‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 267 sur 351 · DES VEINES QUI DONNENT NAISSANCE A LA VEINE JUGULAIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

DES VEINES QUI DONNENT NAISSANCE A LA VEINE JUGULAIRE EXTERNE

Veine maxillaire interne (veine gutturo-maxillaire ; Ch.). Elle est exactement semblable à l’artère du même nom > par le nombre et la distribution des branches qui la composent. L’artère méningée seule n’a point de veine satellite. La veine maxillaire interne communique avec les sinus de la base du crâne , à l’aide de la branche sphéno-palatine; les petits rameaux qui établissent cette communication, portent, comme tous ceux du même ordre, le nom de veines émissaires de Santorini. Sur les parties latérales du pharvnx, les racines des veines maxillaire interne, faciale, pharyngienne, par leurs fréquentes anastomoses entre elles, donnent naïssance au plexus veineux pharyngien ; la maxillaire interne se Joint ensuite à la veine temporale superficielle, derrière le col du condyle de la mâchoire inférieure.

Veine temporale superficielle. Elle naît par autant de branches que l’artère correspondante ; elle se compose des branchesantérieureet postérieure, d’une temporale moyenne, des auriculaires antérieures, et d’une branche faciale transverse; au-devant de l'oreille, elle se réunit à la veine précédente. |

VEINE JUGULAIRE EXTERNE (Ÿ”, érachélo-sous-cutanée , Ch.).

De la réunion des deux veines précédentes résulte un tronc qui s'engage dens la glande parotide; après avoir fourni en dedans une branche de communication à la veine Jugulaire interne > 1! reçoit l’auriculaire postérieure, et prend le nom de-veine jugulaire externe ; celle-ci, placée le long de la partie latérale et antérieure du cou, descend verticalement entreles muscles peaucier et sterno-cléido mastoïdien, et près du bord externe du second de ces muscles, à la partie inférieure du cou , elle s’ouvre dans la partie supérieure de la sous-clavière, plus en dehors que fa jugulaire interne; souvent on trouve deux branches qui montent plus ou moins

QU

LS

606 k ANATOMIE DESCRIPTIVE,

haut; ces deux branches sont les deuxjugulaires antérieures, qui suivent le bord antérieur des sterno-mastoïdiens jusqu’au bas, et se recourbent sous eux, à angle droit, pour se terminer dans la jugulaire externe. Dans son trajet, la jugulaire externe recoit les veines cervicales cutanées et trachélo-scapulaires. Les muscles et lestéguments de la partie postérieure du cou donnent naissance aux premières, qui sont peu nombreuses ; Les secondes tirent leur origine des muscles de l’épaule ; ne accompagnent les divisions desartères scapulaires supérieure et postérieure, À l’endroit où la Jugulaire est sur le point de se terminer; elle reçoit, en dedans, plusieurs veines qui, par leurs anastomoses au-dessus de l’extrémité supérieure du sternum, forment un plexus veineux qu’augmentent encore plusieurs veines assez volumineuses, nées dans les muscles de la région hyoïdienne supérieure. DES VEINES QUI DONNENT NAISSANCE À LA VEINE JUGULAIRE

INTERNE. ( Voy. Prépar., pag. 66.)

V'eines cérébrales supérieures. Elles naissent dans la substance de la convexité des hémisphères cérébraux, par ure foule de ramifications plus ou moins tenues, flexueuses, et placées principalement dans les anfractuosités; elles se réunissent en troncs successivement plus volumineux et moins multipliés; ceux-ci se dirigent vers la grande scissure du cerveau, où, après avoir reçu les veines de la face plane des hémisphères, ils abandonnent le cerveau, entourés chacun par une gaine particulière de l’arachnoïde, et viennent s'ouvrir dans les parties latérales et inférieures du sinus longitudinal supérieur.

V'eine du corps strié. Son origine est dans le corps strié, d’où elle se dirige en arrière et en dehors dans la rainure qui sépare le corps strié de la couche optique, recouverte : par la bandelette demi circulaire : la veine choroïdienne marche à sa rencontre. Cette veine provient de la toile du même nom et des plexus choroïdes Ainsi réunies, ces” deux veines donnent naissance à deux troncs, l’un droit, l’autre gauche, qui portent le nom de veines de Galien.

