CERVELET
Dans l’ordte de développement, le cervelet succède à là protubérance annulaire. Son nom lui a été donné à cause de sa ressemblance avec le cerveau. Il est placé dans les fosses,
occipitales inférieures , au-dessous de la partie postérieure du lobe postérieur du cerveau, dont il est séparé par la tente. M Le cervelet est symétrique, un peu aplati de haut en bas et convexe, circonscrit en devant par une courbe nr Le cervelet offre deux faces : l’une supérieure, l’autre in= férieure ; et une circonférence.
Face inférieure: Elle présente, sur la ligne médiane: 1° un sillon profond qu’on a appelé vallon destiné à loger le bulbe su: périeur de lamoelle; 2° une éminence appelée /obule médian du cervelet, processus vérmiforme , éminence vermiculaire infé-
droit
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rieure,terminée en arrière dans l’échancrure postérieure, et fai- !
sant saillie en avant dans le troisième ventricule : cette saillie à été nommée luette; 3° sur les côtés, les lobes cérébelleux; 4° en avant , un petit lobe appelé lobe feuilleté du cervelet, où lobule du nerf vague; 5° plus en avant, un autre lo bule ; 6° des circonvolutions et des anfractuosités. Face suz périeure. Elle offre sur la ligne médiane une éminence, c’est la partie supérieure du lobe médian ; elle à reçu le nom d’éminence vermiculaire supérieure ; sur les côtés , deux surfaces planes, recouvertes par la tente du cervelet; des lobules, des anfractuosités et des circonvolutions. Circonférence. Elle présente, en arrière, une échancrure triangulaire occupée par la faux du cervelet; en avant, une autré échancrure pour recevoir. la MER ance , avec laquelle
- SPLANCHNOLOGIE. — CERVELET. 405 elle se continue par ses prolongements postérieurs, et , dans ce sens > une ExXCAVAtION qui répond à l’aqueduc de Sylvius. | dir Considéré à l’extérieur, le cervelet présente un assemblage de lames grises, épaisses d’une ligne et demie , placées de champ, les unes contre les autres > Concentriques, régulières,, séparées par des sillons étroits > Que tapisse la piemère,.et sur lesquels passe l’arachnoïde. Ces lames ne se confondent point entre elles > et aucune ne fait le tour de l'organe. On remarque ordinairement à la superficie de chaque lobe du cervelet , Soixante ow sorxante-cinq de ces lames, trente à trente-cinq sur la fice supérieure , vingt-quatre ou trente à la face inférieure. En les écartant, on aperçoit d’autres lamelles beaucoup plus petites, cachées dansles sillon s,etserccouvrant mutuellement en partie. Aucunede ces lames secondaires n’arrive à la superficie du cervelet, et toutes-sont att2- -chées par leur base à une des circonvolutions primitives, dont elles sont, pour ainsi dire » des ramifications. Les lames primitives elles-mêmes se rassemblent au nombre de deux, trois, quatre, cinq ou six , de manière à partager en lobules Jasciculés la surface du cervelet. Ces lobules se distinguent les uns des autres » par des sillons plus larges et:plus: profonds , ainsi que par la disposition et-la direction de leurs lames : ils ne-sont point parallèles, mais ils se coupent presque tous à angle plus ou moins aigu ; on en compte or-. dinairement seize, savoir > Cinq supérieurs , deux postérieurs et neuf inférieurs. (H. Cloquet et Chaussier. }. .… Le cervelet concourt à l’intérieur à former une-cavité qui porte improprement le nom de:ventricule du cervelet 3 puisqu’elle est seulement formée en arrière et en haut par le cervelet. Cette cavité a été aussi appelée quatrième ventri- * cule ; elle présente, 1° une parot antérieure dépendant de la protubérance annulaire, sur le milieu de laquelle on remarque un sillon terminé postérieurement en angle. Ce sillon a reçu le nom de calamus scriptorius , où sinus rhomboïdal : on,doit le considérer comme le reste de la grande cavité ventriculaire qui existait chez ie fœtus. Dans cette même paroi , ont trouve une petite. bandelette qui, bien décrite par Wenzel, a pris la. dénomination de bandelette de ÆWenzcel. On y voit aussi lorifice postérieur de laquedue
de Sylvius; 2 une paroi postérieure très courte , et formée par l’échancrure antérieure du cervelet ; 3 des parois latérales , bornées supérieurement par un cordon blanc qui des=
ceud des tubercules quadrijumeaux postérieurs, inférieu-.
rement par un prolongemént de la pyramide postérieure ; 4° une extrémité supérieure ; fermée par la valvule dé Vieussens, lame grisâtre, mince et fragile, qui, de la. ‘partie
postérieure des éminences quadrijuminées, se porte à la
partie antérieure du cervelet; 5° enfin une extrémité inférieure , fermée du côté de la moelle par une petite val: vule,, appelée valvule de Tarin.
