‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 128 sur 351 · PAROI ABDOMINALE · texte numérisé non relu

PAROI ABDOMINALE

DROIT (séerno-pubien , Ch.). ( Voy. Prépar., pag. 10.) ;

Occupant la partie moyenne et antérieure de l’abdomen ; long, aplati, plus large en haut qu’en bas, attaché inférieurement à la symphyse pubienne, par un tendon, souvent par deux. Les fibres charnues qui en naissent montent verticalement et viennent se terminer à la base de la poitrine par trois languettes, dont l’interné s’insère au bas et au-devant du cartilage dé là septième côte, et au ligament costo-xiphoïdien ; la moyenne, au bord inférieur et à la face antérieure du cartilage de la sixième 3 l’extérne, au bas de celui de la cinquième, par des fibres aporévrotiques

assez marquées; quelquefois ce muscle $e continue avec le !

sterno-mastoïdien, disposition analogue à celle qui existe chez le dauphin. Le Sterno-pubien est partagé en plusieurs ventres par des intersections aponévrotiques beaucoup plus apparentes en avant qu’en arrière ; leur nombre est ordinairement de trois, quelquefois de quatre ou de cinq ; rarement il va au-delà ; il ÿ en a constamment plus au-dessus qu’audessous de l’ombilic. Lesintersections ont pour but de multiplier les fibres charnues. Meckel dit qu’elles sont des r'épétitions incomplètes des côtes dans les parois de l’abdomen. | … Rapports. En arrière avec le feuillet postérieur de l’apo-

névrose du petit oblique et de celle du transverse ; en devant . avec l’aponévrose du grand oblique, le feuillet antérieur de celle du petit, etla portion inférieure de celle du transverse.

4, "& "+ OR 358 : ANATOMIE DESCRIPTIVEe Usages. Lorsque ce muscle agit par sa partie inférieure, il tire le sternuim en bas, il est alors expirateur ; s’1l prend son aut, il fléchit le bassin sur la colonne verté-

brale. Ce mouvement est très borné.

NM

pyRAMIDAL (pub o-sous-ombilical , Ch.). (Voy. Prépar., p- 11 4

Continuation du muscle droit, situé au bas et au-devant des parois abdominales , triangulaire ; sa base regarde en bas, et son sommet en haut, fixé inférieurement sur la symphyse du pubis, et venant se rendre à la ligne blanche. Il est aussi placé dans la gaine du muscle droit. Le pyramidal est très développé chez Îles animaux didelphes. Il sert chez eux à fermer la bourse dans laquelle viennent se ren dre les petits-

Rapports. En devant avec l’aponévrose abdominale, en arrière avec le muscle droit. Usages. I diminue la cavité abdominale de haut en bas, et agit comme tenseur de 1x

ligne blanche.

OBLIQUE EXTERNE) GRAND OBLIQUE (costo-abdominal , Ch..).

(Noy. Prépar., pag. 10.)

Situé sur les parties latérales et antérieures du tronc. Il est implanté en haut à la face externe de toutes les fausses côtes, et à celles de la septième, sixième et cinquième vraies côtes, par huit languettes qui s’entrelacent avec des digitations du grand pectoral , du grand dentelé et du grand dorsal ; en bas et en arrière, à la moitié antérieure de Ja lèvre externe de la crête de l'os des îles; en avant, les fibres

La

charnues de ce muscle viennent se fixer sur une large apo-. névrose, continue supérieurement avec l'insertion infé-.

rieure du grand pectoral, en dedans avec celle du côté opposé, pour concourir à former la ligne blanche; en arrière avec celle du petit oblique. Cette aponévrose est terminée en bas par un repli improprement nommé ligament de Fallope ou de Poupart , et qu’on appelle communément arcade crurale. Celle-ci, étendue entre l’épine iliaque antérieure et supérieure et la symphyse du pubis, se contourne légèrement de bas en haut, et de dehors en dedans, d’où résulte un demi-canal , dans la partie antérieure duquel s’engage le cordon spermatique; ce demi-canal est converti du

CIS * Aude cuis

MYOLOGIE.—PYRAMIDAL:—OBLIQUE EXT. ET INT. 254) côté interne par la partie inférieure du muscle oblique interne et du transverse, en un conduit oblique qui porte le nom de canal inguinal, et auquel on distingue deux ouver: tures; l’une supérieure ou abdominale , l’autre inférieure que

