les deux obturateurs, le pyramidal , les deux jumeaux ; le grand trochanter, par son sommet, donne attache au moyen fessier; par son bord antérieur, au petit fessier; par son bord postérieur au carré crural. Le petit trochanter (trochantin, Ch.), de forme pyramidale, situé en arrière et en dedans, au-dessous du col, sert par son sommet à l'insertion du tendon réuni des psoas et iliaque.

ÆExtrémité inférieure. Plus volumineuse que la supérieure, présentant une face inférieure libre, formée par deux éminences appelées condyles, distinguées en interne et externe, réunies en devant par une surface concave, en’ forme de

poulie, pour le glissement de la rotule, séparées en arrière

par une cavité profonde et inégale, destinées à l’insertion des ligaments croisés, et articulées en bas avec le tibia. Le condyle interne descend un peu plus bas que l’externe, il offre en dedans la tubérosité interne ; à laquelle se fixe le troisième

CH

adducteur et le ligament latéral interne ; le condyle externe présente en dehors la twbérosité externe pour lattache du lsament latéral externe , et au-dessous, un enfoncement pour insertion du poplité. .

Développement. Le fémur se développe par plusieurs points d’ossification : le plus remarquable apparaît au centre de los, à peu près à la même époque que celui de l’humérus. Quelque temps après la naissance, l’ossification de l’extrémité supérieure commence particulièrement dans la tête ; mais ce n’est qu'après la troisième et la quatrième année qu’il se développe un point d’ossification , d’abord dans le grand trochanter, puis dans le petit; il ne se montre qu’à deux ans dans l’un et l’autre condvyle; ces germes osseux de-

e r à! HE meurent long-temps séparés après la puberté, et ne sont

même soudés qu’à l’époque où l’individu a pris son entier développement ; l'extrémité inférieure est la dernière à se souder. — Chez les rachitiques, le fémur présente assez fréquemment l’augmentation considérable de sa courbure en avant.

Articulation coxo-fémorale. (Noy. Prépar., pag. 42.) Constituée par la cavité cotyloïde de l’os iliaque et la tête du fémur, formant une véritable énarthrose, fortifiée par plusieurs ligaments, et revêtue de cartilage. Ligament cotyloidien. Bourrelet fibro-cartilagineux, triangülaire, plus épais en haut et en dehors qu’en bas et en dedans, ayant son bord libre tranchant, augmentant la profondeur de la cavité cotyloïde, et convertissant en trou l’échancrure qu’on remarque en dedans et en bas de la circonférence de cette cavité. Ligament capsulaire. Représentaat une espèce de sac à deux ouvertures, plus large autour de la cavité cotyloïde, qu’autour du col du fémur, arrondi dans le premier sens, aplati sur le second; inséré supérieurement sur tout le pourtour de la cavité cotyloïde, un peu en dehors de cette articulation , inférieurement, en avant, à la ligne qui va du grard au petit trochanter, en arrière, sur le milieu de la hauteur du col du fémur, et non sur la ligne qui se dirige d’une des tubérosités à l’autre, comme le prétendent la plupart des auteurs. Le ligament capsulaire est très épais en devant et en haut; il est très faible à la partie interne. Ligament rond où tnter-articulaire. Ynséré d'une part sur fa petite cavité 1r-

OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — ROTULE. | Pr régulière de la tête du fémur, et de Pautre sur les deux

bords de l’échancrure interne de la cavité cotyloïde; arrondi - enhaut, applati en bas, il à la forme d’un trian gle. Membrane Abe Déployée dans la cavité cotyloïde, tapissant le ligament cotyloïdien, la surface interne de la capsule se réfléchissant sur le périoste du col, pour gagner le cartilage de la tête, et embrassant le ligament inter-articulaire. La partie antérieure de la cavité renferme des pelotons adipeux '.

Mouvements. Us sont les mêmes que ceux de Particulation scapulo-humérale. Dans Ia flexion légère, les ligaments capsulaire et inter-articulaire sont peu tendus; sielle Augmente beaucoup ,"la distension devient plus considérable; lors de (l'extension, la tête du fémur abandonne en partie la cavité cotyloïde en avant, distend dans ce sens la capsule fibreuse, ettiratile ainsi le ligament inter-articulaire. La tête du fémur, dans Pabduction, abandonne à moitié la cavité cotyloïde par sa partie interne, distend très fort la capsule sur ce point, et tiraille épars htBnt le ligament inter-articulaire. L’adduction » n’offre rien de: témata table, puisqu'elle n’est véritablement que le retour de la jambe à son état ordinaire. La circumduction est la combinaison de tous les mouvements précédents; son étendue est très bornée, ce quitient à la longueur du col. La rotation est au contraire très étendue, à cause de la longueur du col du fémur, dont l’axe est le leviers de ce mouvement.

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