Ce ape icule à parois contiguës, communiqueen haut avec "
l’aqueduc de Sylvius; inférieurement il ne présente point dé
communication avec la moelle, ainsi que l’ont Pr
quelques anatomistes..
Structure. La substance grise enveloppe le cervelet de"
toutes parts, à l’exception de la face intérieure qui est cou verte de HA obh Hie blanche. Cette dernière se continue av ee la protubérance annulaire, la partie supérieure de là. moelle et les tubercules quadrijumeaux ; à l’aide d’un gros faisceau qui porte le. nom de pédoncule du cer: velet.. D'abord unique, 1il se sépare un certain nombre de branches qui forment trois subdivisions, dont l’ensemble a reçu le nom d'arbre de vie. Cette disposition. peut être facilement reconnue en faisant au cervelet uné )coupe verticale. ‘110
Immédiatement à la surface de chaque branche médul: laire, il se dépose une couche de substance grise , ce qui explique la structure lamelleuse du cervelet. 4
Dans le centre du pédoncule, au milieu des fibres divers
gentes , on aperçoit uneligne grise festonnée, qui intercepte dans son aire un noyau de substance blanche, qu’on appelle corps dentelé , rhomboïdal ou frangé. Pour étudier ce corps; il faut faire un section verticale du cervelet, à la réunion da tiers interne ayec les deux tiers externes.
Chaque pédoncule du cervelet est formé de trois cordons#
l’un estinférieur et descendant, l’autre moyen et antérieur, le \
dernier supérieur et ascendant. Le faisceau moyen latéral où antérieur, processus a cercbello ad medullam oblongatam, est formé de fibres transversales; il se dirige en avant et en bas,
SPLANCHNOLOGIE. — CERVEAU. 407 etse confond avecla protubérance annulaire, c’est le plus considérable detous; il représente une véritable commissure qui embrasse les doux autres. Le supérieur ascendant, processus a cerebelloadtestes, va gagnerla partiepostérieure destubercules
quadrijumeaux postérieurs ; enfin, le faisceau inférieur ou descendant, processus a cerebello ad medullam spinalem, se confond avec la pyramide postérieure, ou le corps restiforme.
Développement. Le cervelet n’existe pas dans les premiers temps de la vie intra-utérine. Lorsque la moelle épinière est formée, elle envoie, à travers laprotubérance annulaire , un faisceau qui va former les tubercules quadrijumeaux. Dès que ceux-ci sont arrivés à leur état de développement , on voit s'élever de la partie supérieure de la moelle, dés fibres qui donnent naissance à une lame qui vient on une espèce de pont tendu au-dessus du quatrième ventricule ; il n'existe alors qu’un seul lobe. À quatre mois.et demi environ , le lobule médian éprouve une sorte de traction sur les côtés ; il s’affaisse, et les lobules latéraux acquièrent un développement considérable. La substance grise paraît à quatre mois; c’est environ à la même époque qu'a lieu la formation du pont de Varole, Le ventricule du cervelet présente des particularités qu’il importe de connaître ; il n'existe pas d’abord, mais, au bout de quelque temps, une lame destinée à former le cervelet se développe ; et ses bords, en se relevant, constituent une gouttière qui se transforme en un véritable canal.
Usages. Les anciens considéraient le cervelet comme le principe des mouvements involontaires. M. Gall lui attribue la fonction de régulateur des organes génitaux ; M.Flourens pense qu’il coordonne les différents mouvements ;. suivant M. Rolando, ce serait un appareil électro :dvnamique; pour nous, qui nous sommes livrés à un grand nombre de es sur ce sujet, nous sommes fortement iuclinés à partager POpition du célèbre FHNDR AIO SERRE allemand.
CÉRVEAU PROPREMENT DIT. *
Le cerveau est logé dans la cavité crânienne ; il occupe.
1 Toutes les parties extérieures du cerveau se voient sans difficulté ;
toute la région antérieure et la plus grande partie de la réglion postérieure; ; sa forme est celle d’un ovoïde un peu comprimé sur les côtés, convexe en haut, aplati et inégal en bas, ayant sa grosse extrémité en avant.et sa pointe en awrière À}; |
La masse cérébrale varie suivant les peuples et les individus; en général elle surpasse de plus de deux fois le reste. de l’axe-cérébro-spinal , sa couleur est léebrement rougeñtre.