Veines de Galien. Dirigées horizontalement en arrière dans la toile choroïdienne, elles se placent dans le canal formé

VÉNOLOGIE. — VEINE JUGULAIRE INTERNE. Go7 par la pie-mère, en pénétrant dans le ventricule moyen , puis elles abandonnent cette cavité, pour sortir sous la partie postérieure du corps calleux et s'ouvrir dans l’extrémité antérieure du sinus droit de la dure-mère , en s’entrecroisant.

V’eines cérébelleuses supérieures. À la surface supérieure du cervelet, on remarque plusieurs ramifications qui, en se réunissant, constituent les deux ou trois troncs des veines cérébelleuses supérieures. Ceux-ci se portent en avant le long de l’éminence vermiculaire supérieure, et s’engagent dans le sinus droit, vers sa partie moyenne.

eines cérébelleuses inférieures. Elles viennent s'ouvrir dans les sinus latéraux, en remontant verticalement de Ja face inférieure du cervelet, où elles prennent naissance : on

en compte deux à trois de chaque côté.

eines cérébrales latérales et inférieures. On les voit naître par un assez grand nombre de racines à la base et sur les côtés du cerveau, d’où elles se rassemblent bientôt en trois ou quatre trois troncs de chaque côté. Elles s’éloignent en-

suite du cerveau, entourées par des gaînes de l’arachnoïde, se dirigent obliquement en avanteten dehors, et s'ouvrent, derrière la base du rocher, dans la partie supérieure dessinus latéraux.

Veinc ophtalmique Elle a, par le nombre et la distribution de ses branches, la plus grande analogie avec l’artère ophtalmique. Il faut cependant remarquer que, dans la choroïde, les ramifications des veines ciliaires constituent une couche

distincte de celle des artères, et forment de si nombreuses anastomoses, qu'on les a appelées vasa vorticosa. Toutes les branches se réunissent en un seul tronc qui sort de l’or-bite par la partie interne de la fente sphénoïdale , et s'ouvre dans le sinus caverneux.

Les sinus de la dure-mère se réunissent au trou déchiré postérieur, à l’aide des sinus latéraux. En cet endroit, on

* apérçoit une ampoule à laquelle on a donné le nom de golfe de la veine jugulaire. Cette ampoule, placée dans la fosse du même nom, commence la veine Jugulaire interne (F. céphalique, Ch.), qui descend un peu en avant, en suivant le : trajet de l’artère carotide interne, couverte par l’apophyse Styloïde et par les muscles qui s’y attachent. Dans son trajet,

608 ANATOMIE DESCRIPIIVE:

elle communique avec la jugulaire externe par une assez -

grosse branche, et reçoit, avant d’arriver au “niveau du larynx, la veine faciale.

V'eine faciale (F.. palato-labiale, Ch.). Considérée de haut en bas, suivant le cours du sang, cette veine naît, sur lé BR de la tête et du front, par de nombreuses sitio tions qui se rassemblent en une grosse branche, appelée veine préparate. Celle-ci descend verticalement sur le mi-

lieu’ du front, et se réunit fréquemment avec le tronc ho=

monyme, qu côté opposé, au moyen d’une forte anasto-

mose. Sur les côtés de Ja racine du nez, la veine frontale ou.

préparate, prend le nom de veine angulaire, et reçoit des veines palpébrales et sourcilières. La veine faciale, ainsi formée, se dirige en dehorset en bas sur les côtés de la face; dans son trajet, les veines dorsales du nez, coronaires supérieure et inférieure, buccales et massetérines, viennent successivement s’y terminer. Parvenue vers la base de la

mâchoire, elle marche obliquement en bas, en arrière et en!

dehors, grossie par les veines narine, sous-mentale et pala- ? | dar ne tine inférieure, et s'ouvre dans la jugulaire interne.

La jugulaire interne reçoit encore les veines linguales; pharyngienne, thyroïdienne supérieure, 'occipitale et diploïques.

V'eine linguale. Elle naît surtout d’un réseau très compliqué qui est placé vers la base de la langue, s’anastomose

avec la veine ranine, descend entre la glande sublinguale

et le muscle ÿénio-glosse, puis entre les muscles hyo-glosse

et mylo-hvyoïdien, et se dirige horizontalement en dehors

et en arrière au-devant de ce dernier, le long du bord supérieur de l’hyoïde, et s'ouvre dans la veine jugulaire interne, soit par un trou commun avec la pharyngienne, soit au

dessous d’elle.

