‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 211 sur 351 · DES MAMELLES · texte numérisé non relu

DES MAMELLES

Les muamelles sont des organes accessoires de l’appareil génital, situées sur les parties latérales et antérieure dé la poitrine, entre les aisselles et le sternum; on en compte deux. La substance glandulaire, qui les constitue, est entourée d’une grande quantité de graisse qui contribue à leur donner la forme de deux éminences hémisphériques, légèrement coniques, dures et fermes, peu écartées l’une de l’autre, et recouvertes d’une peau fine et sans rides.

Les mamelles s'étendent ordinairement depuis la troisième jusqu’à la septième côte; un peu au-dessous de leur milieu , dans l’endroit où elles sont plus épaisses, on voit un cercle de couleur rose, qui porte le nom d’auréole du mamelon, du milieu de ce cercle s’élève une éminencé plus ou ‘moins saillante, appelée mamelon. Ce tubercule, de forme conoïde, d’une teinte rosée, couvert d’une peau un peu rugueuse et réticulée, présente l’orifice des vaisseaux | galactophres.

Structure. La presque totalité de l’organe se compose de en grains, d’un blanc rougeâtre ; ils ont la grosseur d’une

raine dé iltét et sont formés, à leur tour, de vésicules Loti et creuses; du tissu NAT et des vaisseaux les unissent les uns aux autres; cet amas de petits grains constitue la géande mammaire, ‘qui est plongée au milieu

SPLANCHENOLOGIE. — MAMELLE. — PÉRITOINE. 497 d’un tissu graisseux plus ou moins abondant, la graisse pé-. nètre profondément dans la substance de organe, tandis qu’on ne la rencontre pas à sa base; elle n’existe pas non plus dans le mamelon, ni derrière l’auréole.

Les grains de la glande mammaire donnent naissance aux radicules des vaisseaux galactophores ou lactifères, qui se réunissent peu à peu en troncs plus gros pour se terminer au centre de la mamelle, derrière l’auréole , par des dilatations dont la plupart ont une forme conique. Ces dilatations, Ou sinus, au nombre de quinze à dix-huit, sont très courtes. Chaque sinus se resserre, à son extrémité interne, en un petit canal qui parcourt en droite ligne le milieu de la longueur du mamelon jusqu’à son sommet, se rétrécit peu à peu , et Vient s'ouvrir à la surface du mamelon par un orifice très petit; un tissu muqueux unit entre eux tous ces petits canaux ; chaque dilatation n’en présente qu’un. Indépendamment de ces conduits galactophores, on en trouve d’autres, dans l’auréole, qui sont disséminés d’une manière irrégulière, etqui occupent l’éxtrémité de petits tubercules ; ceux-ci paraissent se comporter à l’égard de la glande mammaire , comme les glandes buccales à l'égard de la parotide.

* La glande mammaire à pour usase de sécréter le lait.

Développement. Les mamelles sont presque rudimentaires jusqu’à la puberté : À cette époque, elles prennent un accroissement considérable, qui se soutient jusqu’à l’âge du retour. Lorsque la menstruation cesse, les mamelles se flétrissent , s’affaissent et s’atrophient,

Les mamelles ne se rencontrent pas toujours; elles peuvent se trouver très développées dans l’homme ; Ce qui constitue. un premier degré d’hermaphrodisme, surtout lorsqu'elles sécrètent du lait. Dans quelques cas, elles se multiplient à la manière de celles des animaux. |

# 7 “ y ‘ PÉRITOINE. (Voy. Prépar., pag. 107.) ME

1 CE Évs Qu AT + , x 4. { k. HIDE.

Maintenant que tous les viscères abdominaux ont été décrits avec soin, que la cavité elle-même est bien connue, nous allons étudier ia membrane qui tapisse presque géné-

ralement-et la cavité et les organes.

Connue sous le nom de péritoine, cette membrane, de:

nature séreuse , revêt la cavité abdominale presque toutentière, à l’exception de la partie la plus inférieure du bassin, et recouvre la plus grande partie des organes qui y sont renfermés, sans en contenir aucun. Le péritoine présente deux faces : l’une externe, adhérente; l’autre, interne, lisse, à parois contiguës, ethumectée par une vapeur quise change, dans quelques circonstances, en un fluide. Les deux feuillets deviennent quelquefois adhérents, et se résolvent en tissu cellulaire. |

La membrane séreuse forme un sac sans ouverture, si ce n’est, chez la femme, au niveau du pavillon de la trompe de Fallope , où il en existe une. Pour faciliter son étude, qui est très compliquée, on peut la considérer dans les régions mésogasirique, hypogastrique et épigastrique.