La position du cerveau est telle qu’on peut le considérer comme formé de deux parties latérales , auxquelles on a 1mproprement donné le nom ETS ps et qu’il vaut mieux appeler /obes avec M.Chaussier. |
Il entre dans la composition du cerveau un si grand nombre de parties, que son étude est véritablement difficile , mais comme ses fonctions ne sont LUE encore très bien connues, nous pensons que pour arriver à à posséder des notions plus che sur cet organe, il est nécessaire d’examiner très en détail toutes les parties qui le composent; diverses, méthodes. ont été proposées pour étudier le cerveau. Les anciens le coupaient par tranches, en allant de la partie supérieure à la partie inférieure; plusieurs anatomistes, parmi lesquels nous citerons #7 le , V'ieussens, FWillis, l’étudiaient en procédant de bas en haut, sans s’occuper des liaisons. de:ses différentes parties. MM. Gall etSpurzheim,; considérant le cerveau comme un épanouissement de la moelle épinière, ont donné une nouvelle manière d'étudier cet organe. M. Laurencet a proposé une coupe qui se rapproche de-celle de Willis, mais dans un autre but; nous renvoyons aux ou vrages de ces anatomistes, qu’il est très utile de consulter.
Nous. croyons: qu il ar d’abord examiner le cerveau-à
l'extérieur, puis à l’intérieur, au moyen d’une coupe que. A EE EL CA UT LG de D ON 0 DAS DURS
à mesure que nous.étudierons cet organe, nous indiquerons les coupes |
nécessaires pour bien voir les parties contenues dans son intérieur, ainsi que les différentes substances qui le composent.
ï Beaucoup d’anatomistes prétendent que sa grosse extrémité est en arrière , mais ils ont été abusés par la forme Aiéralé du crâne, dont la grosse entré ind réellement postérieure , est en grande partie occupée par le cervelet. M. Blandin a , je crois, fait le premier remarquer cette disposition.
SPLANCHNOLOGIE. — CERVEAU. 40g uous indiquerons; toutes les partiesqui le forment étant connues, nous donnerons et son développement sa structure, d’après MM. Gall et Spurzheim.
Considéré à l’extérieur, le cerveau présente une région supérieure qui répond à la voüte du crâne, et une région inférieure, qui correspond à la base.
Région supérieure. Elle est divisée sur la ligne médiane par une scissure profonde (scissure interlobaire, Ch.), qui reçoit la faux cérébrale prolongée vers la partie antérieure et supérieure, et appuyant en bas sur une lame blanche qu’on nomme corps calleux. Sur les côtés, on voit les lobes cérébraux, convexes en dehors, planes en dedans, distingués en droit et en gauche, présentant deux faces : une, #nterne, plane, en rapport avec celle du côté opposé, reposant en bas sur le corps calleux ; l’autre, externe , convexe , offrant des plicatures ou circonvolutions , éminences arrondies, flexueuses et ondulées comme les intestins, entre lesquelles sont des enfoncements ou anfractuosités, sinueux, disposés de la même manière que les circonvolutions. Ces enfoncements ont environ une profondeur de six lignes; suivant plusieurs physiologistes, cette profondeur est en rapport avec le développement des facultés intellectuelles; il est à remarquer que la symétrie n’est pas parfaitement observée dans les circonvolutions et les anfractuosités, ce qui détruit l’opinion de Bichat, qui prétendait que les organes de relation étaient tous symétriques.