V'eine pharyngienne. Elle est formée par leplexus veineux pharyngien, et descend sur la partie postérieure ‘et latérale.

du pharynx, en communiquant un grand nombre : desfois avec celle du côté opposé. Elle s’ouvre , soit isolément ; sôit avec la précédente , dans la veine jugulaire interne.

Au niveau du bord supérieur du larynx, la veine thyroi

dienne supérieure et la veine occipitale viennent se jeter dans la jugulaire interne. La première correspond ‘exacte

VÉNOLOGIE.— VEINE SOUS-CLAVIÈRE. 609 ment à l’artère du même nom. Née dans le corps thyroïde, pat un grand nombre, de rameaux, elle se rend dans le tronc commun des jugulaires externe et interne. Dans son trajet , elle reçoit la veine laryngée ; et toujours à quelque distance de sa terminaison » la thyroïdienne supérieure" se divise en deux branches. La veine Occipitale, par sa disposition, est absolument semblable à l'artère du même nom. Veines diploïques. Des radicules Capillaires très multipliées, commençant dans l’épaisseur du diploé des os du crâne, donnent naissance, par leur réunion successive, à des branches de plus en plus volumineuses » dans l’intérieur desquelles on observe de petites valvules, et qui se portent vers la base du crâne : les veines diploïques sont logées dans des canaux particuliers. L’os frontal en contient ordinairement une ou deux, qui se jettent dans la veine préparate; on en trouve deux dans l’épaisseur du pariéta}, qui s’ouvrent dans les sinus latéraux et dans les veines temporales profondes; et une, dans l’occipital, qui se termine dans la veine du même nom. Un grand nombre de ramus- | ‘cules émissaires font communiquer, en dedans et en de-

hors du crâne, les veines extérieures avec les sinus de la dure-mère.

Après avoir reçu toutes ces branches, la veine jugulaire | interne, très apparente aux environs de l’hyoïde!, descend presque perpendiculairement sur la partie antérieure et latérale du cou, en dehors de l'artère carotide primitive et, du nerf pneumo-sastrique, derrière les muscles sterno- | cléido-mastoïdien et omoplat-hyoïdien, au-devant de la co- = lonne vertébrale et du scalène antérieur. Elle parvient en- suite à l’extrémité antérieure de la clavicule, sous laquelle | elle passe, pour se réunir à la veine sous-clavière.

DES VEINES QUI DONNENT NAISSANCE À LA VEINE SOUS-CLAVIÈRE, | (Voy. Prépar., pag. 66).

| | Veines brachiales. Deux veines satellites accompagnent | les artères radiale, cubitale et toutes leurs divisions. Vers le pli du bras, elles constituent quatre veines profondes, qui se joignent deux à deux, pour former deux troncs volumineux : Ceux-ci suivent le trajet de l’artère brachiale, et

6io ANATOMIE DESCRIPTIVE.

| x V’embrassent de distance en distance par des rameaux anastomotiques qu’ils s’envoient réciproquement. Dans leur trajet, 1ls recoivent toutes les veines qui côtoient les bran-. ches de lartère, et $e jettent dans la veine axillaire au même endroit que la veine basilique. Tr

Veine céphalique ( VF. radiale cutanée, Ch. ). Elle tire son origine du pouce et du doigt indicateur, sous le nom de veine céphalique du pouce, marche sur le dos de la main, entre les deux premiers os du métacarpe , et monte le long « de la partie antérieure et externe de l’avant-bras, sous le nom de veine radiale superficielle. Parvenue au pli dubras, après avoir reçu beaucoup de rameaux cutanés, elle se joint h la veine médiane céphalique, qui, vers le sommet de l'es-n pace triangulaire , formé en cet endroit par les faisceaux mus-m culaires dé l’avant-bras , communique avec la médiane basi-m lique. La veine céphalique continue ensuite son trajet le long du côté antérieur du bras , en dehors du muscle biceps bra=M chial, passe entre le grand pectoral et le deltoïde , et vient s'ouvrir dans la veine axillaire, en communiquant souvent par un rameau avec la jugulaire externe. ge