1° Région mésogastrique où ombilicale. Le péritoine étant supposé partir de la ligne blanche, tapisse la face postérieure de la paroi abdominale antérieure, les flancs, mais bientôt. rencontre, à droite et à gauche, les colons ascendant et descendant, ou, plus exactement, les vaisseaux et nerfs qui se rendent à ces deux portions d’intestins , se réfléchit sur eux, recouvre les faces antérieure, externe et postérieure du colon, s'applique sur la face interne des vaisseaux , en s’adossant à lui-même pour former les replis nommés re ae lombaires droit et gauche , arrive sur les côtés de la colonne vertébrale, après avoir recouvert les uretères, les vaisseaux spermatiques et rénaux, la veine cave et l’aorte, rencontre les vaisseaux qui vont à l’intestin grêle, se réfléchit sur eux et vient former, en s'appliquant contre-lui-même, le mésentère, vaste repli que nous avons décrit à l’occasion du canal digestif.

2 Région hypogastrique. La membrane séreuse, partant de l'ombilie, trouve, en descendant, l’ ouraque et LA artères ombilicales, sur lesquelles elle LE trois replis qui continuent jusque dans la région inguinale, où ils constituent les fossettes inguinales externe ct interne, qui sont loin de présenter l'importance qu’on a voulu joue attribuer. Bientôt la membrane arrive dans l’excavation pelvienne, rencontre la vessie, dont elle tapisse le sommet, et une portion des faces latérales et de la face postérieure; di cet endroit, elle

SPLANGHNOLOGIE. — PÉRITOINE. 499

se termine en cul-de-sac et se réfléchit sur le rectum , en for- . mant deux plicatures nommées ligaments DE the de la Messie ; tapisse les faces antérieure et latérales du rectum, donne naissance, derrière lui, à un repli appelé rébbes tum, remonte ensuite au-devant de la colénne vertébrale, rencontre les vaisseaux et nerfs qui-se dirigent vers l’intés. tin grêle , se réfléchit sur eux , et vient se réunir à la portion mésogastrique.

Chez la femme, la portion latérale de la portion hypopastrique constitue, aisé le petit bassin, un repli considérable duquel on à Abtiné le nom de baie large. Ce repli, joint à celui du côté opposé, forme une cloison transversale qui partage cette cavité en deux parties. Les ligaments larges résultent de l’adossement de deux feuillets entre lesquels se: trouvent, supérieurement, les trompes de Falloppe, qui sont situées dans le bord libre de ces replis; puis au-dessous et en avant, le ligament rond, et en arrière, l'ovaire. Ces deux derniers organes donnent naissance à deux petits replis qu’on appelle ailerons.

À droite et à gauche, en descendant dans les régions iliaques, le péritoine forme autour de l’s du colon et du cæcum ,

deux replis qui sont le mésocæcum et le mésocolon iliaque. 3° Région épigastrique. Examiné dans l’hypochondre gauche, le péritoine tapisse la face postérieure de la paroi abdominale antérieure, remonte sur le diaphragme, recouvre sa face inférieure, rencontre les vaisseaux qui vont à la rate , se réfléchit sur leur face postérieure, puis sur les faces postérieure, externe, antérieure et moitié interne de la rate, sur la face externe des vaisseaux courts, d’où il se porte à la tubérosité de l’estomac, et se continue avec le feuillet anté-

rieur du grand epipiodtd

Dans l’épigastre, la membrane it oil revêt la face inférieure du diaphragme, arrive sur la face supérieure du foie; en formant entre son bord mousse et le diaphragme un repli très court qui porte le nom de ligament coronaire

du foie, se réfléchit sur la face supérieure du foie, constitue à gauche le ligament triangulaire gauche, tapisse les parties supérieure et bé ieure du lobe gauche, rencontre l’œsophage et vient tapisser la face antérieure de l’ estomac, 8e confôndant avec la portion précédente.