: l’on nommeaussianneauinguinal. Cetanneau est formé par l’écartement de l’arcade crurale, qui se partage en deux faisceaux nomméspiliers. On lesdistingue en piliersupérieurou interne, eten pilierinférieur ou externe.Le pilier interne s’entre-croise devant le pubis avec celui du côté opposé, et s’insère en cet endroit; l’externe, plus épais, se fixe à l’épine pubienne. Rapports. En dedans, avec la partie antérieure des sept ou huitdernièrescôtes, leurscartilages, les musclesinter-costaux et le petit oblique; en dehors, avec la peau. Usages. Le grand oblique peut prendre son point fixe sur le bassin; dans ce cas, il tire les côtes en bas et agit comme expirateur, et en même temps comme fléchisseur. S'il prend son point fixe sur le bassin et sur le thorax, il forme une concavité antérieure et une convexité postérieure. Le premier effet de la contraction ést d’effacér la courbe, et de chasser ensuite les viscères abdominaux du côté de la colonne vertébrale, en les repoussant un peu en haut. Cette direction est importante à connaître, comparée à celle que présente le diaphragme ; elle explique aussi l’action toute mécanique du vomissement, sur laquelle nous aurons d’ailleurs occasion de revenir.

OBLIQUE INTERNE, PETIT OBLIQUE (440-abdominal, Ch. ).

(Voy. Prépar., pag. 10.)

Placé sous le précédent, il s’insère supérieurement à tout le bord inférieur des cartilages des neuvième, dixième ; Où zième et douzième côtes ; il se réunit par son bord pôstéreur, avecl’aponévrosepostérieuredutransverse,ainsi qu’avecl’aponévrose commune du grand dorsal et du dentelé postérieur et inférieur, et s’implante aux apophyses épineuses, lombairés ” sacrées et à la portée postérieure de crête iliaque; par son bord antérieur, terminé en aponévrose, il s’étend depuis le sommet du cartilage dela dixième côteenviron , jusqu’au près de la sym physe du pubis. Inférieurement, il se fixe aux deux tiers an-

térieurs à peu près de l’interstice de la crête de l’os des îles

et à la partie postérieure de l’arcade crurale; dans cet endroit il a une direction transversale qui croise le ligament rond chez la femme, et le cordon testiculaire chez l’homme. Ses faisceaux les plus inférieurs se prolongent sur ces deux organes, concurremment avec ceux du transverse, pour former le muscle crémaster. L’aponévrose de l’oblique interne arrivée le long du bord externe du muscle droit, se partage en deux feuillets, l’un antérieur et externe, l’autre postérieur et interne ; l’antérieur est intimement.confondu avec l’aponévrose de l’oblique externe, il est immédiatement appliqué sur le muscledroit, si ce n’esten bas; le postérieur passe derrière le muscle droit, mais il n’existé que dans ses trois quarts supérieurs, et manque dans son quart inférieur. Rapports. En dehors, avec le grand oblique et le grand dorsal ; en dedans, avecles muscles transverse, sacro-lombaire et long dorsal. Usages. Us sont les mêmes que ceux du précédent.

TRANSVERSE (lombo-abdominal , Ch.). (Voy. Prépar., p- 10.)

De même forme que le petit oblique, sous lequel il est placé ; il se fixe en arrière à la colonne vertébrale, par une aponévrose qui, au niveau du carré des lombes, se divise en trois feuillets, dont l’antérieur glisse au-devant de ce muscle, et vient s’insérer à la base des apophyses transverses des lombes ; le moyen passe entre ce même muscle et la masse

‘du sacro-lombaire et long dorsal , et se termine au sommet

des mêmes apophyses ; le postérieur enfin, confondu avec l’aponévrose du petit oblique, s'implante au sommet des apophyses épineuses lombaires. Ces trois lames aponévrotiques se réunissent en une seule, de laquelle naissent un certain nombre de fibres charnues; d’autres tirent leur origine en arrière et en bas de la lèvre interne de la crête iliaque, et aussi des deux tiers externes de l’arcade crurale ; en haut des cartilages des deux dernières côtes sternales , et des trois premières abdominales, par des digitations qui s'entre-croisent avec celles du diaphragie; de ces divers points d'insertion, les fibres charnues se portent toutes transversalement, et en avant, à une.aponévrose dont le bord décrit, à cette origine, une ligne courbe à concavité antérieure. Cette aponéviose se partage en deux portions ;

MYOLOGIE. — TRANSVERSE. — DIAPHRAGME. 261 l’une, plus considérable, se prolonge derrière les trois quarts supérieurs du muscle droit ; dont elle est séparée par le feuillet postérieur de l’aponévrose du petit oblique; l’autre, plus petite, passe au-devant du quart inféricéur du même muscle, entre lui et le feuillet postérieur de l’aponévrose du petit oblique avec lequel elle se confond, de manière que le quart inférieur du muscle droit est immédiatement appliqué sur le péritoine. L’aponévrose du transverse se perd ensuite dans la ligne blanche. à

Pour bien étudier la disposition du transverse > il faut couper le corps perpendiculairement.

Rapports. En dehors avec le petit oblique; en dedans) avec le péritoine. Usages. Ses usages sont semblables à ceux des deux muscles précédents.

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