V'eine basilique (N. cubitale cutanée , Ch. }: Elle résulte de la réunion de trois veines , les cubitales antérieure et postérieure , et la médiane basilique. La veine cubitale postérieure commence à la partie interne du dos dela main et à la face. postérieure des dôigts, par un réseau que forment des radicules extrêmement multipliées : cés radicules , en se réunissant en dedans de lamain, constituent la veine salvatelle qui, en remontant à la partie interne de l’avant-bras, prend le nom de cubitale postérieure. Le tronc de la veine continue son trajet le long de l'avant-bras , en recevant un grand nombre de rameaux cutanés ; et ; parvenue derrière l’épitrochlée; elle se joint à la veine cubitale antérieure, qui provient de la région inférieure dé la partie initérne et antérieure de la vant-bas. La veine médiane basilique se dirige obliquement en baset en dehors, le long du tendon du biceps, et se réunit à la médiane céphalique. Deux veines viennent s’ouvrir aù milieu de cetté anastomose; l’une est profonde et constituée par des rameaux détachés des veines radiale et cubitale profondes ; l’autre est sous-cutanée, et porté le nom de veine médiane commune. | \

| VÉNOLOGIE: VEINE SOUS-CHAVIÈRE. . Gr - Formée de:ces différentes brañches ; la veine basilique se dirige le long de laïpartie interne du bras; subjacente à laponévrose’éticôtoyvant le iierf cubital:, puis elle s’énfoncé profondément dans le'éréux de l’aïsselle et se coûtinuéavec la veirie axillaire: LUE 49, * Les veines superficielles des doigts ne forment point deux veines satellités dés artères radiale ‘et Cübitale, comme beaucoup d’anatomistes Vont annontcé ; elles-constituent un véritable réseau sous-cutané ,'plus marqué à la partie antérieuré des doigts; qu’à leur’ face postérieure ; Ce qui était d’ailleurs nécessaïré à cause du plus ‘grand nombre de parties mollès qui existent en cet endroit, et surtout à cause de la fonction du tact, qüi a spécialément son siége dans la pulpe des doigts. RON LUE. QU SPORE PARLES Veine axillaire. Née à l'extrémité inférieure de l’aiséell e, dé [a réunion de toutes les veines du membreithoratique, elle sé porte aussitôt en haut et aü-dévant de d’artère axillire’, depuis lé tendon du grand pectoral,t jusqu’à l'extréfnité inférieure du scalène antérieur ,; elle prendé le nom devéinesousélavière, recevant, dans son'traj ct, lesthoraciques éxternes et’les Sous-scapulaires. : DT OUIUD, ROSE Véine sous-clavière. Meckel pense qu’il conviendrait de n’appéller ainsi que la portion ‘extérné dé la Verne qui s'étend’ dépuis léxtrémité supérieure du” &rand ‘dentélé jüsqu'au $sCalère antérieur, ‘et dé ‘donner le nom de veine innominée à Vautre portion qui va’ dû séalène à la Veine cave supérieure. Quoi qu’il en soit, la veine sous-cla: vièré se porté d’abord transvérsalement entdedans > Puis en bas ét s’éngage dans le thorax. La sous:clavière droite est moins loïigue que la gauche. Ses rapport, qu’il importe de nôter , sônt, én devant, avec le steïno-mastoïdien , l’articulation sterno-claviculaire , le cartilage de la prenrière côte, et une petite portion du stérnum ;'én arrière et en dehors : avec le feuillet droit du‘nédiastin ; le nerf ‘préumo-pastrique, l’artère sous-clavière droite ét’ le scalène antérieur ; en dedans, elle est en rapport avec l’aoïte. La sous-clavitre gauche est plus longue que la précédente, sa direction est Également plus horizontale. Elle a'les‘mêmés rapports, mais, de plus; elle est recouverte par toutle sternum etles muscles qui s’y attachent. Dans son trajet , elle reçoit la veine mammaire