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LU d VRTP ET CPE : * “ Me : . > RURR LE We

Dans l’hypochondre droit, le péritoinese réfléchit du diaphragme sur lé bord postérieur du foie; constitue le ligament triangulaire droit, recouvre la face supérieure de Por gane, rencontre lé cordon résultant de l’oblitération de la veine 6mbilicale, forme en cet endroit un repli appelé ligament de la veine ombilicale, et qui, se continuant sur le foie, prend le nom de ligament suspenseur du foie. Après avoir tapissé toute

a face convexe, le bord tranchant , une partie de la face concave du foie, le fond de Lg ls biliaire, la face inférieure de cette aile, il se réunit au péritoine, du côté droit, pour se porter sur la face antérieure de l’estomac; de là, ïl descend jusqu’à la partie inférieure de labdomen, se recourbe de bas en haut jusqu’au bord convexe du colon transverse, passe derrière, et se dirige vers la colonne vertébrale, pour former le feuillet inférieur du mésocolon transverse. AE

Immédiatement au-dessous du col de la vésicule biliaire, le péritoine s’enfonce dans une ouverture appelée hiatus de IW/inslow.Cette ouverture, de forme triangulaire, correspond en arrière à la colonne vertébrale, supérieurement au foie, antérieurement au col dé la vésicule biliaire et aux vaisseaux excréteurs du foie. Lorsque le péritoine estentré par l’hiatus, il revêt la facé postérieure de l’estomac, s’adosse le long de la grande courbure, avecle feuillet que nous avons vu recouvrir la face antérieure du ventricule , pour former le feuillet antérieur de cette portion péritonéale, qui a reçu le nom de grand épiploon, vaste repli, libre et flottant, quadrilatère : ce feuillet antérieur descend jusqu’à la partie inférieure du bassin, se recourbe, remonte vers l’arcdu colon, en constituant le feuillet postérieur du grand épiploon; arrivé près de l’intestin , au lieu de passer derrière lui, comme dans le cas précédent, il passe au-devant, forme le feuillet supérieur du mésocOlou transverse, et eut sortir par l’hiatus de Wins-

low. Dans ce trajet, Le péritoine forme les parois d’une ca-

vité à Aile on a donné le nom d'arrière-cavité des épi-

ploons. $ ÉPIPLOONS.

Grand épiploon. C’est un vaste repli péritonéal qui s’étend de la grande courbure de l’estomac au bassin; il est libre,

/ SPLANCHNOLOGIE« — ÉPIPLOONS. 5ox flottant, quadrilatère, formé de deux feuillets, l’un anté-. rieur, l’autre postérieur, qui sont composés chacun de deux lames, l’une superficielle, et l’autre profonde. Le grand épiploon descend ordinairement plus à gauche qu’à droite, ce qui fait que les hernies épiploïques sont plus communes. dans ié premier cas que dans le second.

L’épiploon gastro-hépatique, ou petit épiploon , descend: de la face inférieure du foie vers la petite courbure de l’esto-. mac; il contribue à former l’arrière-cavité des épiploons, espèce de sac dont la paroi antérieure est représentée par la portion de péritoine qui tapisse les faces antérieure et postérieure de l’estomac; la paroi inférieure, par le colon transverse, ,et le méso-colon transverse, et la postérieure ;.par le feuillet péritonéal qui passe au-devant.dela cdlonne vertébrale; et spécialement de la troisième portion du duodénum.

L’épiploon gastro-splénique n’avait point été jusqu’à ces derniers temps l’objet d’une attention particulière; on le croyait simplement formé de deux lames. Béclard a montré qu'il entrait dans sa composition quatre lames » deux superficielles,. proyenant du feuillet superficiel précédemment décrit, deux autres profondes, formées par un prolongement du feuillet profond du péritoine, qui pénètre ‘par l’hiatus de Winslow. Ce repli péritonéal tapisse la face supérieure des vaisseaux spléniques, la face interne de la rate, et la face inférieure des vaisseaux courts.

Les .appendices epiploïques sont de courts prolongements de la membrane séreuse, qui naissent presque toujours du côté antérieur de la circonférence de cette membrane; on en observe sur toute la longueur du colon. De distance en distance, les mésocolons produisent des prolongements absolument semblables.

Développement. Clez le jeune fœtus, le grand épiploon n'existe pas; il se montre vers le deuxième mois de la gestation; plus tard, il semble végéter de ia grande courbure de l'estomac et de l’arc du colon, vers la partie inférieure du bassin , en formant deux portions isolées; à cette époque, l’arrière-cavité s’abouche directement avec l'arc: du colon ; bientôt les. deux portions isolées s’allongent June vers l’autre, la réunion s'opère ,.et le grand épiploon est formé.

ORGANES DE LA RESPIRATION. (Voy. Prepar., p. 106.)

La cavité thoracique représente un cône séparé en deux parties latérales, par une cloison médiane, logeant les deux poumons dans ses parties latérales, et l’organe de la circulation dans son écartement médian.

Les poumons étant du nombre des organes destinés à exécuter des pouvement sout enveloppés par une membrane séreuse à laquelle on donne le nom de plèvre.

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