Région inférieure. Examinée d’avant en arrière, elle pré-, sente sur la ligne médiane, 1° la continuation de la grande scissure; 2° une portion membraneuse, transparente et pew résistante, bouchant le fond du ventriculé moyen , étendue de la partie inférieure et antérieure du corps calleux à la réunion des nerfs optiques; 3° l’entre-croisement des nerfs optiques, appelé chiasma par plusieurs auteurs; 4° au-dessouset enarrière,un corps grisâtre appelé éuberculecendré outuberctinereum,concourantà formerleplancherduventricule moyen; du milieu de ce corps descend un prolongement appelé tige pituitaire (tige-sus sphénoïdale, Ch. ), qui vient aboutir à la glande ou corps pituitaire; ce corps est arrondi, allongé transversalement, grisâtre à l’extérieur , blanchâtre à l’intérieur, logé dans la fosse pituitaire du sphénoïde ou selle
turcique; il estentourépar un prolongement de ladure-mère;, et formé de deux segments; l’antérieur a la forme d’un rein, le postérieur est arrondi. Derrière le tubetcule cendré, on rencontreles éminences mamillaires (pisiformes, Ch.), réunies par une bandelette fibreuse. Ces tubercules sont quelquefois au nombre de quatre, deux internes, deux externes moins volumineux, allongés; le plus ordinairement ils ont la forme et le volume d’un pois, et correspondent au plancher du ventricule moyen; 5° en procédant toujours d’avant en arrière, on trouve les pédoncules cérébraux, qui s’enfoncent dans le cerveau, en laissant entre eux un écartement triangulaire, où s'aperçoit une lame qui concourt, avec les tubercules mamillaires, et uneautre lame grisâtre dont nous avons, parlé, à former le plancher du troisième ventricule; 6° la protubérance annulaire décrite. En soulevant le cervelet, On aperçoit une scissure transversale profonde, placée entre l’extrémité postérieure du corps calleux et la face supérieure de la protubérance par laquelle la pie-mère pénètre dans le ventricule moyen; 7° deux autres fentes latérales, une de chaque côté, continues avec la précédente, et formant avec elle la grande fente de Bichat ; elles sont demi circulaires et placées entre les pédoncules cérébraux et le lobulé moyen ; 8 tout-à-fait en arrière , la continuation de la scissuré interlobaire. h |
Sur les côtés, la face:inférieure est subdivisée par des anfractuosités en plusieurs régions ou lobules, savoir : l’une pour le lobule antérieur, l’autre pour le lobule moyen, et la troisième pour le lobule postérieur. La plupart des anatomistes n’admettent que les deux lobules qui sont formés par la scissure de Sylvius; car pour déterminer le lobule postérieur, il faut le supposer distinct du lobule moyen, dans l’endroit où le cervelet cesse d’être en contact avec lé
cerveau. La scissure de Sylvius, qui séparele lobuleantérieur
du lobule moyen, n’est qu’une anfractuosité plus profonde dirigée en dehors et en avant, répondant au bord postérieur de l’apophyse d’Ingrassias, continue en dedans. avec une autre scissure. Le /obule antérieur est plane, triangulaire et
creusé d’un sillon longitudinal pour le nerf olfactif; il ap-
puie sur la région orbitaire du coronal, et présente des anfractuosités et des circonvolutions añalogues à celle qu'on
SPLANCHNOLOGIE.— CERVEAU . : Aix
remarque sur la%égion supérieure. Le Zobule moyen occupe la fosse moyenne et latérale de la base du crâne, et le Zobule postérieur repose sur la tente du cervelet; ils sen tous les deux les mêmes circonvolutions et anfractuosités.
Du cerveau considéré à l’intérieur. Chaque moitié latérale du cerveau est creusée d’une cavité à laquelle on donne le nom de ventricule latéral *. Elle est placée d’abord assez près de la région antérieure dans le lobule antérieur, plus près de la face supérieure que de la face inférieure. Ce ventricule se dirige en arrière, en décrivant uné courbe dont la:convexité est supérieure , et la concavité inférieure; il se prolonge très près de la partie postérieure, et avance vers la face inférieure du cerveau , en se recourbant sur luimême, près de la couche optique, et vient se terminer infévieurement dans la partie latérale fde la fente de Bichat. Cette disposition a fait admettre pour chaque ventricule, un étage supérieur, placé au-dessus de la couche optique, et un étage inférieur, situé au-dessous. Les partiés qué nous avons maintenant à étudier, sont la plupart formées par des reliefs et des enfoncements apparents sur les parois de ce ventricule.
: Étage hs dd Dans la partie antérieure, on trouve une cavité qu’on désigne sous le nom de corne antérieure; elle ne présenterien de remarquable. La corne postérieure, aussi nommée cavité digitale où ancyroide, située dans l’épaisseur du lobe postérieur, offre sur sa paroï postérieure une saillie nommée ergot de Morand, blanche à l’extérieur, grise à l’intérieur l’est une circonvolution rentrée à l’intérieur.On rencontre assez fréquemment sur un des côtés de l’ergot de Morand, une petite saillie analogue, qui est appelée ergot accessoire.