interne gauche , etla veine thyroïdienne inférieure gauche, La veine mammaire interne gauche correspond exactement à l'artère du même nom. La thyroïdienne inférieure gauche naît par plusieurs radicules de la partie inférieure du corps thyroïde, et forme au-devant de la trachée-artère, par ses nombreuses anastomoses avec la veine du côté opposé et les thyroïdiennes supérieures, le plexus veineux thyroïdien , qui donne naissance au tronc de la veine. Celui-ci vient s’ouvrir dans la veine sous-clavière gauche, après s’être:d’abord dirigé transversalement en dehors; puis obliquement sur la trachée-artère et sur la carotide primitive. HS D’autres veines, les vertébrales et les inter-costales supé-w vieures, viennent se jeter dans les sous-clavières, qui re: coivent, en outre, les veines jugulaire externe et interne. Veine vertébrale (N. cérébrale postérieure, Ch.). Ses M nombreux ramuscules, disséminés dans les muscles des par: F ties cervico-occipitales, se réunissent en un seul tronc qui se dirige en avant au-dessus de latlas, s'engage, dans le trou pratiqué à la base de l’apophyse transverse de cette vertèbre, et communique, dans son trajet, avec le sinus.las téral de la dure-mère et les sinus vertébraux du cou. Au niveau de la sixième ou de la septième vertèbre cervicale, la veine sort du canal et s’unit à une veine assez considérable; après cette réunion la veine descend à côté de lartère, passe à gauche au-devant del’artère sous-clavière, et s’ouvre enfin en arrière et en, bas dans la veine sous-clas vière. die i , V'eine inter-costale supérieure droite. On ne la rencontre: pas constamment :. son origine a lieu dans les deux espaces” inter-costaux supérieurs; de là, elle se porte en haut et vient s'ouvrir à la partie inférieure et.postérieure de la veine sous-clavière. | V'eine inter-costale supérieure gauche. Ses racines coms mencent dans les huitième, septième ou sixième espaces in= ter-costaux; le tronc qui en résulte s’anastomose avec les veines azygos et demi-azygos, et se porte directement en haut, derrière la plèvre, sur le côté du corps des vertèbres. ‘ Dans son trajet, elle reçoit plusieurs veines qui viennent des espaces inter-costaux; derrière le poumon et l'aorte, la veine bronchique gauche vient s’y jeter ; l’inter-costale Isupé-

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| VÉNOLOGIE. =— VEINE CAVE SUPÉRIEURE. 615 rieure gauche sort ensuite du thorax, et s'ouvre dans la veine/sous-clavière gauche. dE

Sinus de la colonne vertébrale. Vs sont formés par deux longs troncs latéraux, et par un grand nombre de branches anastomotiques transversales. Ces deux troncs, situés sur les deux côtés de la face postérieure du corps des vertèbres, au niveau des trous condyliens antérieurs, communiquent avec un rameau de la jugulaire interne ; ils diminuent beaut coup de volume sur les ligaments inter-vertébraux, se rapprochent l’un de l’autre au sacrum ; leur extrémité inférieure est un rameau très fin et perdu dans la graisse.

Les anastomoses transversales qu’ils présentent, sur chaque vertébre, forment une couronne veineuse autour de chacun de ces os. Dans leur trajet, ces troncs communiquent en dehors par les trous de conjugaison , ävec les branches postérieures des veines vertébrales, inter-costales, lombaires et sacrées. Les branches transversales reçoivent » En devant, un nombre considérable de rameaux qui naissent de la substance du corps des vertèbres, et en arrière, ceux qui proviennent de la dure-mère. ddl

VEINE CAVE SUPÉRIEURE. (VOy. Prépar., p. 66). Ë v

, La veine cave supérieure est formée par la réunion des deux veines sous-claVières, ou, suivant Meckel, par celle des deux troncs innominés; elle commence un peu au-dessus de la crosse de l'aorte, au voisinage du cartilage de la première côte du côté ‘droit; delà elle se dirige, à gaucheet en avant, jusqu’à la base du péricarde, dans lequel elle pénètre, se porte ensuite verticalement À droite de l’aorte, et vient s’ouvrir dans l’oreillette droite du cœur, au-dessus de la veine cave inférieure. Ses rapports sont , 1° en devant, avec le thymus et le médiastin antérieur 3 2° en arrière, avec la veine pulmonaire droite supérieure > et l’aorte; 3° 4 sauche, avec le péricarde; 4° à& droite, avec le poumon. La veine cave est située tout entière à droite.

Dans quelques cas, rares à la vérité, on trouve deux veines caves, ce qui tient à ce que les deux troncs innominés ne ée sont pas Joints ‘ensemble. Cette anomalie mérite d’être remarquée, en raison de l’analogie qu’elle présente avec une

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