‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 130 sur 351 · PAROI SUPÉRIEURE ABDOMINALE · texte numérisé non relu

PAROI SUPÉRIEURE ABDOMINALE

DIAPHRAGME. ( Voy. Prépar., pag. 11.)

De forme arrondie, servant de cloison à la poitrine et à l’abdomen ; les fibres charnues de ce muscle, naissent d’une aponévrose commune, qui occupe la partie moyenne et pos-

lérieure, et à laquelle on donne le nom de centre phrénique. Cette aponévrose est visiblement échancréeen arrière, Vis-à- Vis la colonne vertébrale; en avant, elle est partagée en trois portions, dont la moyenne a plus d’étendue, la gauche est la plus petite, et la droite tient le milieu ; cette dispo-

at er

262 ANATOMIE DESCRIPTIVEsition lui donne l'apparence d’un trèfle. La portion latérale droite est percée, tout près de la partie moyenne, d’une ouverture arrondie sur le vivant, qu’on appelle érou de la veine cave inférieure. Le centre phrénique est formé de différents plans de fibres, qui s’entre croisent vers les angles. Les fibres charnues qui naissent de l’aponévrose, peuvent être distinguées en antérieures , en postérieures et en latérales. Ees premières se terminent derrière lappendice xiphoïde; en laissant entre elles une ouverture qu’on désigne sous le nom d'intervalle cellulaire sous-xiphoidien , et par lequel on a vu quelquefois des fusées de pus se faire de la poitrine dans l’abdomen. Les postérieures, en plus grand nombre que les précédentes, ne tardent pas à se réunir en deux gros faisceaux qu’on appelle les piliers du diaphragme, V’'un, droit, plus long; l’autre, gauche, plus court. Ceux-ci forment un écartement arrondi et très allongé ,qu’on ap- : pelle ouverture œsophagienne, toute charnue dans sa circonférence, qui livre passage à l’œsophage et aux pneumo-gastriques. Ils se réunissent au-dessous, en s’envoyant chacun une languette charnue, quise croise avec celle du côtéopposé. Ainsi renforcés, ils seportent en bas, en s’écartant de nouveau l’un de l’autre, et laissent entre eux une ouverture oblongue, arrondie, longitudinale, qu’on connaît sous la dénomination d'ouverture aortique. Cet hiatus, taillé en bec de flûte, est destiné au passage de l’aorte, de la veine azygos et du canal thoracique; il est garni à son pourtour d’une arcade aponévzotique, qui empêche la compression des vaisseaux. En continuant de descendre, les piliers diminuent de volume, ils se terminent enfin au-devant dela région lombaire, le droit à la face antérieure des quatre premières vertèbres ; le gauche. à celle des trois premières seulement (en se confondant avec une arcade tendineuse, qu’on remarque à la partie supérieure du psoas). Les J£bres latérales , les plus nombreuses de toutes, plus courbées à droite qu’à gauche, se portent sur toute la circonférence de la base de la poitrine; elles se fixent, les postérieures au ligamentcintré du diaphragme, étendu de l’extrémité de la cinquième côte abdominale, à labase de l’apophyse transverse dela première vertèbre lombaire. Ce ligamentn’est autre chose que le bord supérieur, replié sur lui-même, du feuillet antérieur de l’aponévrose du transverse abdas

MYOLOGIE.—GRAND PSOAS. 265

minal. Les autres fibres latérales se terminent aux cartilages des six dernières côtes, par des languettes qui s’entrecroisent avec celles du transverse.

Rapports. Concave en bas, plus à droite qu’à gauche, en rapport avec le péritoine, le foie, la rate, l’estomac, les reins et les capsules surrénales; convexe en haut, en rapport au milieu, avec le péricarde, le médiastin ; sur les côtés, avec. la plèvre, la base des poumons, et les parties latérales du thorax; en arrière , avec l'artère aorte. Usages. Eorsque le diaphragme se contracte, il efface la courbure qu’il formait, et le diamètre de la poitrine étant agrandi verticalement, il agit commeinspirateur. Dans le relâchement, il a une action contraire. Si le diaphragme se contracte plus fortement, il rétrécit la circonférence inférieure de la poitrine, après avoir d’abord effacé sa voussure. Dans les efforts considérables, il fixe les côtes, pour qu’elles fournissent un point immobile aux autres muscles. Si le vomissement a lieu, il se contracte en formant avec les autres muscles abdominaux, des plans opposés. Dans le hoquet, il se contracte d’une manière active ; il agit aussi fortement dans l’expulsion du fœtus, et dans l’excrétion des urines et des fèces. |

Le diaphragme peut manquer en totalité ou en partie. Dans l’un et l’autre cas, une partie des viscères du bas-ventre passe ordinairement dansla poitrine; il en résulte une hernie diaphragmatique.

Page 1