Si nous examinons la paroi supérieure des ventricules, nous verrons qu’elle est formée par une lame blan che, nommée corps calleux (grande commissure cérébrale, Ch.). Ce corps est recourbé sur lui-même, et présente une face supérieure , et une face inférieure. El est placé plus près de la région supérieure du cerveau, que de sa région inférieure ,
1 Pour bien concevoir les ventricules latéraux , surtout pour bien: voir les deux parties dont ils se composent , on a une coupe pérpendiculaire et autéro-postérieure, sur un des hémisphères cérébraux.
ant ON | ANATOMIE pescnprive.
ct plus près de l’extrémité antérieure , que de:l’éxtrémité postérieure. La face supérieure du corps calleux présente, sur la ligne médiane, tantôt une dépression, tantôt une saillie, c’est le raphé. Sur les côtés se trouvent deux légers, sillons, pour les. artères calleuses; ces sillons ont été appelés nerfs longitudinaux de Lancisi; enfin deux faces lisses , cn rapport avec les hémisphères cérébraux. La face inférieure forme la voûte des ventricules latéraux ; elle offre un grand nombre de fibres transversales qui démontrent sa direction; l'extrémité antérieure de ce corps calleux se recourbe sur elle-même, et donne naissance au genou ou pli antérieur. Arrivé tout-à-fait antérieurement > le:corps calleux se sépare en deux faisceaux, qui vont se perdre dans les scissures de Sylvius. La petite lame qui s’élève de l’entre-croisement:des nerfs optiques, se rend dans. leur espace triangulaire. En arrière, le corps calleux présente une disposition analogue ; il se recourbe, forme le genou postérieur, se sépare en deux lames , et vient se continuer dans l'étage inférieur des ventricules latéraux, avec la saillie nommée corne d’Ammon.
Structure du corps calleux. Il est formé de fibres blanches transversalement dirigées, tendues d’un côté à l’autre > etse réunissant sur la ligne médiane. |
Entre les ventricules latéraux, on trouve une Jame placée de champ, concourant à former la cloison du. ventriculeson lui distingue quatre bords : l’un, inférieur, en rapport avec le trigone cérébral , et la partie recourbée en avant du corps calleux; l’autre, supérieur, continu avec: la face inférieure du corps calleux. Le bord antérieur est reçu dans l'angle formé par la réflexion du corps calleux.;. le bord postérieur se termine en pointe, et est reçu dans langle formé par le trigone cérébral et le corps calleux. Cette cloison des ventricules (septum. lucidum 3 septum médian, Ch.), est demi transparente, et formée de deux. lames adossées, laissant entre elles. un intervalle à parois contiguës, plus large supérieurementqu'inférieurement, qui forme le cinquième ventricule de M. Cuvier.
Le corps calleux enlevé, on trouve au-dessous de la éloison demi transparente, entre les deux ventricules, une lame blanche recourbée en voûte. Cette lame est le trigone cérébral , dénomination qui ne lui convient pas, parce qu’elle.
SPLANCHNOLOGIE. — CERVEAU. 413 présente quatre piliers. Elle est triangulaire, ét à sa base dirigée en arrière, et sa pointe en avant. Sa face supérieure, contiguë au corps calleux , est unie sur la ligne médiane à la cloison des ventricules. Postérieurement, le trigone cérébral se sépare en deux parties, qui se portent dans l'étage inférieur des ventricules latéraux, où ils forment en partie la corne d’Ammon et les corps frangés. En avant, il semble se prolonger sans se subdiviser , mais lorsqu’on renverse d’arrière en avant le pli antérieur du trigone, on voit qu’il se sépare en deux faisceaux, qui passent derrière la commission antérieure , et viennent se terminer en partie aux éminences mamillaires, et en partie dans la couche optique. La face inférieure du trigone repose sur la toile choroïdienne, elle présente des stries transversales, se rendant obliquement vers le raphé ; ces lignes constituent la lyre ou le corps psalloide :. Les parties latérales sont en rapport avec le plexus choroïde ; qui appartient à la pie-mère , ‘et s’étend depuis le pilier antérieur, jusqu’à la fente latérale. C’est un prolongement de la toile choroïdienne.
Sur le plancher de l'étage supérieur du ventricule, d’avant en arrière, on trouve le corps strié, la bandelette demicirculaire, et la couche des nerfs optiques.
Le corps strié (couche du nerf cthmoïdal , Ch.), ainsi nommé parceque dans son centre il présente un grand nombre de stries, a la forme d’un ovoïde dont la grosse extrémité
est tournée en avant , et la petite en arrière. Sa face interne
est en rapport éloigné avec celui du côté opposé, dont il est séparé par la cloison et-le trigone ; son extrémité antérieure repond à la commissure antérieure, son extrémité postérieure est en rapport avec la couche optique; il est contigu en haut au corps calleux, et continu partout ailleurs avec la substance cérébrale. Structure. Le corps strié est formé presqu’entièrement de substancegrise à l’extérieur. Des coupes horizontales, verticales et obliques, font voir qu’il est composé de trois substances, l’une d’un gris foncé, la seconde d’un gris clair, et la troisième médullaire, constituant plusieurs couches, qui alternent les unes avec les au-